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 Hally Smith - infernale sorcière

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Hally Smith
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Age du personnage : Dans la vingtaine physiquement, 27 ans réellement.
Grande Révélation :
  • Contre

Ton loup : Isaac, mais d'autres peuvent se rajouter à la liste, je ne suis pas sectaire...
Maitre/Esclave : Maître de ma langue, esclave vengeresse
Localisation : Boston généralement.
Emploi/loisirs : Sorcière de la meute de Boston, Directrice d'une école de Sorcellerie à Boston... Casse-pied à temps partiel.
Humeur : Massacrante le matin et joyeuse luron un verre à la main.
Avatar : Megan Fox
Crédits : /

MessageSujet: Hally Smith - infernale sorcière    Lun 29 Aoû - 19:34

Hally Smith


Je ferais un festin de ce que vous savez



♦ Nom; Smith.
♦ Prénom ; Hally.
♦ Age ; 27 ans.
♦ Lieu & Date de naissance; Boston, 26 Août 1984.
♦ Etat Civil; Célibataire et compliqué.
♦ Groupe souhaité; Sorcière.
♦ Profession; J’ai été une élève assidue, puis une policière, une tueuse et une ensorceleuse quand je fus au chômage et enfin… Une Directrice d’Ecole de Sorcellerie, à Boston.
♦ Ascendance/Descendance; Personne. Je n’ai que des lointains cousins, cousines, mais aucune famille proche.
♦ Vos pouvoirs; Tous ceux qu'on attribue à la magie noire et à la haute magie, avec des facultés certaines en art divinatoire, en art des potions et en contrôle d'esprit. L'élément que je maîtrise le plus est le feu, celui qui m'échappe encore est celui de la terre, qui ordonne beaucoup de sacrifices. Je m'intéresse à la géotie mais cette maîtrise très stricte me demande trop d'effort ; j'aime mêler mon enseignement wicca, qui est plus créatif, à l'enseignement de l'art des ténèbres qui demande une précision délicate.
♦ Ambitions; Détruire à la racine la Mafia implanté dans les Etats-Unis, faire grimper l'école dont j'ai repris la direction dans l'estime des autres créatures, partir à la chasse aux Djinns qui me permettent de tirer des pouvoirs "naturels" et de formuler trois voeux, rester celle que je suis et pourquoi pas, mettre le grappin autour du cou d'Isaac... ou d'autres.


Si tu devais te décrire tu dirais...



PHYSIQUE;
₪ Taille: 1m78
₪ Poids: Soixante-dix kilos.
₪ Couleur et longueur des cheveux: Cheveux longs, naturellement j'ai les cheveux brun auburn, mais j'ai tendance à les tendre en noir, en brun foncé... Je change quand cela me plaît.
₪ Couleur de peau: Blanche.
₪ Couleur des yeux: Vert bleu.
₪ Style vestimentaire: Généralement habillé dans des vêtements noirs, de longues robes qui peuvent dévoiler ce que je veux quand je veux. Je porte aussi un Bracelet particulier, qui renferme un grand pouvoir et une vile créature duquel je peux soutirer trois vœux, un Djinn.
₪ Comment est votre loup: Je le mange au petit-déjeuner chaque matin...
₪ Autre chose à nous faire savoir: J'ai été gravement blessée quand j'ai eu seize ans. J'ai eu plusieurs opérations pour réparer mon visage, qu'elles soient médicales ou plastiques et... inspirer des Charmes des Faes, un sortilège efficace a "amélioré" mon visage qui gardait de graves séquelles de toutes les opérations.


SIGNES PARTICULIERS;
₪ Allergie(s): A part les idiots, les ignorants, certains chasseurs, aucune.
₪ Tatouages(s): Non.
₪ Cicatrice(s): Plein au niveau du crâne, du visage, des côtes, ...
₪ Opération(s): Reconstruction du visage, rhinoplastie, implantation capillaire sur certaines zones... Mais toutes ces opérations qui ont laissé des séquelles sont couverts d'un Charme.
₪ Maladie(s): Aucune.
₪ Piercing(s): Aux oreilles, rien de plus.
₪ Autre(s): Rien de particulier.
CARACTÈRE;

• Très patiente.
• Stratège.
• Intelligente.
• Joueuse.
• Créative.
• Déterminée.
• Protectrice.
• Ouverte d'esprit.
• Solide.
• Énergique.
• Sensuelle.
• Travailleuse.
• Farouche.
• Intuitive.
• Prudente.

• Méfiante.
• Orgueilleuse.
• Égocentrique.
• Froide.
• Cruelle.
• Très rancunière.
• Énigmatique.
• Mesquine.
• Peut se montrer odieuse et désinvolte.
• Stricte.
• Mauvaise perdante.
• Manipulatrice.
• Peut être opportuniste.
• Possessive.

Et sinon? Tu as des choses intéressantes à nous raconter sur toi?





Charles Cornick ou le bon Louloup.


Je n'ai rien contre les animaux mais ce Loup-là, en revanche, aime à me mettre des bâtons dans les roues. Je me sens impuissante, fragile quand il gronde ; son animal dans sa tête m'exaspère. Si seulement il était comme les autres, approchable, gentil... Non, je rigole. Si il était comme ça, j'en aurai fait mon quatre heures et il serait passé à la casserole plus d'une fois. Son visage est atypique et Dieu seul sait ô combien j'aime les curiosités. Sa condition me fascine mais son antipathie à mon égard envenime bien trop souvent mon orgueil important. J'aimerai qu'il me considère plus qu'une "sorcière", un mot qui devient une insulte dans sa bouche. De plus, étant contre la révélation des êtres surnaturels, nos relations ne vont pas s'améliorer demain ; je sais être patiente, mais ma vie comparer à la sienne est trop courte. Et si nous avions ensemble l'éternité, cher Charles, m'accepterais-tu comme je suis, un jour ? Tu prétends pouvoir me tuer, m'anéantir si je levais le doigt sur un des loups de ton Père, Bran... Mon dieu, Charles... Si seulement tu avais la moindre idée de ce que je te prépare... Secrètement, je rêve te voir me supplier. Je n'ai jamais aimé me sentir dominer, en particulier lorsqu'on ne m'apprécie pas du tout... Dans le cas contraire, je n'y vois rien à dire mais là... Cher Charles, tant que TU te montreras utile dans mes projets, sache que je ne ferai rien contre toi... Ni rien contre ta demoiselle... Avis aux amateurs de menace.



Isaac Owens ou l'Alpha de mes nuits.


Nous nous servons chacun l'un de l'autre, de différentes manières, dans plusieurs positions... Il aime dominer, j'apprécie d'autant plus le contredire, le contrarier... Dans ses différents projets, sans jamais aller à contre-courant. Je suis joueuse et j'aime jouer, quitte à m'en brûler les ailes, quitte à m'attirer ses foudres dans le lit... Avec lui, je perds la notion de prudence, car nous participons à un jeu dont lui et moi sommes conscients et dont nous savons pertinemment les règles dangereuses. Je l'attise avec un tison, je le pique là où ça fait mal... Je me laisse aller dans ses bras quand tout est calme... Ce n'est pas un amour idéal, c'est un amour vache. Je fais semblant de l'ignorer, il feint et s'amuse de mon intelligence... C'est un homme, que dis-je, une Bête, un Loup que j'adore, mais que je sais détester quand il se promène dans les bras d'une autre. Pourtant... J'ai ce cœur qui bat la chamade, qui veut se coller dans ses bras à chaque fois qu'il se blesse, ... Je ne sais pas où ma quête de pouvoir m’emmènera, très certainement loin de lui et j'évite d'y penser... On se comprend, on se malmène, on vit comme on peut. J'espère un jour l'oublier, pour ne pas me heurter contre un mur, pour ne pas tomber dans un fossé... Je pensais avoir perdu mon coeur à la mort de ma soeur et pourtant... Je le sens chaleureux, présent, à chaque fois qu'il est là. Isaac, si tu ne me fuis pas, je sais que tu mourras... S'il te plaît... Pars...



Jaimie Maxwell ou Dame Sirène.


Toi et moi savons quelles sont les risques encourues quand on s'approche de trop près d'une de ces Créatures de la nuit et pourtant, toi, Dame des eaux, tu leur es similaire en quelques points... D'abord, tu arrives à te mêler dans des affaires quasiment inextricables, parfois impossible et tu espères que le Bon Dieu - si il existe - t'aidera ! Sache que l'aide du Bon Dieu n'est pas gratuit et qu'il a un prix - tes larmes ma chère. En deuxième point, tu leur es similaire car tu es particulière... J'ai toujours aimé les créatures, elles sont intéressantes, grandioses. Cependant les sirènes de nos jours font plus le tapin dans les ports de Hong Kong et de Houston que de faire chavirer les navires, comme dans les récits d'antan... J'aimerai un jour la voir à l'oeuvre, j'aimerai un jour être au beau milieu d'une tempête et la voir avec son prince qui meurt au beau milieu de l'océan, sans qu'elle puisse rien y faire. Je n'ai absolument rien contre Jaimie, elle est adorable, mais très peu émotive. Je me suis donnée dans l'idée de lui faire travailler un temps soit peu son imagination pour la surprendre. Les scenarios les plus fantastiques sont très certainement les plus probables. Sache qu'une aide te sera toujours apportée contre tes yeux mouillés ma chère... Qui sait, peut-être deviendrais-je la princesse charmante qui vole à ton secours, encore une fois?



Allistair Beauclair ou Le Seigneur Gris souris.


J'aime avoir en ma possession un bien immatériel et affectif ; une dette. Il m'en doit une. J'ai l'impression d'être un démon, lui ayant fait signé un Pacte démoniaque - à l'écouter, il ne fait aucune distinction entre moi et le Seigneur de l'Envie. Il se méfie de moi, après tout, qui irait se fier à une sorcière ? Hormis ma personne, moi et moi-même, il vaut mieux éviter et je ne le contredirais pas là-dessus. Toutefois, à trop me prendre pour un démon, je risque de sortir de mes gongs ! J'ai été une sorcière blanche, une enfant un jour et ça, tout le monde semble l'oublier comme si mon égoïsme effaçait ma candeur passée. On a du mal à m'appeler Hally Smith, pourtant ce nom est beau, n'est-ce pas ? Un présent donné par mes parents. Je ne suis pas née sorcière, je suis née, point. Si je l'ai aidé, avant d'imaginer ne serait-ce une contribution de la part d'un Prince, c'est avant tout parce que j'ai une âme. Violer, blesser, kidnapper de la famille est horrible ; ayant moi-même perdu la mienne, je sais ce que ça fait. Pourtant, je n'irais pas me vanter d'avoir fait preuve de compassion, au risque qu'il pense que sa dette envers moi est nulle et oubliée. J'ai failli à ma vie et c'est avec la tienne que tu rembourseras, mon gentil Prince Gris. J'ai des plans, en préparation, et tu seras en quelque sorte ma Reine sur l'échiquier tant j'ai d'estime en tes pouvoirs. Allistair ignore sans doute mes pensées mais je trouve que nous nous ressemblons... J'ai l'impression de me regarder dans un miroir pâle et vieux en l'observant, c'est amusant tant il semble ennuyer quand je l'agace. Je tourne autour de lui comme une guêpe attirée par du miel... Contrairement à Charles, le pouvoir de cet homme - enfin, cette Fae - est plus discret, mais je sais creuser sans me lasser...

L’Enfance





Je suis la deuxième jumelle de la famille Smith née à Boston. Jolly, mon double, est née une heure avant. Nous faisions la joie de nos parents. Nous avons habité dans le quartier Italien North End toute mon enfance, à l’époque où la mafia humaine faisait encore régner ses lois dans les quartiers pauvres des Etats-Unis. Ma mère tenait une épicerie et possédait une boutique privée où elle vendait aux clients particuliers de nombreuses plantes étranges et d’onguents qu’elle achetait ou confectionnait elle-même. Il y avait parfois des réunions wicca, dans lesquelles ma sœur et moi-même étions interdites jusqu’à nos sept ans.

Le commerce maternel a longtemps survécu. D’une part, grâce à mi Abuela, une vieille voisine italienne avec laquelle ma mère s’était prise d’amitié, qui s’occupait de tenir la caisse quand notre mère devait s’absenter. Et d’une autre part, grâce aux superstitions avec lesquelles notre mère jouait ; beaucoup d’italiens, en particulier les femmes des mafiosi, étaient superstitieuses. Elles interdisaient à leurs conjoints ou à leurs fils d’aller mettre leur nez dans l’épicerie de notre mère réputée hantée, bien qu’en réalité il n’en était rien. Elle avait réussi à lancer dans le quartier quelques rumeurs, ce qui tenait les mafieux les plus croyants loin de son commerce au premier abord tout à fait banal.
Ainsi, nous avons grandi presque dans le magasin. Notre appartement se situait à l’étage et quand nous n’avions rien à faire ou devions faire nos devoirs, nous passions Jolly et moi le plus clair de notre temps auprès de notre mère. Cela l’agaçait ; parfois elle aurait préféré qu’on sorte et qu’on la laisse tranquille. Notre père était militaire, il vivait avec nous la moitié de l’année, pour passer l’autre moitié à l’étranger. J’avais cinq ans la première fois où notre mère nous donna une leçon sur les talismans porte-bonheur. Mon père avait toujours été contre qu’elle nous enseigne ce genre de chose. C’était un athé convaincu. Toutefois il l’avait supporté ce jour-là, étant sur le départ. Ma mère avait confectionné un grigri porte-bonheur pour le protéger. C’était une banale patte de lapin offerte pour sa première mission à l’étranger, en Corée du Sud. Il ne s’en était jamais séparé. Jolly et moi nous étions concentrées sur les laîches des lièvres que nous avions tissées en forme de colliers. J’avais eu le plaisir de le mettre autour du cou robuste de mon père.
- « Merci ma belle. »


- « Papa ! » criai-je une nuit dans mon sommeil. « Papa ! »
Jolly me secoua agacée, je venais de la réveiller.
- « Quoi ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? »
Quand elle vit que j’étais en larmes, elle se tut. J’eus du mal à articuler, balbutiant.
- « Papa a disparu, une vieille dame me l’a montrée, papa a disparu. »
Elle me serra dans ses bras.
- « Mais non, papa est juste en mer, tu le sais. »

Nous l’ignorions encore mais je l’avais pressenti. C’était pendant la guerre du Golfe durant l’opération Tempête du Désert en Février mille-neuf-cent quatre-vingt-dix. Notre père était pilote d’un avion de chasse Jaguar, son vaisseau venait d’être abattu par les forces opposées. Nous avions sept ans. Deux jours après ce drôle de rêve, trois hommes habillés en uniformes se sont présentées à notre porte dans la matinée du premier Mars, avec le drapeau américain plié sur lequel ils avaient posé une médaille d’honneur. Nous ne savions pas ce que cela voulait dire, mais ma mère en pleurs nous le suggéra bien assez tôt.
Jolly et moi avions sept ans et demi. C’est aussi à cet âge-là que notre mère reprit sérieusement son rôle de chef wicca, c’est-à-dire d’une sorcière blanche, qu’elle avait longtemps mis de côté quand son mari était encore en vie. Mon père n’avait jamais apprécié ces « passe-temps » et n’était pas préparé à l’idée qu’un jour à notre tour elle nous l’apprenne sérieusement. Nous participâmes ainsi à plusieurs réunions wiccanes, que ma mère organisait chaque Vendredi soir. Cela nous faisait coucher assez tard. Nous ne comprenions pas grand-chose à toutes ces cérémonies. Mais c’est ainsi que nous apprîmes toutefois les dogmes de la sorcellerie blanche. Respect, amour, partage.

- « Ce sont tes filles ? Qu’elles sont belles. Elles te ressemblent Verah. » Souligna l’une des habituées de la cérémonie.
Je regardai Jolly et lui souris. Une pensée pas très gentille m’avait traversé la tête ; la bonne femme ne sentait pas bon de l’haleine. Ma mère me remarqua et me donna un coup de hanche qui me remit en place. Je fus vexée. Plus tard elle monta dans notre chambre alors que nous nous couchions.
- « Hally, tu te dois de respecter ton prochain. Madame Woodsen ne t’a décidément rien fait. »
J’eus voulu répondre. Elle me coupa la parole.
- « Non Hally, tu n’as aucune excuse. Demain, tu iras présenter tes services à Madame Woodsen. Tu l’aideras à faire son ménage ou je te savonne la langue. Cela t’apprendra à te moquer. Jolly, tu iras l’aider pour que Hally ne soit pas seule. » Celle-ci me fusilla du regard. Je m’enfonçais dans mon lit.
- « Mais… »
- « Pas de mais qui tienne. »
Elle s’était montrée d’avantage stricte et présente dans notre éducation à la fois normale et wiccane depuis la mort de notre père.


L’adolescence


Quand nous eûmes commencées à parler de nos amoureux respectifs à l’école élémentaire et au collège, notre mère se mit à nous demander où nous allions, ce que nous faisions. Elle avait peur pour nous, que nous nous égarions. La plupart des personnes qui traînaient dehors n’étaient pas toutes bonnes ou bien intentionnées, en particulier dans le quartier où nous habitions. Les mafieux étaient certes plus discrets depuis les derniers actes de Repentis à la télévision, néanmoins ils n’en restaient pas pour le moins dangereux. Un soir, alors que notre mère fermait boutique, deux hommes armés se présentèrent et vidèrent sa caisse. Ils la battirent ; on dut aller à l’hôpital pour lui faire soigner la mâchoire déstructurée et les nombreuses blessures. J’avais peur, je frissonnais et je pleurais. Abuela était venue nous réconforter à l’hôpital et nous prîmes sous son aile un temps, pour que notre mère se ressaisisse. En la revoyant couverte d’hématomes et de bandages une semaine après cette attaque, Jolly et moi comprenions que nous avions failli perdre notre maman. Nous nous sommes ainsi mises à être plus assidues à ses leçons, je devins une vraie rate de bibliothèque au collège. Le savoir était mon pouvoir et si je voulais mettre un jour ces brutes à néant, il me fallait acquérir le sens de la justice.

Je souhaitais à cette époque devenir juge, tandis que ma sœur, elle, voulait devenir avocate. Nous nous montions des plans, nous nous imaginions une vie future. Elle comme moi, nous avions dans l’ambition de réduire la mafia, de mettre tous ces voyous et traîne-misères derrière les barreaux. Nous savions qui avait causé ces maux à notre mère, les deux hommes étaient frères et avaient leur grand-mère dans l’immeuble d’en face. Ils ne furent jamais arrêtés, l’omerta rendant l’aveu impossible. Ma mère décida un beau jour de fermer boutique et nous déménagions le lendemain dans un autre secteur, loin de ce drame qui avait plongé ma famille dans la peur absolue de voir débarquer des malfrats de nouveau. Nous sommes allées nous installer dans le cœur de Salem, à une cinquante bornes de Boston, tout en disant Adieu dans les pleurs à Abuela.

Ma mère disait retrouver ses origines dans ces terres, elle en avait besoin. Nos ancêtres les plus connues avaient fait partie de ces femmes qu’on avait traînées consciemment sur le bucher des siècles plus tôt. Nous l’apprîmes au cours d’une des réunions wiccanes que notre mère pratiquait toujours en tant que croyante, mais aussi en tant que sorcière avertie. Ses leçons reprirent lorsque nous trouvâmes nos marques dans la ville. Jolly et moi étions depuis notre plus jeune enfance toujours dans la même classe, avec les mêmes enseignants. Arrivées dans cette ville, nous fûmes aussitôt séparées. Cela ne nous gêna pas, au contraire. Nos amis se multiplièrent, notre petite bande à nous se forma autour de deux classes distinctes. Nous commencions à sortir le soir, tous ensemble. Ma mère nous laissa du lest. Elle apprenait petit à petit à gérer sa peur, à se reconstruire. Un homme l’y aida. Nous le croisions rarement Jolly et moi, car ma mère savait être secrète sur sa vie privée. Elle ne voulait pas mélanger les torchons et les serviettes : ses enfants d’un côté, ses passions d’un autre.

Nous pensions être débarrassées de la tare qu’était la Cosa Nostra de Boston, simplement en déménageant. Ma mère était restée méfiante, même si elle n’avait rien dit, elle se sentait surveiller. Ses croyances dans le quartier italien en avaient brusquées plus d’un. Certains de La Famille pensaient même avoir été maudit par la Sorcière de North End tant leurs actions contre la police étaient nulles. Leur nombre réduisant au fil des années de manière assez drastique, plusieurs contrats nommant des têtes furent partagés dans leur réseau. Verah Smith en faisait partie. Cela se passa la veille du solstice d’été, le jour suivant où nous devions le soir-même célébrées la Sabbat dans un parc loué à la municipalité. Plusieurs sorcières et sorciers étaient venus à Salem en pèlerinage. Cela allait être une grande fête et ma mère en était le principal moteur ; depuis que nous habitions ici, elle avait repris ses réunions en tant que dirigeante et avait tout préparé pour que les Sabbats réunissent le plus de gens. Des banquets, des tentes et même plusieurs WC publiques avaient été prêté. La grande salle de gymnase de mon Lycée avait été réquisitionnée pour l’occasion. Il y avait beaucoup de monde prévu pour cette Sabbat, aussi bien de vrais sorciers que le maire et des touristes curieux. Tous étaient admis ; ma mère n’était pas sectaire et partager sa culture la rendait fière. Elle s’était démenée pendant des mois et rester occupée lui avait fait du bien. Plusieurs membres de notre famille maternelle allaient même venir pour l’occasion ; notre famille nucléaire n’était composée que de nous trois, toutefois nous avions des grands cousins et des lointaines cousines disséminer partout dans le monde.

Cette après-midi-là, j’étais en plein cours d’athlétisme. J’étais partie au matin comme toutes les autres journées, rien ne venait voiler le soleil ni mes ambitions de future juge. Tout semblait parfait, mesurer, normal. Dans quelques semaines, Jolly et moi allions partir en camp d’été en Caroline du Sud. Au programme, différentes activités en pleine air étaient prévues et je me devais de garder la forme d’ici là. J’étais accompagnée de quelques amis. Nous avions décidé deux ans auparavant de s’entraîner ensemble pour nous retrouver régulièrement. Jolly était partie au cinema. Quand je rentrai en fin d’après-midi, après m’être changé et rincé, je découvris devant le pas de ma porte une dizaine de vans de police garer. Tous avaient mis leur gyrophare en alerte, des bandes jaunes me séparaient désormais de mon entrée. Il ne fallait pas être idiot pour comprendre ce qu’il s’était passée ; alors que je tentais de passer de force, deux policiers m’arrêtèrent, la mine grave. Je déclinai mon identité, une femme vint me rejoindre et on me força à m’assoir dans une de ces voitures. Ils voulaient m’écarter de la scène de crime le plus rapidement possible, malheureusement… J’étais trop pressée, j’avais trop hâte de savoir, j’étais si affolée que mon cœur en détresse tambourinait dans ma poitrine. Il fallait que je sache ; je voulais le voir de mes propres yeux. Je quittai le van facilement, ils avaient oublié de fermer les portes et je passai par le jardin de l’arrière. Quelques minutes après, j’étais debout dans la cuisine. Tout était en désordre ; des personnes s’étaient battues ici. En levant mes yeux vers le plafond, je le découvris fissurer. Je pouvais voir à travers la salle de bain. Or il n’y avait aucun engin de démolition dans les parages, la cause était inconnue. Je m’avançais à pas de loup, évitant les policiers et les légistes comme je pus et… Je la vis. C’était ma mère. Elle était sous un drap blanc imperméable. Je me précipitai pour la voir… Ses yeux étaient morts, elle était froide… J’étais en état de choc, je ne pleurais pas ni ne parlais. Je n’y croyais pas. La seule chose étrange que je remarquai à cet instant était le pentagramme tout autour d’elle, faite avec de la craie à moitié effacée à présent. On vint vite me déloger de ma place en m’emmenant de force à l’extérieur… Puis je vis la seconde victime. Ils n’avaient pas encore pris la précaution de cacher les restes de son visage, détruit et broyé… La deuxième personne était baignée dans une mare de sang noir coagulé et à en juger par mes propres cheveux, les siens étaient de la même couleur et à son poignet… Un cadeau que je lui avais fait pour notre anniversaire l’année passée… Ma sœur était dans un état bien pire que celui dans lequel était ma mère… Elle était méconnaissable, ce n’était pas elle… Je criai.


La terre se mit à rugir, à gronder, le sol vibra. Tremblement de terre. Mon cri était si élevé qu’il fit saigner le tympan d’un des policiers qui m’avaient tenu. Tous se baissèrent, chacun tenta de se protéger comme il le put du plafond alors que je restai dans la même position où l’on m’avait laissé. Mon cri ne s’estompa ni avec le temps, ni avec la douleur. Mes cordes vocales brûlèrent à m’en rendre muette, mes yeux injectés de sang me piquèrent à en être aveuglé. Des larmes coulaient sur mes joues en feu. Je ne me souvins pas d’après, ce fut le noir complet.


A mon réveil, j’étais allongée sur un lit d’hôpital. On m’avait rendu aveugle en me bandant les yeux et ma voix était inexistante. Un des docteurs qui s’occupait de mon cas vint me dire que je fus frappée à la tête par un morceau du plafond et que j’avais de la chance d’être encore en vie. Il n’y avait pas eu de tremblement de terre à sept sur l’échelle de Richter depuis longtemps sur la côte Est des Etats-Unis et dans son épicentre Salem.  Plusieurs personnes passèrent à l’heure de la visite chaque jour, de la famille lointaine que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve. Je ne les vis pas et ne les retins pas dans mon histoire. Quand j’eus l’occasion de me lever et de me défaire de ces bandages des semaines après ma convalescence, je découvris un visage meurtri, blessé. On m’avait reconstruit le nez, une partie de mon arcade avait disparu et mes dents étaient toutes cassées. Ma mâchoire inférieure avait été déboîtée ; si bien que je ne pus manger des aliments solides qu’un an après cet accident. Je gardais la tête rasée cette année-là, une partie aussi grosse qu’une prune manquait à mon crâne, là où avait cogné le morceau du plafond. Plusieurs prêtres, dames en tout genre, vinrent s’assurer de mon état en priant et en me louant les bienfaits du Seigneur. J’étais une martyre à leurs yeux, une sainte sauvée. Je ne pus m’en débarrasser qu’en quittant définitivement l’hôpital. J’allais au-devant de longues années de chirurgie plastique compliquée et difficile. En attendant, j’étais devenue une espèce de chose à voir, les enfants se retournaient sur mon passage en me pointant du doigt, certains criaient, d’autres se posaient des questions. Je quittais le Lycée de Salem une semaine après ma réinsertion. Je ne supportais plus de voir dans les yeux une Victime. Je gardai cependant la plupart de mes professeurs en contact, qui m’aidèrent dans ma scolarité par correspondance. Mes amis disparurent au compte-goutte.


Jeune Adulte – Les prémices.


Un féroce appétit de savoir m’avait agrippé les tripes. Je mourrais de tout connaître. Le dicton « Savoir est mon Pouvoir » était devenu mon proverbe préféré, ma raison de vivre, l’étoile de mes nuits. En même temps, était mêlé dans mon sein l’idée de Vengeance. Je me reposais parfois sur les tombes de ma Sœur et de mes parents, rien en ce monde ne me réconfortait plus comme avant. Suite à mes graves blessures qui m’avaient rendu inconsciente, je n’avais pas pu participer à leur enterrement ni à leur autopsie. D’autres membres de ma famille l’avaient fait à ma place. Je gardai la tenue du Deuil très longtemps, épousant la robe noire tous les jours de mon existence jusqu’aux jours où je mettrais les mains sur ceux qui avaient causé le Mal sur ma famille. Je fus diplômée, aussi étonnant que celui puisse paraître, de l’école de Police de Boston avec dans l’idée de retrouver les assassins. C’était la seule manière, rapide et efficace, que j’avais eu pour mettre la main sur des informations très secrètes. Notamment, sur le dossier du meurtre et toutes les hypothèses qui en découlaient. Le dossier n’était pas classé mais personne, ni le FBI ni la Police ne s’y affairaient. Or, si la Justice ne voulait pas faire son travail et quelles qu’en soient les raisons, budgétaires ou d’effectifs, je me devais en tant qu’Hally Smith de faire mon propre chemin, de trouver ceux qui m’avaient causé les plus grands maux de mon existence.

Je n’ai pas tout de suite compris que ce tenait là deux crimes très distincts. Les photos des victimes, ma mère et ma sœur, étaient très différentes en bien des points. Les méthodes n’étaient pas du tout similaire et à moins que l’individu ait agi dans la précipitation pour le cas de ma sœur, cela ne pouvait pas être la même personne. Les seules marques en corrélation étaient celles des « croyances », comme les policiers aimaient écrire, autrement dit, de la magie, des runes sur les deux corps et sur les murs. Les enquêteurs avant moi avaient énoncé l’hypothèse mais n’avaient pas poussé le vice à bout. La seule chose qu’ils avaient conclue était que le meurtrier faisait sans doute parti du convoi de Salem, des nombreux sorciers et sorcières qui venaient en pèlerinage pour le lendemain, la Sabbat qui d’ailleurs avait été annulée. A l’école de police, on m’avait enseigné la criminologie, les différents cas de meurtriers, leurs méthodes, mais ils ignoraient que le monde était en réalité bien plus grand qu’ils l’imaginaient. Mes connaissances humaines ne me suffirent pas pour décliner les identités des potentiels tueurs, je dus creuser dans une science obscure, dans de vieux savoirs bien plus grands que la magie d’amour. Les livres de ma mère vinrent à me manquer, une grande partie ayant été détruite après le tremblement de terre. Je dus me rendre chez des gens qui ne m’accueillirent pas de bon cœur mais qui acceptèrent de me prêter leur savoir un temps.

Un chasseur de sorcière et une sorcière. Les deux n’étaient pas du tout liés, l’un avait été embauché par la Famille tandis que l’autre était une opportuniste, un vautour. Les deux informations n’étaient pas tombées entre mes mains par hasard. Cela faisait des années que je me tuais à la tâche, entre affaires de meurtres et magie noire. J’avais remonté les sentiers avec force et à tour de bras ; si bien que les sorciers et sorcières les plus connues avaient fini par poser les yeux sur moi, la Victime, la seule rescapée des Smith. On me demanda de me calmer, de refreiner mes ardeurs, un conseil restreint de vieux Sorciers mal lunés se tint à Salem, là où « l’accident » avait été produit huit ans auparavant. On réussit à me virer de ma fonction de policière, en payant en pots de vin. Ils disaient que la Vengeance ne devait pas être mon moteur de vie. Cette salope avait des amis haut placés et était devenue une sorte de Suprême, une toute puissante. On la craignait pour son feu, pour ses malédictions, pour les peurs qu’elle infligeait aux plus hardis. Le monde de la sorcellerie était vicieux, opportun et surtout, très craintif. Les sorciers et sorcières les plus faibles n’osaient pas poser les yeux sur la magie, disant qu’elle était néfaste et qu’elle dévorait les Âmes. Ils n’avaient pas totalement tords. Néanmoins, la garce avait fait l’erreur de m’oublier et de ne pas me tuer. Elle était au courant de mon existence et me faisait surveiller, mais elle ne me craignait pas. Je la rencontrais à de nombreuses Sabbat. Sa puissance était hors norme, inaccessible. Son sourire… Je lui aurai fait avaler chacune de ses dents si à cette époque j’en étais capable. Mais je me montrais patiente, j’attendais une ouverture. Je n’étais pas pressée car d’abord, j’avais un chasseur à piéger. Je tendis de nombreux fils telle l’araignée qui a faim mais qui sait attendre et œuvré avec discernement. J’eus d’abord un nom, un titre que je circulais dans le monde d’En-Dessous.

La préparation.


On m’appela Sans-visage, l’Ensorceleuse, la Cruelle. Je rendais service à qui voulait bien l’acheter avec des moyens conséquents. Je tuais, volais, piégeais des mortels pour les comptes de Dirigeants politiques. J’étais propre, rapide. Les formules n’avaient plus à être répétées pour être appliqué. Le coup qui réussit à attirer l’attention du fameux chasseur de Sorcière fut celui de l’Eglise catholique dans le quartier italien de Boston. J’étais une grande cuisinière dans l’âme. L’hostie est un aliment facile à concevoir et à empoisonner, une sorte de pain sans saveur. Mon poison était légèrement acidulée, au goût de cerise – comme je les aime -. Dans un premier temps, les gens devinrent fous à force d’en manger et de boire du vin que je n’épargnais guère. Cela faisait quelques dimanches que je trompais le prêtre en me faisant passer pour une none et en glissant dans chacune des messes mon fameux élixir. Le poison était une drogue puissante, qui donnait l’impression d’être increvable. Il alimentait le cœur de ces vieilles dames, de ces messieurs et des enfants de chœur ; ils pouvaient se penser invincible. Puis, ce fameux dimanche, je pris le contrôle de l’esprit de l’orateur ecclésiaste à la façon d’une hypnose, mais en beaucoup plus… préparée car à force de manger avec lui tous les midis et tous les soirs durant un mois, de lui donner une potion de ma propre confection autour de belles bouteilles arrangées, son esprit avait cédé. Il m’appartenait, me suppliait et je lui ordonnais avec plaisir. Il avait un texte qu’il devait lire, c’était un ordre simple. Je l’avais écrit en riant la veille autour d’un bon cocktail.

- « Vous n’êtes que des simples, des mortels et indéniablement, vous irez en Enfer pour vos pêchers, bande de miséreux. Vous ne méritez rien du Seigneur, pas même sa pisse acide qui ravage vos récoltes, détruit le toit de vos foyers, engendre des maladies. Vous êtes infectes, la Mort ne sera pas douce avec vous, personne, aucun saint n’ira vous sauver l’Âme que vous avez aimé souillés, mes cochons. »

Comme je lui avais fait comprendre, le prêtre vint renverser ses croix à la façon de l’antéchrist et en signant. Tout le monde se leva et débuta une véritable boucherie, un massacre que j’avais orchestré sans le moindre mal. J’allais m’asseoir au niveau de l’orgue à l’étage et jouais de l’instrument grave en tapant sur les notes au hasard. La moitié de l’église s’entre-tua, tandis que les nouveaux, ceux qui n’avaient pas l’habitude des messes, tentaient de s’enfuir. Ce qui était impossible bien sûr, car les portes étaient closes de l’extérieur. J’avais pris soin de laisser des indices visibles qu’à des fins connaisseurs et je n’étais pas sans savoir que d’autres chasseurs de sorcière allaient se mettre à ma poursuite. J’allais tous les accueillir avec plaisir, il me tardait de les rencontrer. L’événement fit un petit tour mondial ; on avança la folie du prêtre et des croyants fidèles. On vint à chercher l’origine en fouillant dans l’eau, dans le vin, dans les étages, entre les murs, dans le pain, dans les immeubles, dans les familles. On examina les corps tardivement, le poison était parti mais la drogue avait laissé des traces. Tandis que je fignolais les derniers détails de mon piège, je compris que mes actes avaient fait échos au-delà de tout ce que j’imaginais : la Sorcière qui avait tué ma Sœur, qui avait volé ma Mère, se protégeait désormais. J’avais tué une grande partie des origines de la Famille de Boston en allant dans cette église. Les deux frères qui avaient agressé ma mère quinze ans plus tôt, leur grand-mère, leurs enfants, leurs femmes, ainsi que leurs collègues étaient décédés d’une morte violente. Ma Vengeance avait pris des années et elle était loin d’être finie. Certains enquêteurs accusèrent la drogue que faisait circuler la Famille, on pensa que là était une affaire de Clans. En bref, une petite none ne fut jamais ciblée et repartit tranquillement dans son Salem.


La préparation.


J’avais vingt-quatre ans quand le Chasseur décida de mettre fin à ma vie. Il n’était pas seul, il avait pris ses précautions. Ils étaient toujours à la solde de la Famille de la Côte Est. Ils me connaissaient, m’étudiaient depuis la Boucherie de l’Eglise du quartier Italien. Ils prenaient eux aussi leur distance ; d’une certaine manière, ils craignaient mon courroux et voulaient s’y atteler rapidement, mettre un frein à mon existence une bonne fois pour toute. Néanmoins, le Chasseur ne pensait pas que je me défendrais ouvertement dans un lieu public, dans un hôpital plus exactement. Il avait attendu l’une de mes dernières opérations reconstructrices faciales pour s’en prendre à moi, dans mon sommeil. Il me tua à bout portant… enfin, il tua un double, une marionnette, droguée pour l’occasion dont un sort lui avait fait prendre mon apparence. Comme tout chasseur qui se respecte et suivit d’un acolyte, il l’envoya en blouse blanche et examina la personne qu’il venait de tuer. Ils n’avaient pas baissé les gardes et ils avaient eu raison, bien que l’acolyte, le jeune apprenti du chasseur, n’y survit pas. « Prendre ses précautions » n’était pas suffisant contre moi. La Haine me dévorait tellement que mon appétit sanguinaire était devenu inlassable. J’étais dangereuse et mon intelligence, que j’avais pris soin de peaufiner pendant des années, était mûr. Comme un oiseau surpris, le tireur tenta des derniers assauts dont l’un d’eux me blessa gravement et s’en alla rapidement tandis que ma proie s’étendait à mes pieds, mort. Je lui pris un doigt et disparus à mon tour dans mon Antre qu’était devenue l’entière ville de Salem. Ma mère m’avait enseigné durant toute ma jeunesse, à ma sœur et moi-même les formules d’onguents efficaces. Je n’étais pas aussi douée qu’un médecin pour me soigner seule mais j’y arrivais et ça me suffisait pour continuer mes machinations.

Salem était désormais entourée par un grand pentagramme qui reliait les principaux bâtiments et les marques au sol n’étaient pas faites dans la craie, mais dans le sang. Chacune des victimes accumulées au cours des années, qu’elles soient mortes de ma faute ou de celles d’un Autre m’avait servi dans l’élaboration des signes. J’étais scrupuleuse et je souhaitais aller dans l’efficace : alors j’envoyais une lettre au chasseur dont l’identité m’était connue maintenant.

« Ne jetez pas tout de suite cette lettre au feu, lisez-là, les informations que vous obtiendrez sont certainement importantes dans votre métier. Je ne vous apprends rien, vous avez dû vous en douter en ouvrant le cachet que cette lettre ne vient pas de n’importe qui, je suis Hally Smith, celle que vous pourchassez depuis deux ans à présent. Je vous écris pour vous inviter autour d’un bon dîner dans un restaurant de votre choix, à condition qu’il soit bien servi et nommé de quelques étoiles. Voyez-vous, depuis que vous m’avez atteint à l’estomac, j’ai du mal avec tout ce qui est fast-food et malbouffe. Etrange, n’est-ce pas ? Venez sans vos outils usuels, ni bois, ni argent, ni rien du tout, juste un costume et j’en ferai de même. Ma langue pourra peut-être une fois servir à autre chose qu’à attaquer. Parler fait du bien, m-a-t-on dit un jour, peut-être que je chercherais à me repentir à vos côtés, qui sait ?  Rencontrons-nous dans de bons termes, comme si nous étions amis. J’ai un marché à vous proposer, qui peut-être, vous intéressera. Le sang ne coulera plus si vous venez et vos amis les Chasseurs de sorcière seront saufs, les prochaines fois. Je suis jeune et l’avenir est encore loin devant moi ; je ne compte pas mourir demain et mon déclin n’est pas pour tout de suite. J’ai des chats à fouetter et vous pouvez, j’en suis sûre, m’y aider. Faites-moi signe, écrivez dans le ciel si vous avez peur de vos supérieurs, envoyez-moi un corbeau si vous craignez l’espionnage par voie postale, un email si vous êtes téméraire.

Hally Smith.
P.S : Votre fille fait de très bons clafoutis à la prune. »


Nous nous rencontrâmes dans un très bon restaurant. J’étais habillée dans une robe noire qui me collait à la peau, j’avais un décolleté plongeant. Ce n’étaient pas mes armes de la soirée, j’aimais simplement me montrer sous un très beau jour autre que celui d’une sorcière sanguinaire. Après tout, j’avais déjà été bien des choses, pourquoi se mettre dans une case ?

- « Nous avons le même âge. Votre fille et moi-même. » Il avait ce regard perçant, si seulement il avait pu me tuer maintenant, il l’aurait fait. Son expérience ne le trahissait pas, il était calme, mesuré. Il ne répondit pas à mon injonctive mais moi, je n’y cédais pas. « Vous tentez de me tuer depuis des Lunes et des Sabbats déjà, sans y parvenir. J’aimerai comprendre votre détermination et surtout, pourquoi vous laissez chacune des occasions passer. Oui, du vin, merci. Voyez-vous, je suis en pleine forme. Vous m’avez à peine égratigné alors que vous, vous semblez proche de la retraite. Or, nous savons tous deux que si vous en aviez vraiment envie, vous l’auriez fait quand j’avais seize ans. Pourquoi vous êtes-vous arrêté en si bon chemin ? Tuer la race des sorcières n’est pas votre unique but dans la vie ? J’ai ouï dire que votre femme est morte d’un accident récemment. Je suis désolée. »
- « Vous ne l’êtes pas et arrêtez de parler de ma fille comme si vous étiez semblables, pareilles. Vous et vos camarades, vous êtes des monstres. Sans foi, ni loi. Les humains ne vous effraient plus. Et s’il vous plaît, avant que je vomisse les restants de mon petit-déjeuner, ne parlez pas de ma famille. Ni ma fille, ni ma femme. Suis-je bien clair ? Je ne répondrais plus de moi-même si vous continuez sur cette lancée insolente. »
- « Je n’arrêterai pas, monsieur le Chasseur. Dois-je vous rappeler ce que vous avez fait à ma mère ? Oh, mais vous ne l’avez pas oublié ! Je vois dans vos souvenirs que vous vous en rappelez, comme si c’était hier. Votre fille a de la chance d’être encore en vie, à votre place, je lui éviterai de sortir. J’ai certains amis, dont l’appétit pour le sang est plus fort que le mien, qui seraient prêts à me servir gratuitement pour s’abreuver d’une si jolie fille. Vous n’êtes pas innocent, elle par contre, l’est. Et sa vie ne m’intéresse pas outre-mesure. »
- « Je ne suis pas venu marchander la vie de ma fille. Si c’est ce que vous souhaitez faire, et bien soit, mais faites attention : le réseau des chasseurs est immense, vous vous perdrez dans ce jeu et dans cette chasse. »
- « Vous n’avez toujours pas répondu à ma question. » Je me resservis du vin et lui en donnais par la même occasion. « Pourquoi ne m’avez-vous pas tuer plus tôt ? Vous avez eu beaucoup d’occasions de le faire, rien qu’à l’hôpital il y a deux ans, quand j’étais entubée. Oui, je vous ai vu, je vous ai senti, j’ai eu peur. Mais vous n’avez rien fait, pourquoi ? On vous paie bien pourtant. »
- « Je ne tue pas des gens sans défense. »
- « Et ma mère ? Une sorcière blanche, une femme qui rependait le bien, qui prônait l’amour, qui partageait ses savoirs à qui voulait bien l’entendre ? Elle n’était pas innocente, peut-être, sans défense ? Je suis sûre qu’elle n’a même pas dégainé un couteau quand elle vous a vu approcher. »
- « Votre mère avait maudit mes patrons. » Je me mis à rire, un rire forcé, un rire fou.
- « Ma mère était capable de bien des choses et si elle n’avait pas été mangé par les vers, je suis sûre que c’est d’un Thé d’herbes aux plantes médicinales qu’elle vous aurait fait, à vous et à vos patrons. Ma mère était tout, sauf une pratiquante de la sorcellerie des ténèbres. Vous vous faites passé pour un idiot, Monsieur le Chasseur, et je sais que vous n’en êtes pas un. Les vraies raisons s’il vous plaît. L’argent ? Le pouvoir ? »
- « L’argent. »
- « Un tueur… Ca nous rapproche tout d’un coup, n’est-ce pas ? » Je commençais mon repas par les haricots. « Je pense que vous avez deux dettes envers moi. » dis-je la bouche à peine terminée. « Cette dette s’appelle : Une Vie pour une vie. Vous m’avez ôté celle de ma mère, qui a entraîné la mort de ma sœur. C’est de votre faute. » Je continuais sur ma lancée. « Moi, je n’ai plus personne. Vous, vous avez une fille. Mettez votre vie en jeu pour moi, ramenez-moi la sorcière qui a volé ma mère car ses pouvoirs m’appartiennent de droit. Je veux que vous la rameniez à Salem, rendez-vous là où vous avez assassiné. Vous avez plus d’un tour dans votre sac, je suis prête à être étonné. En échange, votre fille sera sauve et je ne toucherai pas à un seul de ses cheveux. »
- « Et la deuxième dette ? » Il n’avait pas accepté, mais le fait qu’il pose la question était positif.
- « La deuxième et bien… Vous me protégerez à présent. J’ai été seule des années, j’ai besoin d’un père, n’est-ce pas ? Acceptez-moi dans votre famille, dans votre lit, je serai cordiale. » Cette proposition le dégoûta, à sa face, il s’imaginait sans doute des choses. Mon visage avait beau être reconstruit, il n’en restait pas pour le moins différent. « Ou alors, disparaissez de ma vue à jamais, sans quoi la première dette sera nulle et non avenue et je scalperai votre fille à la méthode des Iroquois. En souvenir de ma mère que vous avez tué par argent, en souvenir d’une fille qui a été esseulée des années par votre faute et qui a du s’élever sans le moindre sous, en souvenir de votre âme et conscience, si vous en avez encore une. Une fois que la sorcière sera sous mes griffes, vous partirez sans demander votre reste, vous n’accepterez plus aucun contrat sur ma tête et les raisons vous appartiennent. En échange, j’oublierai qui vous êtes, ce que vous avez fait et ce que vous serez. Est-ce que j’ai été claire ? »
- « Très. »
- « Bien. Je disais quoi déjà ? »

Il avait bien sûr des armes que seules les magies pouvaient détecter mais n’en avait pas fait usage. Je le remerciais silencieusement de ne pas rendre le dîner plus compliqué ; nous aurions perdu la vie tous les deux, si il avait osé. Le chasseur  avait fait preuve d’une foi et d’un contrôle sans borne, ce qui m’avait plu. A présent, il était temps à cette Sorcière soi-disant Suprême de perdre la vie. Et avec elle, je ne comptais pas être clémente comme je l’avais été avec ce chasseur. Elle m’avait volé des choses bien trop précieuses pour que je lui pardonne. Les voleuses, je les brûlais.

Le final.


Il fallut une année de plus avant que mon plan ne marche. Le Chasseur se salissait les mains à ma place, ce qui m’enlevait déjà une bonne épine du pied. Il me l’amena comme convenue, la veille du Solstice d’été. Par des tours qui appartenaient de droit au Chasseur et dont seule sa guilde en avait connaissance, il réussit à priver cette satanée sorcière des pouvoirs qui auraient pu me mettre en déroute le temps qu’elle arrive en ville. C’était l’après-midi, il faisait beau, comme dix ans auparavant. Je me tenais là où j’avais habité et j’observais la tranquillité des lieux. Cette maison était dans le centre du pentagramme, là où tout avait commencé et où tout devait prendre fin. Depuis la mort de ma mère, très peu avait eu la foi d’organiser des Sabbats comme elle avait essayé de le faire. Ça avait été une grande femme, je l’admirais toujours. Ma sœur aurait été peut-être aussi forte que je l’étais actuellement ; nous étions faites pour faire régner la justice, comme nous l’entendions. Elle me manquait mais je préférais l’oublier, pour me concentrer sur l’objectif que je m’étais fixée depuis que j’avais eu en possession le dossier des meurtres.

Ma magie avait effacé les traces des blessures d’antan, c’était un sort vieux comme le monde inspiré du Charme des Faes. J’avais le visage modelé d’une femme de la vingtaine, sans aucune cicatrice ni marque quelle qu’elle soit. Je l’attendais de pied ferme, dans une longue robe en mousseline noire. Le Chasseur arriva et plaça la Sorcière dans le salon. A mon approche, il recula, il eut un doute. Etait-ce l’Ensorceleuse, la femme Sans-visage qu’il avait croisé dans ce restaurant et qu’il avait tenté de tuer ? Je lui souriais, même mes dents étaient comme neuves. C’était le visage que j’avais imaginé avoir, avant qu’un bloc me casse le crâne. Mes cheveux étaient longs, dans un brun auburn que j’appréciais. Il lui enleva la cagoule et celle-ci me cracha dessus en vociférant des paroles inutiles, qui n’avaient aucun effet.

Je levais ma main et assénais par la même occasion une claque sur sa gueule qui me fit le plus grand bien. Je recommençais une fois, une seconde fois, puis une troisième fois. J’intimais au chasseur de me passer le Bijou qu’il avait récupéré sur la Sorcière.

- « Donne-moi le Bracelet qu’elle a volé à ma Mère et par la même occasion, libère-la de l’emprise que tu lui as imposé. J’ai besoin de toute sa force, son énergie. J’aimerai bien la voir se débattre. Penses-tu Vilaine pouvoir t’échapper ? »
- « Connasse, vas te faire foutre. »
- « Tu m’as volé il y a neuf ans. Tu m’as volé ce putain de Bijou. Moi qui pensais que ma mère était une sorcière simple, je m’étais trompée. Un Djinn est enfermé dedans, n’est-ce pas ? Cet Ifritt dont tu tires les pouvoirs ? C’est un bijou de famille, il me revient de droit. Il ne t’a jamais appartenu et ne t’appartiendra plus jamais. »

Une dague était cachée dans ma manche et je la dégainais.

- « Tiens-lui la langue. » La sorcière se mit à crier. Le Chasseur n’obéit pas.
- « J’ai rempli les deux dettes. Je m’en vais. Sorcière, je te libère des liens qui nous lient. »  
- « Très bien… »

Je le vis partir et attendis qu’il quitte la maison pour asséner un coup si brutal à la mâchoire de la Sorcière qu’elle fut étourdie un temps. La magie qui se dégageait à présent de la prisonnière grossissait, rendant sa présence pénible pour moi. Il fallait que je termine rapidement. Ma dague s’enfonça d’abord dans son ventre puis sous ses côtes. Ma rage était telle qu’elle fut poignardée un certain nombre de fois avant que son corps ne se relâche. Ce n’en était pas fini pour autant, elle était toujours vivante et sa magie grondait, faisant trembler la terre sur laquelle j’étais. Je lui capturais la langue et d’un geste vif, je lui tranchais, plongeant par la suite ma main dans son ventre pour en tirer les organes vitaux, un à un. Le pentagramme gigantesque que j’avais dessiné des années auparavant s’activa dès que le foie fut arraché.

- « Tu ne pourras pas fuir. Plus jamais. »  

Une fois que tout fut comme le rituel l’imposait, la sorcière mourut et c’est à ce moment-là précisément que je pus récupérer la puissance qui m’appartenait. Il n’y eut pas de lumière indicible, pas de poussières flottant dans l’espace. La ville était calme et le sol ne grondait plus. Le Don qu’elle avait volé à ma mère me revint, se glissant dans chacun de mes pores de peau. Je le sentis, il m’enivra et je m’effondrais sur le sol. Quelques minutes après, je repris mes esprits et, d’un claquement de doigt, je mis un terme à l’existence physique de cette sorcière. Elle prit feu, ses habits, la cheminée, le plancher. Tout commença à brûler. Je m’en allais. Je sortis de la maison d’un pas pressé, elle s’embrasa sous le feu des sirènes. Je disparus en emportant avec moi l’objet de mes désirs, le Bracelet que j’enfilais autour de mon poignet.  

Aujourd’hui.


Aujourd’hui, j’ai repris la tête d'une école de sorcellerie à Boston, ma ville natale et je m'y plais. Je n'ai rien contre les aventures, les escapades, les folies mais se reposer un peu, même pour une sorcière noire, peut faire du bien. Bien sûr, je ne me laisse pas aller sur mes lauriers ; je m'avertis des dernières tournures, la situation des surnaturels m'inquiétant d'avantage. Ainsi, je me suis mise à la chasse aux Djinns, ces génies Antiques enfermés par des esprits malveillants dans des objets du quotidien de l'époque... J'essaie de garder cette dernière information secrète, pour ne pas attiser la jalouse de vile créature à mon égard, ni les sermons de la meute de Boston qui n'hésite pas à tenter de me restreindre sur le sujet des pouvoirs. Cela me vexe, car en tant que bonne sorcière que je suis devenue, j'aime à garder un gant de fer sur mes possessions et mes futurs acquis, estimant être la seule apte à juger de ce que je suis capable de faire ou pas. Après tout, je ne suis plus une enfant depuis que j'ai seize ans, n'est-ce pas ?


Allez encore quelques petites questions?





¤ Mer ou Montagne? Les deux, pourquoi choisir si on peut tout avoir ?
¤ Les enfants c'est bien pour les autres, peu pour moi.
¤ Quelle couleur? Noir, bordeaux, rouge, bleu roi...
¤ Un moyen de locomotion? Voiture avec chauffeur.
¤ Une arme? Ma langue.
¤ Le courage c'est si on en a les moyens.
¤ Bien ou mal? Mal.
¤ La gentillesse, la compassion c'est pour les petites personnes.
¤ Sucré ou salé? Je n'aime pas choisir.
¤ La hiérarchie pour toi c'est quelque chose d'éloigner, j'apprécie maîtriser.
¤ Fidèle ou infidèle? Qu'importe, je serai fidèle à moi-même.
¤ La rancune pour toi c'est une source, une motivation, un but.
¤ Hommes ou femmes? Le choix, c'est mal.
¤ Le sexe pour toi c'est mieux que l'amour.
¤ La religion pour toi c'est un art de vivre, une pensée à déformer.
¤ Plantes ou animaux? Animaux à torturer et plantes à faire pousser?
¤ Tension ou passion? L'un ne va pas sans l'autre.
¤ L’honnêteté c'est... si l'on a rien à se reprocher.
¤ Seul ou accompagné? Seule, mais être accompagnée de temps en temps... Ca fait de mal à personne, non?
¤ La confiance pour toi c'est relatif.
¤ Le jour ou la nuit? La soirée, quand le soleil se couche.
¤ L'amour c'est issu des livres de conte d'enfant.
¤ Juge, jury ou bourreau? Les trois, pourquoi choisir?
¤ Le surnaturel c'est une façon de vivre.
¤ Humain, Loup, Vampire? J'aime les trois.
¤ Le mot de la fin? BOUH ! T'as eu peur ?


₪ Prénom ou Pseudo; Sithy.
₪ Âge; 20 ans !
₪ D'où viens-tu?; /
₪ Que penses-tu du forum? Qu'il est bien, sinon je ne reviendrais pas ! J'ai été Amba. D'ailleurs ça fait quelques mois que j'avais commencé l'histoire, donc j'espère qu'il n'y aura pas de coquilles... Que je n'ai pas abusé sur certaines choses, en imaginant une sorcière puissante, j'ai essayé de la faire évoluer ainsi (oui je me suis défoulée un peu en écrivant XD). En revanche, je suis consciente et je demanderai toujours aux PJ leur aval pour une quelconque attaque (si il y en a, bien sûr hihi.)
₪ Que penses-tu du design ? Kaki et automnal !
₪ Comment as-tu atterri ici? Par une ancienne connaissance.
₪ Double compte? Non.
₪ Votre avatar? Megan Fox.
₪ Briggs et moi? J'aime bien les lire, c'est d'ailleurs grâce à vous que j'ai connu l'écrivain !
₪ Autre chose à ajouter? Coucou <3
₪ As-tu signé le règlement ?
Spoiler:
 
₪ Que faire de moi?
Spoiler:
 
₪ Voulez-vous être parrainé? Hum, non, pas besoin, merci!
₪ LE CODE DU REGLEMENT;



Dernière édition par Hally Smith le Mar 30 Aoû - 18:04, édité 6 fois
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Ethan I. Delcarak
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Age du personnage : une petite vingtaine d'année
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Ton loup : Petit Loup gris commun, assez mélange de poils clairs et foncés suivant les saisons, les yeux ors et un crocs de travers (parce qu'il faut bien en avoir pour s'appeler croc horrible)
Localisation : Aspen Creek
Emploi/loisirs : serveur à ses temps libres, doctorat en philosophie (ou presque)
Humeur : changeante
Avatar : Daniel Sharman
Crédits : kietah67, psychadelya

MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Lun 29 Aoû - 21:04

Bienvenue à Aspen. Very Happy Je vois que ta fiche est bien avancée. Impatient de voir cette magnifique sorcière en action ! Wink



Wolf with teeth won't be unhappy

© florissone
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Théodora VasilisΜάγισσα μέχρι θανάτου [Sorcière jusqu'à la mort]
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Age du personnage : 32 ans.
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Maitre/Esclave : Un roi du nom d'Aaron Dahmer
Localisation : Aspen Creek
Emploi/loisirs : Agent de Police municipale d'Aspen

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Μάγισσα μέχρι θανάτου [Sorcière jusqu'à la mort]

MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Lun 29 Aoû - 21:10

Hum une puissante rivale ! :forboullette:

Bienvenue sur le forum !! Very Happy


Théo Vasilis
«Connais-tu le Remords, aux traits empoisonnés, A qui notre coeur sert de cible ? Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?» Beaudelaire ~by lizzou.
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Hally Smith
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Age du personnage : Dans la vingtaine physiquement, 27 ans réellement.
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Ton loup : Isaac, mais d'autres peuvent se rajouter à la liste, je ne suis pas sectaire...
Maitre/Esclave : Maître de ma langue, esclave vengeresse
Localisation : Boston généralement.
Emploi/loisirs : Sorcière de la meute de Boston, Directrice d'une école de Sorcellerie à Boston... Casse-pied à temps partiel.
Humeur : Massacrante le matin et joyeuse luron un verre à la main.
Avatar : Megan Fox
Crédits : /

MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 30 Aoû - 2:52

Merci pour vos bienvenues <3 J'ai fini ma fiche, aussi étonnant que cela puisse paraître, je l'avais préparé en amont!



Signature gif:
 
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Bran CornickWolf Within
Voir le profil de l'utilisateur http://wildwide.forumgratuit.org/t233-bran-cornick http://wildwide.forumgratuit.org/t266-bran-cornick


Solde : 8258

Age du personnage : 1500 ans/20 d'apparence
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Ton loup : Loup de taille moyenne, gris aux yeux dorés, bout de la queue blanche
Maitre/Esclave : -
Localisation : Aspen Creek
Emploi/loisirs : Marrok d'Amérique du Nord
Humeur : Grrrrrrrrrr

Avatar : Bradley Cooper
Crédits : gif will tippin et avatar google
Wolf Within

MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 30 Aoû - 7:36

Bon retour parmi nous! :887:

Un petit message d'accueil en attendant que nous lisions ta fiche Wink

    Pour bien commencer


    Avatar 200*320 tu mettras...
    Remplir tous les champs tu devras...
    Surveiller ton orthographe tu feras...
    Avoir lu et compris le règlement tu auras...
    Rester crédible tu devras...
    A faire appel au staff tu n'hésiteras pas...
    T'amuser tu ne manqueras pas...


    Bon jeu et bon courage à toi...





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avatar
Aya CrossLes Apparences sont parfois Autre
Voir le profil de l'utilisateur http://wildwide.forumactif.com/t1435-aya-cross-terminee http://wildwide.forumactif.com/t1442-aya-cross#57133


Solde : 5089

Age du personnage : 21 ans
Grande Révélation :
  • Neutre

Ton loup : Un loup venu d'ailleurs à qui je tiens sans savoir ni comment le lui dire, ni comment faire
Localisation : Aspen, Montana
Emploi/loisirs : Officiellement conseillère environnementale, officieusement au service d'Adam Hauptman
Humeur : Vous tenez vraiment à le savoir ?

Avatar : Barbara Palvin
Crédits : MySelf
Les Apparences sont parfois Autre

MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 30 Aoû - 11:33

*fait les yeux doux à la nouvelle venue tout en affûtant ses armes*

Bienvenue à toi !




Retour à mes origines, à celle que je suis, qu'importe ce qu'il adviendra...
mais plus jamais, je ne serai seule.
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Hally Smith
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Age du personnage : Dans la vingtaine physiquement, 27 ans réellement.
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Ton loup : Isaac, mais d'autres peuvent se rajouter à la liste, je ne suis pas sectaire...
Maitre/Esclave : Maître de ma langue, esclave vengeresse
Localisation : Boston généralement.
Emploi/loisirs : Sorcière de la meute de Boston, Directrice d'une école de Sorcellerie à Boston... Casse-pied à temps partiel.
Humeur : Massacrante le matin et joyeuse luron un verre à la main.
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MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 30 Aoû - 11:41

Merci à vous ! :900:

*sourit de toutes ses dents*





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Aydan SkylerLouveteau Forever
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Age du personnage : 26 ans d'apparence mais 34 ans réellement
Grande Révélation :
  • Neutre

Ton loup : D'une taille respectable sans pour autant être massif, il possède un pelage gris avec de légers reflets roux. Son museau ainsi que ses pattes sont blanches. Ses yeux sont couleur ambre.
Emploi/loisirs : Retrouver la grande louve noire qui l'a Changé.
Humeur : Amoureux et de plus en plus apaisé

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Louveteau Forever

MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 30 Aoû - 13:56

Bienvenue parmi nous Very Happy



AYDAN SKYLER
“L'homme qui a une bonne compagne est la plus heureuse des créatures de Dieu. Le solitaire doit être bien misérable, sa seule chance est d'ignorer ce qu'il perd.” Stephen King
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Hally Smith
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MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 30 Aoû - 14:37

Merci Aydan !


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Sage Carhardt"Patron, la lune c'est du gruyère?"
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Age du personnage : 33/150 ans
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MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Lun 5 Sep - 21:42

Bon retour parmi nous (et soit sage Wink )



Comme vous avez de Grandes Dents
C'est pour mieux te mordre Mon Enfant...

Spoiler:
 
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Hally Smith
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MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    Mar 6 Sep - 19:15

Merci Sage ! (Hum... j'essaiera !) tongue


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MessageSujet: Re: Hally Smith - infernale sorcière    

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Hally Smith - infernale sorcière

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