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 What all this fuss is about ?!

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MessageSujet: What all this fuss is about ?!    Jeu 15 Jan - 13:47

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam

Faire les trois cent pas dans ma chambre ne changera rien à la situation, pourtant je le fais, m'attendant à tout instant à y creuser une tranchée. Mais non, le plancher est solide, ancien et véritable il exhale toujours cette odeur de vieille forêt intouchée qui habituellement me calme. Mais pas aujourd'hui. Les volets sont fermés, ne laissant passer que de fins et pâles rayons de lumière. La journée touche à sa fin. Je sais instinctivement à la position approximative du soleil ou de la lune. Plus sensible certains jours que d'autres à ces changements. Mais le loup est juste sous ma peau, la faisant onduler comme de la fourrure sous le vent. Je sens presque son museau inquisiteur qui renifle la pièce, s'assurant que son odeur et celle de sa compagne imprègnent les lieux. Je grognes d'impatience et vérifie une fois de plus que tout est prêt. Ce qui est le cas je le sais. Nous avons bouclés nos valises, et nous sommes assurés que nous avions tout déjà plusieurs fois à mon insistance. Et malgré son agacement Mercy n'a pas rechigné, se contentant de me lancer un regard noir. En soi nous n'avons pas besoin de grand chose, mais comme toujours je veux tout prévoir, et partir me met dans un état de tension certain. Raisonnablement je sais qu'il n'y a pas de raison que cela se passe mal. Nous allons sur le territoire du Marrock qui est le plus sécurisé et le plus inviolable des territoires lupins. Et ma meute est bien assez liée et forte pour que les dominants gèrent la situation ici. Mais tout de même. Cela inclut un très long voyage, des heures de route ou nous serons isolés.

J'aime conduire, ça demande de la concentration, des réflexes, l'esprit doit toujours être aiguisé. Mais c'est aussi un moment ou paradoxalement on peut faire le vide. Le loup déteste ça. Etre piégé dans une boîte qui bouge, sans odeurs naturelles, sans terrain de chasse à vue, il devient rapidement irascible. Je sais que Mercy sera une compagne charmante de voyage, elle a toujours quelque chose à raconter, et chaque histoire devient un vrai spectacle tant elle s'agite et s'anime. Mais elle est préoccupée depuis plusieurs jours, distante, et cela me ronge.

La lune est pleine ce soir, et j'espérais qu'elle changerait d'avis. Qu'elle viendrait courir avec nous. J'aime plus que tout quand ses petites pattes délicates foulent la terre à côtés des miennes, quand en dépit de toute règle elle zigzague et disparaît dans la foulée, ne s'embarrassant pas de prévenir quiconque, voir attaquant pour jouer mes loups, bondissant avant de disparaître à nouveau. Elle est intrépide et rapide. Mais je ne sens que du vide là ou elle occupe une place presque étouffante habituellement. Elle a coupé notre lien, l'éteignant jusqu'à ce que je ne ressentes plus rien venant d'elle. Je sais qu'elle n'est pas en  grand danger, mais c'est tout. Je n'ai pas accès à ses émotions ni à sa position. Elle ne doit pas être loin, mais elle l'est assez pour que cela me pèse. Elle devrait être à mes côtés, au lieu de quoi elle est partie. Je comprends que ce soit beaucoup pour elle, après une vie de solitaire, elle se retrouve à devoir gérer une meute, un alpha possessif et une jeune femme délurée. Mais parfois elle se coupe de tout si brusquement que c'est comme un coup directement porté dans ma poitrine. Le loup hurle et griffe tout mon être pour comprendre le rejet de sa moitié.

Mais je ne peux rien y faire. Je dois respecter son besoin de solitude, son espace. Elle reviendra. Je le sais. Dans la nuit elle se faufilera dans notre lit, si petite sous les couvertures qu'elle y a amassé. Et demain matin, fourbu, tout le corps marqué par la nuit de chasse, je trouverais mon coyote tranquillement endormi, comme si rien ne pouvait la déranger. En attendant je sens l'impatience grandissante de mes loups. A moi d'arrêter d'être un imbécile et de les rejoindre, ils ont plus besoin de moi en cet instant que Mercy.

Lorsque je descends, ils sont tous là, excités et agités. Ils ont tus revêtus des tenues de sport, et se chamaillent dans tous les coins pour les plus intenables. Je remets de l'ordre d'un regard circulaire, m'assurant de la présence de tout le monde. Puis je suis engloutit dans les salutations, et les nouvelles , bombardés de toutes leurs voix. C'est puissant, c'est envahissant, c'est bon. Ils sont ma famille, mes enfants. Nous partons en voiture, chargeant des sacs de vêtements et de couvertures dans le pick up. Puis nous nous enfonçons dans la forêt, aussi loin qu'on peut aller, traversant des rivières peu profondes, et rejoignant l'ombre et la fraîcheur de l'orée profonde. Là nous sommes chez nous. Quand la lumière est chassée par le feuillu des arbres, quand les troncs immenses abritent des nids et des tanières. Quand les bruits se répercutent et se transmettent à l'infini.

Doucement je lâches la bride, et tout s'intensifit, odeurs, bruits, sensations. Les grognements d'impatience de mes compagnons qui quittent leurs vêtements, leurs voix changeantes, les dominants qui regroupent les soumis au centre du groupe. Et leur attention, pleine, entière, brute qui se tourne vers moi. L'exigence même. L'attente de mes ordres, de mes directives. La chasse est lancée. Après un dernier regard, je m'abandonnes au changement. Mes pupilles devenant ambre, mon corps explosant et se remaniant pour devenir le grand loup rouge qui s'ébrouera avant de courir avec ses compagnons.

   
Emi Burton/Mickaëla Weaver


Dernière édition par Adam Hauptman le Ven 7 Aoû - 9:55, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Ven 16 Jan - 9:23


Le départ pour Aspen se précisait. Depuis que Bran avait appelé, tout s'organisait . Et Mercy devait reconnaitre que son mari était un as en matière de contrôle et d'organisation. C'était limite qu'il n'y ait pas un planning pour boucler les bagages. La coyote n'avait rien dit, se contentant de soupirs. Elle comprenait le besoin d'Adam de bien se préparer à ce voyage. Alors pour une fois, elle avait retenue les remarques, mais sans non plus arrivé à cacher son exaspération à certains moments. La perspective d'aller à Aspen avait crée une certaine nervosité chez son compagnon. Elle ne pouvait rien dire, puisqu'elle même ressentait une appréhension à retourner dans la ville de son enfance. Partagée entre la joie de revoir certaines personnes et une sorte de peur d'être confrontée à d'autres, des préoccupations qui l'accompagnaient depuis quelques jours. L’occasion d'en parler à Adam ne s'était pas réellement présenté, la meute lui avait pris beaucoup d'attention. Ceci était normal. Un alpha ne pouvait quitter son territoire et ses loups sans un minimum d'organisation.

Ce soir, la lune était pleine. Mercy savait que la meute allait chasser. C'était leur occasion de se retrouver ensemble avant que l'Alpha prenne la direction d'Aspen. Mais la coyote avait préféré décliner, ne ressentant pas ce besoin de communion avec la meute, en tout cas pour ce soir. Habituellement, elle aimait bien chasser avec eux. C'était toujours intéressant et fort de partager une chasse avec son compagnon et avec la meute.

Quand la lune se pointa, elle était au garage en train d'enlever le cambouis sur ses mains. La réparation d'une voiture était enfin terminée, cette dernière lui avait donné du fil à retordre. Bobby, son associé, lui avait pourtant dit qu'il s'en occuperait, mais la mécanicienne aimait bien finir ce qu'elle avait commencé. Un au-revoir au vieil homme et des recommandations plus tard, elle passa prendre Jessie chez une de ces amies. Mercedes avait prévu de passer la soirée avec la fille d'Adam. Elle adorait cette petite, qui pouvait se révéler une vraie alliée contre son père ainsi qu'une bouffée d'oxygène. Une soirée entre fille était un programme parfait. Les femmes Hauptman rentrait chez elles. C'était drôle, la maison était vide. Cela arrivait rarement. Mais tout les loups étaient à la chasse. Mercy était contente qu'ils puissent profiter de cet instant entre eux. Tout comme elle ne regrettait pas son absence, ce soir elle n'aurait pas été une bonne chasseuse.

En papotant, Mercy et Jessie firent des cookies. Pâtisser lui permettait de se vider l'esprit. Du coup, une bonne quantité de cookies avait envahi la cuisine. Leurs parfums se diffusaient dans la maison.Elle réalisa qu'elle en avait fait beaucoup. Mais bon, elle savait que ses cookies ne résisteraient pas longtemps à la meute de loup. Elle prit soin d'en mettre dans une boite pour les réserver pour demain. Pendant qu'elles cuisinaient. Jessie se confia sur certains points qu'elle n'osait aborder face à son père, surtout quand cela concernait les garçons et ses amourettes. Mercy était beaucoup plus tolérante qu'Adam, cela ne faisait pas de mystère. La demoiselle en profita pour demander si elle pourrait venir à Aspen, les voir, mais cette réponse dépendait aussi de l'avis d'Adam et de la situation qu'ils allaient trouver à Aspen. Mercy botta en touche avec brio. Jessie comprenait, cette gamine comprenait beaucoup de choses. Elle était épatante.

Une fois le film fini et le pop corn englouti, la coyote expédia l'humaine au lit. Avant de monter, elle rangea la cuisine, Mercy essayait de soigner sa propension au désordre sans forcément beaucoup de succès. A son tour, elle monta pour retrouver sa chambre, vide, mais rempli de leurs odeurs à son mari et elle. Après quelques chapitres de son livre, Mercy finit par s'endormir. Au petit matin, elle sentit la présence d' Adam près d'elle, avant de sentir son corps sous les draps. Toujours endormie, Mercy vint se blottir contre lui, profitant de son odeur et de sa chaleur. Un sourire se dessina sur son visage endormi.

Quelques heures plus tard, la coyote s'éveilla contre Adam. Elle observa le loup pendant de longues minutes, il semblait apaisé, elle se retint de ne pas parcourir son corps de ses mains. Il avait besoin de repos avant de prendre la route et elle avait besoin de se dégourdir les pattes. S’extirpant des bras de son compagnon en prenant soin de ne pas éveiller le loup, Mercedes descendit. La maison était calme, tout le monde semblait dormir. Passant par la porte arrière, elle se faufila dehors. L'air était frais. Son t-shirt XXL fut déposé dans un coin sous le porche, puis elle changea. Transformation rapide. La Coyote partit se dégourdir les pattes. Ne pas avoir de voisin à proximité était un avantage certain pour ces petites expéditions.

Passer d'une odeur à un autre, pister une proie, longer la rivière. La coyote profita de ces instants bien à elle, se penchant sur l'instant présent au lieu de songer à tout ce qui lui encombrait les pensées. Trottinante, elle finit par retourner à la maison. Elle sentit avant d'apercevoir qu'Adam l'attendait sous le porche. Il semblait contrarié, agité. Accélérant l'allure, la coyote arriva près d'Adam, penchant la tête de coté et s'asseyant l'observant. Puis le quadrupède fit place à Mercy. Elle s'étira et enfila rapidement son vêtement. Être nue devant Adam ne la dérangeait pas, mais d'après les bruits qu'elle entendait ce n'était pas le seul à être réveillé. Diantre, peut être avait elle trainer plus longtemps qu'il n'y paraissait. Elle n'en avait aucune idée, tout comme elle n'avait pas senti que leur lien s'affaiblissait de jour en jour.

Avant qu'Adam puisse dire quoique ce soit, Mercy s'empara de ses lèvres et l'entraina dans un baiser doux qui se mua en baiser fougueux. Elle le serra contre elle. La tornade Jessica vint interrompre cet instant.

" Bah vous êtes pas encore parti ? " L'étonnement de la jeune fille était sincère. " Hey ! Tu es si pressée qu'on part ? " " Non mais vous vouliez partir tôt..." Ah. Mercy, comme elle le craignait, elle s'était laissée avoir par le temps. Elle fit un moue navrée à Adam, en passant sa main sur la barbe naissante de son mari. " Désolée, je file à la douche et dans quinze minutes je suis prête ! "

Mercy se décolla d'Adam, quittant à regret la chaleur de son corps, puis elle fonça dans leur salle de bain. Avant de refermer la porte, elle put entendre Jessie demandait à son père, s'ils avaient eu le temps de parler entre eux de son envie d'aller à Aspen, suite à la discussion de la vieille. La coyote grimaça, parce qu'elle avait l'impression qu'avec Adam, cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas parlé à cœurs ouverts.

Mais pour l'instant, Mercy devait se dépêcher, les quinze minutes avaient déjà commencé à s'écouler.


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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Dim 18 Jan - 21:13

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam

Paresseusement je me lèches les babines, sentant le sang poisseux qui dégouline et goûte sur le sol. Je suis couché, tranquillement allongé autour de la carcasse que nous avons partagé. Mes loups sont tous là, avachis avec le ventre plein. On est toujours proches quand c'est la nuit de la lune, mais cette nuit tout particulièrement. Ils sont tous là autour de moi, se frottant contre moi, mordillant mon museau ou mes oreilles pour obtenir mes attentions. Ils sont comme des chiots quémandant sans cesse, et il m'arrive de claquer des dents pour arrêter les attentions envahissantes. Malgré mes menaces sonores, je suis satisfait. Ils sont tous bien portants, forts et musclés, rapides, et efficaces, ce sont des bons chasseurs. Et nous sommes unis. Nous portons tous une odeur qui est celle de la meute. Aucun individu n'étant isolé, on est tous marqués comme appartenant a cette entité, et c'est une satisfaction primaire que d'en avoir la preuve.

Après un moment, c'est à moi de mordiller jarrets et nuques pour que l'on reprenne la route. Je sais que si je ne les pousses pas, ils seraient tous heureux de dormir ici même, rouler les uns sur les autres, les pattes emmêlées, les museaux enfouis dans les fourrures des uns et des autres. Mais on ne peut pas rester ici, la nuit va reculer pour se fondre en ces quelques courtes heures que l'on dit "entre chiens et loups", et nous allons reprendre forme humaine. Il me faudra utiliser mon énergie et puiser dans la magie de la meute pour redonner forme humaine à tout le monde. Mais avant cela, une dernière course pour rejoindre les pick-up.

Epuisés, sales et pourtant libérés, on finit tous par rentrer, nous glissant par la porte arrière plus discrète. Les plus dominants soutiennent les soumis qui tombent de fatigue, leur corps appelant à grand cris un lourd sommeil pour endiguer les deux transformations. Chacun se répartit sans discuter, et je m'assure que tout le monde est ok avant de me diriger vers ma propre chambre. En faisant le tour, fermant toute la maison, et activant le système de sécurité, je ne manque pas de sentir la délicieuse odeur de cookies qui flotte dans l'air.

Mercy est donc rentrée, et bien qu'elle ne soit pas venue courir avec nous, ce n'est pas contre nous. Son attention ravira tout le monde quand la maison s'éveillera demain et que bouffis de sommeil et grognons, ma cuisine sera envahie de loups affamés. La capacité de Mercy à surprendre est aussi celle qui séduit en premier. Ses petites attentions sont vite devenues une constante pour nous, et je sais que mes loups m'en voudraient terriblement si je l'écartais.

Rassuré de deviner ma compagne dans notre lit, je montes à l'étage tranquillement, vérifiant en passant que Jessica est bien dans sa chambre. Cela paraît futile, mais alors que je luttes pour retrouver mon humanité, il y a des rituels qui m'aident à rebasculer d'un esprit à l'autre. Mon dernier arrêt est celui de la salle de bain, ou je prends une longue douche brûlante, effaçant le sang et la nuit, renvoyant le loup à l'intérieur, adoucissant la dureté de mes muscles et la contraction de ma mâchoire.

Puis avec délice je me glisses dans le lit aux côtés de ma compagne, automatiquement apaisé par son odeur chaude et le doux abandon de son corps alors qu'elle dort à poings fermées, tranquille et en confiance.

Quand j'émerge de ce sommeil épais comme du goudron qui suit toujours les transformations, je trouves le lit vide et froid à côté de moi. Je m'étires longuement, soupirant en découvrant que Mercy est encore disparue. Bon peut être qu'elle est encore en colère finalement. Lentement je me traînes jusqu'à mon armoire, enfilant un jean et un t-shirt, restant pieds nus, et ne me préoccupant nullement de mes cheveux ou de ma barbe naissante. On va rouler la journée entière, et on aura au minimum une étape avant d'atteindre Aspen et la demeure du Marrock, alors ses préoccupations attendront.

Baillant à m'en décrocher la mâchoire, je descends, profitant des instants de calme avant que tout ne s'agite et ne tremble sous les actions cumulées d'une bande d'adultes ados chahuteurs, de ma tornade de fille et de ma toute impétueuse fugueuse de femme. Lançant le café et faisant une carafe de thé, je m'actives un moment pour préparer la table du petit déjeuner avant de ne plus tenir plus longtemps et d'aller m'appuyer sur le porsche, les orteils enfoncées dans la terre fraîche. Je me retiens de partir traquer Mercy. Elle sait ce qu'elle fait, elle est en sécurité, et la ramener par la peau du cou serait certes très satisfaisant sur l'instant, mais au final ne ramènerait que des disputes là ou je n'ai qu'à me montrer patient.

Finalement elle se montra, et me tira hors de mes pensées. Trottinant gaiement, oreilles au vent, et langue pendante, j'observais le coyote agile s'assoir à une certaine distance avant de laisser la place avec fluidité à ma femme. Je suis toujours émerveillé de voir comme c'est simple et naturel pour elle de changer. Ca ne paraît pas lui demander plus d'effort que de bouger un bras ou secouer la tête. Elle est le même esprit dans deux corps qu'elle revêt comme elle s'enveloppe d'une couverture. Son aisance est sublime. Nue elle s'approche, glorieuse et fière déesse alors qu'elle me rejoint, les cheveux emmêlés, la peau couverte de rosée, et encore chaude de sa course. Elle se couvre d'un immense t-shirt informe et je grognes, agacé et pourtant soulagé. S'il n'en tenait qu'à moi, elle vivrait nue. Mais s'il n'en tenait qu'à moi, je la prendrais à cet instant, dans l'herbe fraîche et sous le soleil froid. Sans raison particulière, juste parce que c'est le moyen le plus primaire de communiquer, d'être complet. Mais nous sommes loin d'être seuls, et il vaut mieux qu'elle se vêtisse et que je gardes mon contrôle.

Je suis heureux de la voir, et lui ouvres spontanément les bras alors qu'elle tend son visage vers moi pour un baiser de bonjour. Ce qui se voulait certainement rapide, se transforma en une étreinte chaude et humide, nous couvrant tous les deux de frissons. J'approfondis avec une voracité égale à la sienne notre baiser, ne résistant pas au besoin de glisser mes mains sur elle, posant mes paumes tout au haut de ses cuisses, juste sous ses fesses nues, tout son corps tendu pour être proche du mien. Trop tôt je dois la lâcher, alors qu'elle vient tout juste de me revenir.


" Bah vous êtes pas encore parti ? " Evidemment, ici intimité rime avec néant. Je grimaces et libères Mercy alors que Jessica nous regarde étonnée. " Hey ! Tu es si pressée qu'on parte ? " " Non mais vous vouliez partir tôt..." Je jettes un regard noir à ma fille, mais ne lui dis rien, car bien que son interruption soit terriblement énervante, elle a raison, et un rappel à l'ordre n'est finalement pas de trop. Je hausses donc un sourcil en direction de Mercy, la défiant de répondre quelque chose de spirituel à la moue suspicieuse de Jessie. Ses mains sont douces et portent l'odeur de la forêt et de la rivière quand elle les passe les long de mes joues. Je lui souris et embrasse l'intérieur d'un poignet fin quand elle s'éloigne.
" Désolée, je file à la douche et dans quinze minutes je suis prête ! "

Attirant Jessica contre moi, on marche bras dessus bras dessous jusqu'au salon ou les éclats de rire et les raclements de chaises sont un signe évident que la tranquillité comme les cookies sont morts ! Pas de doute, nous n'aurons que des miettes si l'on traîne. Alors finalement, ventres que nous sommes, nous abandonnons la coyote à sa douche pour nous joindre au petit déjeuner collectifs.


   
Emi Burton/Mickaëla Weaver




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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Ven 23 Jan - 22:50

Son escapade matinale avait été décidé sur le moment, par une irrépressible avant de se dégourdir les pattes. Sa part coyote était moins exigeante que celle d'un loup, mais parfois c'était nécessaire. Sortir, sentir, suivre une piste, penser et comme un animal, permettait à l'esprit de laisser de coté tout les tracas humains, pour simplement faire fonctionner l'instinct bestial. Le départ vers Aspen était source de perturbation. Alors Mercy avait choisi de laisser Adam se reposer encore et elle était partie seule sans rien dire. Même si elle savait que son mari risquait de s'inquiéter, mais c'était nécessaire pour elle. Il comprendrait. Ainsi, la coyote ne fut pas étonnée de voir que son compagnon l'attendait. S'accordant même un sourire intérieur, elle pouvait le contempler de ces yeux animal, même là elle le trouvait beau.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour sa transformation, cacher sa nudité aux yeux des potentiels curieux et surtout pour aller se blottir dans les bras ouverts d'Adam. Respirant son odeur bien à lui, sentir sa peau sous ses doigts, percevoir la chaleur de son corps contre la sienne, tout était si simple dans ces instants là. Ils étaient là l'un contre l'autre, comme si le reste du monde n'existait pas. Le baiser rapide s'attarda avec délice, Mercy en profitait allègrement. Son désir se réveilla, bien qu'il ne soit jamais vraiment éteint. Mais elle fit en sorte de ne pas l'écouter, sachant pertinemment qu'une meute était en train de s'éveiller dans leur maison. C'était parfois l'inconvénient d'être la femme de l'alpha, les loups étaient toujours les bienvenus dans leur demeure. Puis l'arrivée de Jessie mit fin à leur fougue. La coyote ressentit une légère frustration. Mercy se rendit compte à quel point elle avait trainé avec les propos de l'adolescente.

Après avoir quitté les bras chauds et le torse tentant de son mari, la coyote monta dans la salle de bain. Quinze minutes pour se doucher et se préparer, c'était tout à fait jouable. Elle le savait bien, puisqu'elle avait souvent eu des pannes de réveil avec un timing serré pour aller bosser. L'eau chaude lui fit du bien, pas autant que la chaleur de l'étreinte écourtée, mais c'était bénéfique. Mercy se lava avec attention, laissant par la même occasion sa peau prendre l'odeur de la goyave. Il ne lui fallut pas longtemps pour se laver et se sécher. S'habiller fut tout aussi rapide, elle enfila ses nouveaux dessous, une surprise pour son compagnon, son jean et un chemisier. En même temps qu'elle tressait ses cheveux mouillés, elle prit quelques secondes, pour vérifier son reflet dans son miroir. Ça allait, elle n'avait pas une sale tête. Elle n’envisageait même pas de maquillage, étant donné qu'ils allaient passé une bonne partie de la journée en voiture. Et puis ce n'était pas son truc. Voila elle était prête. Un coup d’œil au radio réveil de la chambre, tout ceci lui avait pris quatorze minutes. Fière d'elle, elle dévala les escaliers, prenant soin au passage de finir de boutonner son chemisier, cachant du regard ce que d'autres que son mari n'avait besoin de voir. Être pudique était difficile en étant une changeuse ou un loup, mais bon elle évitait de s'exposer plus que nécessaire.

Avant d'entrer dans la cuisine, Mercy s'arrêta un instant sur le seuil afin d'observer tout ce beau monde. Il planait une bonne odeur de café, de pancakes et d’œufs. Sa cuisine avait été envahi par la meute, les loups se chamaillaient entre eux tout en dévorant leurs petits déjeuners, de vrais ados. Un sourire se dessinait sur ses lèvres. Elle était contente de sentir que les loups allaient bien et qu'une certaine harmonie régnait entre eux. Elle perçut le regard d'Adam qui était posé sur elle. Relevant les yeux, elle accrocha son regard et son sourire s'agrandit, l'air de dire qu'elle avait tenu le timing. Elle finit par entrer dans cette cuisine et salua les loups.

On lui tendit même une tasse de café, qu'elle prit avec plaisir, alors qu'elle refusa une assiette de pancakes. Elle n'avait pas très faim ce matin. D'ailleurs, elle remarqua que l'énorme quantité de cookies qu'elle avait préparé la veille était engloutie. Des éloges furent même dites en leurs honneurs. La coyote était ravie que ces pâtisseries aient plu aux loups. En un coup d’œil, elle put remarqué que personne n'avait touché à la boite. Donc les cookies, qui avaient trouvé refuge à l'intérieur, devaient être intacts. Elle vint s'appuyer contre le plan de travail tout près d'Adam. Sirotant sa tasse de café, son observation du petit déj' de la meute continuait. Jessie profitait des pancakes, c'était dingue de voir à quel point cette ado se sentait bien entouré de tant de loups. Elle y était comme un poisson dans l'eau, chose tout à fait normal puisqu'elle avait grandi à leur proximité. Le café lui fit du bien, il était sucré comme elle l'aimait.

Le départ fut donné. Les au-revoir furent rapides, Mercy serra dans ses bras Jessie, lui promettant de lui ramener un souvenir, si ils rentraient avant qu'elle puisse venir faire un tour à Aspen. La mécanicienne laissa Adam conduire, même si elle adorait conduire, mais c'était préférable comme ça. Quitter la meute d'Adam, non leur meute, avait quelque chose d'étrange, mais Mercy savait que c'était provisoire.

A la fin de la journée, la jeune femme allait rejoindre une meute dont elle avait été chassée, c'était encore plus perturbant. Perdue dans ses pensées, Mercy gardait le silence.



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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Mar 27 Jan - 23:19

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam


Un sentiment de complitude m'emplit au moment même ou je la vois. Elle est là, saine et sauve, glorieuse dans la lumière matinale, couverte d'un rideau de perles d'eau. Quand sa bouche se joint à la mienne, et que ses mains se posent sur moi, tout revient à sa place. Le lien s'ouvre de nouveau, pas complètement, mais assez pour que je la sente de nouveau métaphoriquement. Elle ferme le cercle de la meute, y apporte sa lumière et son énergie. Notre moment est court, bien trop court pour rétablir notre connexion, ou ne serait-ce que parler. Mais les babillages attendront, elle a besoin d'un dernier moment à elle, et je peux comprendre qu'elle veuille être seule encore un moment, ou même qu'elle profite de sa chambre et de son intimité.

Ce qui va suivre va être compliqué pour nous deux, et si j'ai pu extérioriser mon stress dans les préparatifs et auprès de ma meute, elle a du de son côté supporter à la fois ma disponibilité réduite, et mon surcontrôle. Autant dire que je n'ai pas besoin de lien pour savoir qu'il y a de la tension. Tous les deux nous avons besoin de courir, de nous défouler, de monter dans les tours et de redescendre, habituellement nous sommes une équipe et nous nous auto-balançons l'un l'autre, on se complète. Mais là, eh bien disons qu'autant j'aime mes loups et ma fille, autant je vais profiter de la distraction parfaite qu'est le petit déjeuner pour m'éclipser.

Je discutes avec tous, jonglant entre les plaisanteries que je laisses passer, et les questions sérieuses auxquelles je dois répondre avant de partir pour de bon. Entre deux lancers de pancakes, ou de miettes de cookies disputées, j'en profites pour petit à petit me reconnecter à Mercy, resserrer quelque peu le lien vers moi, rien que le fait qu'elle soit là me rend plus serein, m'apaise. Engourdit mes inquiétudes.

Et je souris avant même d'entendre ses pas nus et précipités dans les escaliers, tout en elle m'attendrit. De ses longues mèches brunes qui sont aussi libres et indisciplinées qu'elle, à son air fier parce qu'elle n'a pas dépassé son propre temps impartit. Et brusquement je ne peux plus rester ici tranquillement au milieu de mes grands ados et de Jessie qui me presse de questions sur Aspen, et de demandes pour nous rejoindre. Je n'ai plus la patience de lui expliquer que la décision ne dépend pas que de moi. Je n'ai plus d'attention que pour Mercy qui amène avec elle une odeur fraîche et fruitée qui imprègne nos draps. Je me retiens avec une impatience délicieuse de ne pas bouger, de l'attendre, pour le plaisir de la voir venir à moi. Je lui tends son café quand elle me rejoint, calant sa hanche contre la mienne avec naturel. Je captes son amusement et émerveillement devant la scène que l'on a sous les yeux, et cela me touche. Sous mes couches de stress et de dureté inhérente à la dominance, que celle qui est mon tout les aime autant que moi, me comble.

On reste encore un moment, échangeant les énergies, la couvrant de compliments sur ses cookies, jusqu'à ce que l'attention se disperse de nouveau, qu'un autre ragot people ou une série n'attire leur attention. J'en profitais pour entamer les adieux, serrant les épaules ou la nuque de mes loups, câlinant ma fille pour étouffer ses énièmes récriminations, et je finis par tendre la main à Mercy, l'attirant du bout des doigts, la soustrayant à notre foyer. On rejoignit le gros SUV en silence, tous les deux perdus dans nos pensées. Mercedes ne dit rien pendant plusieurs longues minutes, ne cherchant même pas à négocier le volant, ce dont je lui suis gré. Elle est une très bonne conductrice, et elle adore conduire, mais avoir le volant me permet de canaliser le loup qui se retourne et se débat violemment, sentant l'anxiété ambiante. On ne souffres pas encore de la coupure physique avec le reste de la meute, au fil des années, on s'est tous habitués aux kilomètres, changeant d'états régulièrement pour le travail c'est une nécessité que mon loup le tolère. Mais c'est la première fois que Mercy qui est l'alpha femelle part aussi. Et notre angoisse mutuelle quand à ce qui nous attend à Aspen assoiffe le loup qui se prépare déjà à combattre, quand au contraire je dois être prêt à la soutenir. Elle est en chemin pour retrouver la famille qui l'a recueillie quand ses géniteurs l'ont abandonnés. Mais Bran a du lui demander de partir alors qu'elle allait se compromettre en fuyant avec Samuel. Je sais qu'à l'époque personne n'a pris le temps de vraiment parler avec elle, et qu'elle s'est sentie chassée. De plus jusqu'à son introduction dans notre meute, nous ne savions même pas si en tant que changeuse elle pourrait faire partie d'un groupe. Elle a longtemps survécut seule en se débrouillant à l'instinct. Et si je l'admires infiniment pour ça, j'espère aussi qu'elle ne se refermera pas à moi face à cette situation. Qu'elle ne rejettera pas la famille qu'elle a conquise avec son coeur.

Doucement je glisses une main sur les siennes, caressant de mon pouce sa peau douce. J'aimerais qu'elle me parle, même si c'est pour crier, ou dire une blague que je ne saisirais pas. Juste être sûr qu'elle va bien, qu'elle est prête. Finalement après que nous ayons quitté nos limites, je ne tiens plus, et la regardant brièvement je demandes taquin.

-Tu crois que Bran craquera au bout de combien de temps face aux supplications de Jessica ?

Pas que je compte laisser ma fille importuner notre grand chef, mais cette pensée m'amuse et me distrait de l'air préoccupé de ma compagne.



   
Emi Burton/Mickaëla Weaver



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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Mer 11 Fév - 21:20


Voir la meute réunie et comblée envahir le moindre espace de la cuisine, avait quelque chose de rassurant. Les loups étaient sereins pour la plupart, le départ ne serait que plus simples. Laisser un territoire à une meute agitée n'aurait pas été judicieux. Elle observait l'adolescente qui était comme un poisson dans l'eau entouré de tout ces loups. Mercy capta le regard de son mari sur elle, il était heureux parmi les siens. Elle pouvait le sentir, cela l'apaisa aussi. Se calant naturellement contre lui, la coyote profita de sa chaleur tout en dégustant son café.

Avant de partir, Mercy serra Jessie dans ses bras lui souhaitant bon courage pour ses projets, en rapport avec leurs discussions d'hier. Les deux femmes employaient parfois un langage codé pour aborder certains sujets en la présence des loups. Elle salua tous les loups, d'une manière moins tactile qu'Adam. Mais elle eut une attention pour chacun d'entre eux. Attrapant la main de son mari, elle se laissa entrainer vers le véhicule. Elle y monta sans même demander à conduire, pour la paix du ménage et la tranquillité du voyage.

Les yeux rivés vers l'extérieur, Mercedes regardait défiler le paysage perdue dans ses pensées. Elle ne pouvait s'empêcher d'appréhender son retour à Aspen. Bien qu'elle trouvait cela stupide, mais c'était plus fort qu'elle. Son esprit y revenait toujours. Alors, elle tentait de se laisser absorber par le paysage défilant. Des arbres, des maisons, les autres voitures, tout ce qui passait devant ses yeux. Cela n'avait guère d’intérêt. Hormis que cela risquerait de l'assoupir au bout d'un moment ou de l'ennuyer. Au fil des kilomètres, la coyote commençait à sentir l'éloignement de la meute. Une sensation étrange et inédite pour elle, ce n'était pas vraiment agréable. Elle n'avait jamais eu l’occasion de le vivre et encore ils n'étaient pas très loin non plus. Cela n'aida pas l'humeur de la coyote à s'égailler. Mais elle voulait éviter qu'Adam ne remarque de trop. Bon coincé dans une voiture en tête à tête, c'était pas gagné. La main d'Adam sur la sienne lui fit du bien. C'était pourtant un geste simple, mais la chaleur humaine était agréable, surtout quand c'était celle d'Adam. Elle posa sa main sur celle de son compagnon la serrant légèrement.

Mercy sourit à la question sur Bran. Sa tête se tourna afin qu'elle puisse observer Adam, concentré sur la route.

«- Oh il peut être aussi têtu qu'un troupeau de mules... Mais parfois, on peut l'avoir à l'usure, tout dépend de comment Jessie s'y prends. »

La coyote avait de l'expérience sur la patience de Bran. Ado, elle avait su se montrer déterminé pour obtenir ce qu'elle voulait ou faire changer le marrok d'avis. Ce n'était pas un combat simple, il fallait s'accrocher ! Jessie en avait peut être le potentiel.

«- Après si tu donnes ton accord, et que la situation n'est pas dangereux pour elle. Je ne vois pas pourquoi Bran s'opposerait à la présence de Jessie. »

Parler l'empêchait de trop penser, c'était peut être pas plus mal. Du coup, Mercy décida d'interroger son mari. Cela tombait bien elle avait plein d'idée de question en tête.

«- La chasse a été bonne hier ? »

D'accord, Mercy avait la réponse, vu l'état des loups ce matin. Ils avaient du faire une bonne prise. Mais cela ne lui donnait pas plus de détails, alors elle aimerait les entendre.

«- Et ça fait combien de temps que tu n'as pas mis les pieds à Aspen ? »



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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Dim 15 Fév - 18:11

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam


C'est étrange comme on peut vouloir et pourtant appréhender quelque chose. La moindre minute d'intimité avec ma femme se conquiert aux prix d'une organisation millimétré, et parfois même de ruse. Ma maison étant depuis longtemps un terrain conquis et plus que partagé, il est vraiment difficile d'obtenir une once d'espace rien que pour nous. Alors quand ça arrive on en profite au maximum normalement, que ce soit pour discuter, ou juste se serrer l'un contre l'autre, profiter de notre chaleur, ouvrir notre lien au maximum pour échanger nos sentiments et nos pensées. Pourtant dans l'instant présent, je suis plutôt nerveux. Ce qui est inhabituel, car j'ai une bonne résistance à la pression, et je travaille continuellement dans un climat de tension, mais là ça concerne Mercedes et pour elle je dépasses toutes mes limites.

Si Mercy me demandes de faire demi-tour, qu'elle ne peut pas, qu'elle ne veut plus y aller, si je sens que c'est trop pour elle, je sais que ce sera un combat acharné entre mon devoir et mon attachement sans limites pour elle, et mon devoir envers la meute, et surtout envers mon Marrock. Bien que Bran nous ai invités, je sais que c'est une convocation, de Marrock à Alpha plutôt que de beau-père à gendre. On doit y aller, il est l'autorité suprême des loups, et contourner cette convocation nous attirerait son courroux et des conséquences graves pour la meute. Mais comment pourrais-je continuer si elle ne voulait pas ? Heureusement Mercedes est calme quoi que prise dans ses pensées, et je me calmes de moi-même. Il n'y a priori rien à craindre. Bran est un grand homme, et je sais que nous serons bien accueillit. Mais c'est troublant de ne pas avoir la meute derrière nous, ou même Jess, de n'avoir à veiller que sur nous.

D'un autre côté ça me prouve aussi que nous avons trop courus ces dernières années. On a enchaîné pas mal de galères, et il serait temps que nous prenions des vacances, de vraies vacances, juste pour nous peut être. Pourquoi pas un chalet en pleine montagne, entourés de silence et de l'odeur des pins ? Alors que j'observes du coin de l'oeil ma femme, je suis submergé par la confiance et l'admiration. C'est une femme magnifique, sculpté par le soleil et le vent, aussi sauvage et libre que son coyote. Cela fait plus de neuf années que nous nous côtoyons, et deux que nous sommes mariés, mais je suis fier de la ramener en tant que ma compagne chez elle. Elle y est partie en tant que bannie, orpheline et sans meute, pour y revenir femme d'alpha, et mère de loups.

Quand elle me serre la main en retour, et me répond de sa voix ronronnante, je souris, et embrasse sa main qui couvre la mienne. Elle sait toujours quoi me dire, me chahutant quand je suis trop sérieux, me rabrouant quand je pars trop loin, me rassurant si je doutes.

-Dans ce cas, si tu es d'accord, je penses que je la ferais venir pour un week-end. Elle a eu peu l'occasion de voyager, et ça lui fera plaisir de jouer les touristes avec nous. Je suis sûr qu'elle connaît déjà tout ce qu'il a à voir ou faire.

Je retournes mon attention à la route, appréciant de quitter les grands axes de la ville, pour replonger dans des petites routes, moins rapides, mais tellement plus agréables. L'avantage d'une voiture passant partout étant bien de pouvoir profiter du paysage non ?
Quand elle me questionne sur la chasse, je lui renvois un sourire mutin, sachant pertinemment que bien que c'ai été sa décision de ne pas venir, elle aurait bien voulu être là. Je la soupçonne de considérer comme son droit de nous taquiner tous, s'assurant que pas un loup ne manque de marques de crocs, ou qu'elle soit bien la première à gagner les courses. Il ne s'agirait pas de se laisser marcher sur les pattes non plus.

-Bien, on a vite trouvé une proie, et on s'est gavés comme des oies, bien qu'on ne dirait pas vu le petit déjeuner de ce matin. Cependant sans toi à mes côtés, j'ai été victime d'attaques sournoises. Je désespère de les voir grandir. A mon avis nous allons retrouver la maison sans dessus dessous.

Je lui souris, penchant la tête vers elle. Bien qu'il n'y ai pas de remise en doute de mon autorité, j'autorises avec plaisir à mes loups a jouer, et se chamailler quand cela est fait avec respect des uns et des autres. C'est ainsi que l'on crée la confiance et la complicité. Et ce sont ces deux choses qui font notre force et notre unité.

-Oulà...je dirais pas loin de vingt ans. Quand j'ai été nommé alpha certainement. J'ai eu plus souvent Bran au téléphone qu'en personne, j'ai rencontré Charles à quelques occasions, et évidemment Samuel quand il voyage dans les meutes pour Bran, ou pour te voir.

Je hausses un sourcil taquin en direction de Mercy, mentionnant de façon détournée la dernière visite de ce docteur loup, qui dans une passe de nostalgie avait voulu reconquérir Mercy alors qu'il était sur mon territoire. Un sal moment pour nous tous, et pas celui ou l'on s'est montrés les plus intelligents ou mesurés je le crains. Parfois malgré tout, c'est la bête qui l'emporte. Les émotions sont trop primaires pour que l'homme soit toujours plus fort que le loup. Et puis qui ne se battrait pas pour l'un des regards noirs de Mercedes, ou ses sourires ravis ? Gagner sa confiance est ardu, mais la mériter est une chose sublime.



   
Emi Burton/Mickaëla Weaver
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Mar 24 Fév - 8:52

La voiture filait à une allure normale. Le conducteur était prudent. Rien d'étonnant, puisqu'il s'agissait d'Adam et que la prudence était l'une de ses qualités. Mercy se laissait conduire sans broncher, en regardant le paysage. Son humeur était étrange, elle n'était pas vraiment bonne ni mauvaise. Un entre deux dut à la destination de leur voyage. Aspen avait chamboulé pas mal de chose. Mais c'était ainsi et elle devait faire avec l'appréhension qui lui tordait le ventre, bien qu'elle la trouvait inutile.  Puis la changeuse s'en voulait d'être ainsi. Cela l'empêchait de profiter pleinement de l'instant de solitude qui lui était offert avec son mari. Chose qui n'avait pas lieu tout les jours à cause des obligations de la meute ou de leur travail respectif.

La meute était loin. Il y avait toujours le lien, mais plus leurs présences étaient moins fortes. Ils étaient vraiment seuls, en tête à tête. Mercy tourna la tête, oubliant son observation du paysage, pour regarder son compagnon.Il lui avait fallu du temps, avant qu'elle accepte de sortir avec lui. Puis encore quelques mois, voire des années, avant qu'elle se rende compte des sentiments qu'elle éprouvait pour le loup et encore du temps pour qu'elle les accepte de les ressentir. Leur histoire avait mis du temps pour se bâtir. C'était à cause d'elle, parce qu'elle avait eu besoin de s'écouter, de faire confiance à ses sentiments, de savoir qu'elle pourrait lui faire confiance et se fier à lui. Maintenant, les doutes étaient loin derrière elle. Mercy savait qu'Adam lui convenait parfaitement. Qu'elle était prête à tout pour lui et inversement.
Un léger frisson la parcourut quand Adam posa ses lèvres sur sa main. Ce contact était à  la fois réconfortant et grisant. Laissant sa main sur celle du loup, Mercy jeta un œil à la route. La circulation n'était pas dense.

“ Je ne vois aucun inconvénient à ce qu'elle vient. Ça serait sympa de la voir et d'avoir son point de vu à elle sur Aspen.”

Une boule d'énergie dans la maison, cela pourrait apporter un vent frais et de la détente. La changeuse l'interrogea sur la chasse, pour continuer à entendre sa voix et pour se changer les idées à elle. La partie de chasse était toujours amusante avec la meute. La coyote pouvait se mesurer aux loups, les battant en rapidité.  

“ Non mais ils ont toujours faim ! De vrais ogres. Je me demande parfois comment vous faites pour manger autant ? Vous êtes impressionnants parfois.”

Oui elle le mettait dans le lot, parce qu'il mangeait autant voir plus que ces loups.

“ Il y a des chances, en plus du frigo vide. Et peut être que certains d'entre eux succomberont à une nouvelle couleur de cheveux. Ça serait marrant à voir.”

Mercy eut un sourire amusée en imaginant Jessie teindre les cheveux des loups, après les avoir poussé à bout pour qu'ils acceptent la coloration. Elle paierait pour voir la tête d'Adam si cela arrivait. D'ailleurs, elle le regarda imaginer la scène à son tour.

Vingt ans. Le chiffre surprit Mercy. Parfois, elle oubliait que son mari était bien plus vieux qu'il en avait l'air. Mais l'âge n'était qu'un détail en ce qui concernait les loup garou.  L'alpha n'avait pas souvent vu les Cornick, en tout cas moins que la changeuse. Mais c'était logique,  vu qu'elle avait grandi à Aspen. A part Samuel, vu qu'il était venu chez Mercy pour tenter de la récupérer. Mais elle préférait ne pas évoquer le docteur dans cette voiture.

“ Tu te rends compte qu'il y a 20 ans, on aurait pu se croiser à Aspen ! Bon ce ne fut pas le cas, puisque je croisais rarement des loups étrangers. Mais c'est dingue. Tu aurais pu me voir adolescente... Tu étais comment il y a 20 ans ?”

Niveau du caractère et de l'état d'esprit, parce que Mercy se doutait qu'il devait toujours avoir la même tête.  La jeune femme fit un sourire taquin à Adam, elle ne savait que peu de chose de cette période quand il est devenu alpha. Elle espérait que son mari se montre bavard aujourd'hui. La changeuse retira sa main, elle l'effleura de ses doigts le long de son avant bras. L'effleurement était tel une lente caresse sur la peau nu. Prenant une inspiration, Mercy se décida à questionner à nouveau l'alpha.

“ Ça te fait quoi d'aller à Aspen ? ”

Avoir une idée de ces sentiments était une chose, mais elle avait envie d'entendre avec les mots ce qu'il ressentait. Même si elle en avait une petite idée. C'était peut être le moyen pour Mercedes d'être apaisée sur ce voyage, d'en parler à cœur ouvert, maintenant qu'ils étaient seuls. En tout cas, la coyote voulait bien tester cette tactique.
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Lun 2 Mar - 21:08

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam

Peu à peu je sens la tension fadir, s'amenuiser, le bourdonnement qui m'environne disparaît peu à peu comme le lien de la meute. C'est comme un picotement, une sensation de vide. Distraitement je me frotte le torse, essayant de comprendre cette sensation étrangère. Je les sens encore, je sais qu'ils sont là, mais c'est comme si j'étais entouré de coton, je ne sens plus que deux coeurs. Celui de Mercy qui bat plus vite que le mien est une sensation chaude et presque chatouilleuse. Je la sens plus calme aussi, elle observe les alentours, me regarde, je sais que j'ai sa confiance et c'est bien cela qui nous rend forts ensembles, notre communication et notre confiance l'un en l'autre.

La beauté des paysages joue aussi sur notre calme, tout est tellement grand et beau ici. La nature est forte et colorée, épanouie, la vie s'est adapté à la nature plutôt que le contraire. Je gardes la main de Mercy dans la mienne, savourant sa douceur, et m'émerveillant comme toujours de la délicatesse et de la finesse de sa main. Malgré ses heures de travail au garage, Mercedes reste toujours une femme envoûtante, capable de capturer mon attention en un regard.

-Oui je penses aussi, et elle sera tellement ravie d'avoir l'occasion de nous rejoindre, que je suis plus qu'enclin à lui en donner la permission.

Les commentaires de ma femme sur notre appétit à tous m'arrachent un sourire, que je rends carnassier quand je lui lances un sourire mutin et provocant. Car si je sens que je suis mis dans le panier des morfales, elle ne perd pas une seconde quand il s'agit de participer à un concours de nourriture ou quand il s'agit de réaliser le plus gros sandwich possible. Mon ouragan personnelle est plus qu'adapté à la vie en meute ! Si elle sait faire preuve d'autorité et sait quand calmer les choses, elle est aussi bien souvent celle qui provoque les paris et défis. Le reste de ses commentaires me fait déglutir alors que j'ai une image très précise de notre cuisine aux placards et frigo complètement dévalisés, et ma meute penaude aux couleurs de l'arc-en-ciel. Je jettes un regard incertain à Mercy.

-Dis moi qu'elle n'a pas prévu de transformer mes loups en lutins multicolores. Je n'y survivrais pas.

A la tête de mon amour, je devinais que non seulement elle était sérieuse, mais qu'elle pensait cela tout à fait possible. Du coup je me mordis la lèvre, réalisant que ce serait tout à fait probable que Jessie prenne le contrôle de la meute de façon détournée et qu'à notre retour nous ayons à faire face à son management très artistique....J'espère réellement que ceux de garde à la maison ne succomberont pas à ses demandes loufoques. Car sous ses airs angéliques elle est capable de vendre le diable quand elle a une idée en tête.

Quand Mercy réalisa ce qu'impliquait ma réponse à propos d'Aspen, je lui souris tendrement, amusé de sa réaction, et tentant d'imaginer quelle ado rebelle et intenable elle devait être. Je devrais penser un jour à féliciter Bran pour sa patience je penses.

-Et oui, une bonne carrière déjà tu ne trouves pas ? Oui à cette époque les choses bougeaient beaucoup, Bran avait à gérer pas mal de nouvelles meutes, des loups solitaires, le secret devait être maintenu et les fuites contrôlées. Il n'y avait aucune chance que l'on puisse se croiser, déjà là il gardait précieusement sa famille hors du chemin, et toi particulièrement je penses. Il a gardé ton existence précieusement jusqu'à ton départ. Je ne doutes pas que tu étais une ado particulièrement remarquable. Hmm. J'étais un jeune loup, beaucoup plus enclin à faire mes preuves et à chahuter. Barbu et plus hirsute aussi je le crains, je traversais ma phase biker, et je passais la plupart de mon temps sur les routes.

Je parles peu du passé, le présent et l'avenir m'occupant déjà plus qu'assez, mais quand Mercedes se montre curieuse, cela ne me dérange pas de m'ouvrir à elle, j'aime son regard tendre, et son expression intéressée qui montre qu'elle reconstitue les faits et les informations qu'elle glane. Je la questionne aussi quand je la sens d'humeur partageuse, elle ne manque jamais d'aventures à raconter. Sa caresse bien que légère et anodine me fait frissonner, et je lui lances un regard intense, bien conscient de sa proximité et du fait que nous n'avons pas eu le temps de nous retrouver depuis quelques jours. Enchaînant avec une nouvelle question, je devines qu'elle n'est peut être pas si détendue que ça, et que nous jouerons certainement plus tard. Me reconcentrant de nouveau sur la route, je réfléchis à ma réponse.

-Je suis contrarié de laisser ma meute et j'appréhendes les demandes de Bran, entre les conflits actuels et la révélation, je sais qu'il va nous demander de nous impliquer, et cela peut signifier beaucoup pour nous et la meute. Je suis aussi impatient de rencontrer les autres Cornick qui ont été ta famille, et que tu me montres tes endroits. Je me sens fier d'aller là-bas avec toi, en tant que liés. Et je suis bien content que tu sois là pour m'appuyer. Tu es mon soutien en toute circonstance, ma force Mercedes Hauptman.

Je caresses de nouveau sa main, espérant que ma réponse ai été assez éloquente pour qu'elle comprenne comment je me sens, et surtout combien elle m'est nécessaire. Plus que mon devoir, je fais ça pour elle.



   
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Dim 8 Mar - 20:42

La présence de la meute disparaissait lentement. Une étrange sensation de vide emplissait la coyote. Elle s'éloignait des siens, de ceux qui constituait sa famille dorénavant. Mais l'absence de la meute, lui permettait de mieux ressentir la présence de son compagnon. Enfin, elle avait l'alpha pour elle toute seule. Du coup, l'éloignement avec la meute n'était pas si dérangeant. Elle aurait son compagnon pour elle toute seule, sous couvert des tâches que leurs confierait le Marrok. Mais c'était déjà pas mal. Mercy n'allait pas se plaindre de pouvoir profiter pleinement de son mari. Ils pouvaient parler librement sans risquer que leurs paroles soient entendues par les autres. Une liberté qui lui manquait parfois.  

Dans cette voiture, ce tête à tête faisait du bien à Mercy, pas au point d'apaiser les tensions qui l'habitaient, mais c'était déjà pas mal. Elle taquinait Adam sur son appétit en matière de nourriture. Le sien était aussi important, mais quand même moi que celui de loup. Adressant un sourire à Adam, quand ce dernier s'inquiétait des actions de sa fille.

" En lutin, ça m'étonnerait, elle aurait du mal à les faire rétrécir. Pour la couleur rien n'est moins sur. "

Mercy imaginait bien les loups se teindre les cheveux sous la coupe de Jessie. Elle trouvait cela très amusant. Et elle était certaine que son mari y survivrait, bon il risquerait de faire une tête étrange devant le spectacle des loups colorés, mais rien de méchant. Cela devrait valoir son pesant d'or. La coyote s'amusait de la situation.

" Oui Bran veillait à me protéger, ainsi que mon père adoptif, il n'aurait jamais accepté qu'un loup en dehors des Cornick ou des proches, m'approche, sauf contre ordre évidement."

Elle eut une pensée forte pour ce loup qui avait fait un père excellent. Il lui manquait par moment. Sa décision de mettre fin à ses jours avait chamboulé l'adolescente, elle s'était sentie abandonnée, mais l'adulte comprenait très bien ce geste. Si Adam venait à mourir, elle n'était pas certaine de vouloir vivre sans lui. C'était effrayant d'ailleurs comme pensée. Elle tenta de l'oublier, de penser à la rencontre potentiel entre son défunt père et son mari, peut être que les deux loups se seraient bien entendu. Mais elle chassa cette pensée issue du passé, pour se concentrer sur le présent.

"  Oh barbu ? Je ne t'ai pas souvent vu barbu, enfin avec une barbe de plus d'une semaine. "

Elle passa des doigts sur la joue d'Adam, pour sentir la barbe naissante et l'angle de sa mâchoire. Elle essayait de l'imaginer ainsi, elle avait vu Adam dans beaucoup d'états, et elle serait presque curieuse de le voir barbu.

" Tu sais ce qu'on devrait faire ?  Un jour on devrait se faire une virée en mode biker. On prends le minimum d'affaires, des motos et on part sur les routes, sans destination précise...  "

Une escapade qui promettait d'être géniale, même si elle n'était pas certaine que cela soit possible. Pourtant ça serait bien. Elle pourrait voir Adam en biker et profiter de moments à deux, et conduire une moto. Puis eux deux étaient largement capable de survivre avec peu de chose. Le Loup et la coyote étaient des prédateurs et ils avaient assez de jugeotes pour vivre avec pratiquement rien. Donc c'était jouable à ce niveau là. Elle était curieuse d'entendre l'avis d'Adam sur son idée.

Mercy caressa Adam l'air de rien. Lui rendant son regard intense, elle était partagée entre l'envie de jouer et de poser les questions qui la tracassait. Elle voulait entendre ce que ressentait Adam. Se rendant ainsi compte, à quel point sa présence l'aidait à mieux relativiser sa présence à Aspen. Elle aurait pu y retourner seule si besoin et elle l'aurait fait sans rechigner. Cependant y aller avec son compagnon, était différent. Dieu qu'en seize ans, elle avait évolué.  Mercy fut touchée par les paroles d'Adam. Elle resserra sa poigne sur la main d'Adam et se rapprocha pour déposer un baiser sur la commissure de ses lèvres. Tout en prenant garde, de ne pas le perturber dans sa conduite, enfin de pas trop le perturber. Elle se recula un peu, pas assez pour retrouver son siège correctement, mais assez pour ne pas gêner les mouvements du loup. Posant sa main sur le torse du loup, afin de sentir son cœur, bridant volontairement son envie de sentir tous les muscles d'Adam sous ses doigts.

" Tu as déjà ta propre force, je ne fais que la renforcer, tout comme tu renforces la mienne. Je suis contente de revenir à Aspen, en étant ta compagne, même si 16 ans plutôt je n'aurais jamais imaginé, être la compagne d'un alpha dominant à souhait. C'était quand même assez mal barré, vu que je ne voulais plus qu'aucun loup m'approche... Mais toi tu as réussi. Et maintenant,  je pourrais tuer quiconque tentant de nous séparer."

Ce n'était pas une promesse vaine et elle savait qu'Adam pourrait faire la même chose. Tout comme c'était la vérité, quand l'adolescente avait décidé de plus faire confiance aux loups lorsqu'elle avait été bannie. Mais la décision avait été violente à vivre et à longue à comprendre. La coyote était devenue une adulte, elle avait grandi et son compagnon avait su se montrer patient.
" Oui je te ferais visiter les endroits sympa, les points vues magnifiques et des coins de chasse pas mal. Puis je te montrerais la maison où j'ai grandi !"  

Qu'elle s'appliquerait aussi à faire visiter, cela va de soi. En tout cas, ils avaient déjà de quoi s'occuper un moment, sans compter les tâches de Bran. Mercy était certaine qu'ils n'allaient pas s'ennuyer. Elle sentait Adam se tendre par sa proximité provoquée, la conduite l'empêchait de bouger comme il le voulait. Mercy s'en amusait, sans honte. Elle lui redonna un baiser au coin des lèvres d'Adam avant de regagner sagement son siège, sans oublier de le gratifier d'un sourire innocent, même si son regard avait une lueur mutine. Le désir inassouvi depuis des jours commençait à se réveiller. Mais avant de l'écouter ou de s'amuser un peu plus à jouer avec le loup, Mercy ressentit le besoin d'ajouter une chose.

"Même si je suis contente de revenir  à Aspen,  ça me fait  bizarre. Je n'arrive pas à me sortir cette sensation. Si j'y reviens, c'est parce que je suis ta femme... Je doute que Bran aurait eu besoin de moi dans le cas contraire. Ma présence est requise juste parce que je suis la femme d'un alpha. Si j'étais mariée à un banal type, peut être que jamais je n'aurais remis les pieds à Aspen...   "

Elle l'avait dit dans un murmure. Cela lui faisait de la peine, vraiment, de ne pas savoir si Bran l'aurait appelé en cas de besoin. Et si sa vie n'avait pas croisé celle d'un loup, Mercy aurait pu continuer à vivre dans remettre les pieds dans sa maison d'enfance. La coyote avait un peu l'impression d'être dépréciée et d'être invité qu'à cause de son mariage. C'était assez douloureux à admettre, surtout qu'elle ne savait pas si c'était la vérité ou non. Mercy avait exprimé ses doutes, c'était assez rare, mais elle le faisait parfois en présence de son mari. Elle  tendit la main pour ressentir à nouveau le contact avec Adam, elle en ressentait le besoin. Mercy ne serait pas contre de l'avoir contre elle, là tout de suite maintenant. Mais la voiture roulante n'était pas l'idéale.


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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Ven 13 Mar - 22:56

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam


Habituellement je m'emplois à la fois à être toujours disponible et attentif à tous, et en même temps ne pas être accablé par la présence de mes loups au point de ne pas pouvoir travailler. C'est donc une conscience collective que j'ai la plupart du temps, ils sont comme un ensembles de fils enlacés les uns aux autres. Je suis capable de les distinguer et de les localiser si je me concentres dessus, mais la plupart du temps, tant qu'aucune émotion ne m'inquiètes je mets ma perception au second plan. Aujourd'hui sans aucun effort j'ai baissé toutes mes barrières, ouvert toutes mes perceptions qui se sont aussitôt mêlées à celles de Mercy. Peu à peu je la sens s'installer dans ma conscience, mes sens, emplir mon esprit de son énergie bouillonnante, de son essence si particulière. Je peux ressentir ces émotions, les partager, et deviner avant qu'elle ne parle ce qu'elle va me dire. J'aime cette transparence, car elle nous permet de nous comprendre mieux, d'être aussi honnête qu'il est possible l'un envers l'autre. Et cela nous oblige aussi à nous surprendre, à déjouer nos connaissances mutuelles pour que l'autre ne découvre pas les plans concoctés.

Je me surprends à me détendre, à juste apprécier la route dégagé, l'odeur de Mercy qui emplit l'habitacle, le soleil qui réchauffe nos corps. Même le paysage qui peu à peu me devient de moins en moins familier ne me paraît pas encore tout à fait étranger. Rouler endort les loups, et peu à peu je sens le mien reculer, se tasser, se désintéresser de son environnement. Le calme de sa compagne coyote finit de le convaincre qu'il peut me laisser pour un moment. J'aimes le sourire mutin sur ces lèvres, et ses cheveux bruns qu'elle laisse voler librement autour de son visage. Je n'ai aucun mal à imaginer l'adolescente qu'elle était, l'enfant fougueuse et pourtant méfiante, à la recherche d'attentions, mais se gardant bien de se laisser retenir. Je sais qu'elle a été un grand défi, même pour Bran, mais quand je vois la femme qu'elle est, celle qu'elle est devenu par sa volonté et son courage, et bien, je ne peux qu'être fier.

Ces plaisanteries continuent, et entrant dans le jeu je souffles tragiquement, imaginant sans mal mes loups classées par couleurs à notre retour, voir portant des costumes assortis.

-Si elle fait ça, et si ils acceptent, je crois que je les envois tous en stage dans un endroit qu'ils détesteront. Comme le désert de Los Angeles.

La caresse de Mercy m'apaise, et me donnes envie de fermer les yeux de contentement. La sensation de sa petite main douce fourrageant dans ma barbe naissante est agréable, provocante. Peut être laisserais-je ma barbe pousser à Aspen si cela lui plaît. Son regard rêveur peut tout me faire accepter. Je sais qu'elle a été privée de beaucoup de choses dans ses années d'errance ayant suivis son départ de Aspen, aussi aujourd'hui, je suis déterminé à lui donner tout ce qu'elle souhaite. Dans la mesure du raisonnable évidemment, un élevage de chat ou un cimetière galeries de voitures étant évidemment hors de question. Je hausses un sourcil moqueur devant sa suggestion, puis embrasse sa paume furtivement pour ne pas plus la provoquer.

-Une envie de jouer les Bonnie & Clyde mon amour ? Ton idée est très tentante, une fois que le climat sera apaisé, nous y travaillerons. Tu dois être à croquer sur une moto.

A savoir si nous en prendrons une ou deux, dépendra surement de longues discussions, d'arguments jetés à la va vite, de défis, et de jeux ou tout est permis pour gagner. Comme quoi, la moindre décision peut être déjà un événement. J'écoutes avec attention sa réponse, et acquiesce, savourant son baiser furtif, retenant un instant sa main contre moi. Je n'ai pas besoin de répondre, mon regard, mon corps, proclament qu'elle est tout pour moi. Pour elle j'ai faillis désunifier ma meute, et j'ai risqué de perdre le contrôle de tous mes loups. Elle est ma plus grande force et ma plus grande faiblesse. Ma fierté et ma peur. Je l'aime plus qu'il n'est raisonnable, même si elle est la plus rapide à me faire sortir de mes gonds ou à m'inquiéter.

-C'est un très bon programme, j'espère qu'on pourra faire tout ça rapidement, mais je crains que l'on ai d'abord à respecter quelques longues réunions avant d'espérer visiter quoi que ce soit. Mais ce ne sera que plus sympa de s'évader.

La joie et l'impatience que je sens chez ma femme sont contagieuses, et je l'imagines sans mal, petit coyote ondoyant dans les paysages d'Arpent, se cachant pour mieux surprendre et bondir sur les infortunées victimes de son attention. Elle avait dû être une enfant joyeuse, aimante et sensible.

Mercy s'agita, attirant mon attention alors qu'elle se penchait de nouveau vers moi, profitant de mes limites physiques et de ma concentration pour déposer un nouveau baiser fugace sur mes lèvres. Je grognais, et en signe de représailles pinçait légèrement son genou, laissant ensuite ma main sur sa cuisse. Je veux bien la laisser s'amuser un peu à mes dépends, mais elle devra s'attendre à ce que je répliques...

Ses paroles me marquent et provoquent une curieuse sensation entre la peine et la colère. Je l'attires vers moi d'un bras, en une semi étreinte qui me laisse le champ libre pour déposer un baiser de réconfort sur son front. Je n'aimes pas quand sa vérité est aussi cruelle. Je sens encore la souffrance et le rejet dans tout son être, et cela me révulse. Comment pourraient-ils ne plus souhaiter la voir quand elle est devenue cette femme si merveilleuse ? J'ai besoin d'elle chaque jour, elle est nécessaire à l'harmonie de la meute, elle est un repère indispensable, et pourtant elle a autrefois été chassée et exclue de sa famille pour une erreur qui n'était pas la sienne. Et cela, je ne pourrais jamais l'oublier.

-Peut être ne serais tu pas revenue à Aspen effectivement, mais étant le territoire le plus dangereux de toutes les meutes, ne pas y revenir avant a été une bonne décision. Il y a trop de loups solitaires ou échappant à tout contrôle qui te prendrait comme cible sans réfléchir un instant aux conséquences. Je sais que tu es plus que capable de te défendre seule, mais un loup qui a perdu toute raison...il ne peut que détruire. Cela mis à part, je penses qu'on ne pourra empêcher aucun Cornick d'apparaître de temps à autre dans nos vies. Et crois moi, je penses que Bran te surveilles bien plus que tu ne l'imagines.

Je tendis la main instinctivement, saisissant la sienne que je parsemais de baisers tendres. Je sais combien elle déteste confier ses doutes ou ses peines, et je devines comme cela a du lui être pénible. D'autant plus qu'elle est persuadé que notre mariage est tout ce qui lui confère un intérêt auprès des Cornick et un accès à son passé. Mais pour ma part je sais que bien que cruel, ce geste été destiné à la protéger, à lui donner un avenir, à la pousser à trouver sa place. Ce qu'elle a d'ailleurs fait, en surprenant tout son monde naturellement !

Ce séjour promet d'être intense, tant par sa charge décisionnelle, que émotionnelle.







   
Emi Burton/Mickaëla Weaver
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Jeu 2 Avr - 10:34


La jeune femme appréciait ses moments où ils étaient en tête à tête. Ils étaient parfois assez rares, ce qui les rendait encore plus unique et agréables à apprécier.  Des instants rien qu'à eux deux comme celui qu'ils vivaient  dans la voiture. Au moins le voyage à Aspen, leur permettrait de passer du temps en tête à tête. Même si ils auront surement des tâches à accomplir. Cependant , cela ne devrait pas leur prendre toute leurs journées ou peut être que oui. Il sera temps d'aviser en temps voulu. Pour l'heure, il n'y avait personne d'autres dans la voiture, que les deux compagnons. D’ailleurs la route était déserte. A croire qu'on leur laissait le champ libre, que le monde s'écartait pour qu'ils profitent. La coyote n"était pas assez niaise pour croire cela. C'était juste le fruit du hasard. Observant tour à tour la route, le paysage et le chauffeur, Mercy pouvait constater qu'Adam commençait à se détendre et à apprécier le trajet. Le fait de parler leur faisait du bien.
La coyote imaginait bien les loups de la meute se teindre les cheveux. Certains n'oseraient peut être pas franchir le pas, mais d'autres le feront par amusement. Cela serait fun et intéressant à voir, notamment d'observer la réaction de l'alpha. Il serait tout à fait capable de les envoyer en plein désert même si ça serait une solution extrême pour quelques colorations. De toute manière, ils verraient bien cela à leur retour. Rien ne dit quand cela se produira, après tout ils venaient juste de partir. Les affaires d'Aspen pourraient les retenir un bon moment.

Ses mains caressaient le visage de son compagnon, alors qu'elle l'imaginait barbu. Tout comme, elle fomentait une escapade à moto. Oui elle se verrait bien parcourir les routes sur un deux roues, si en plus Adam l'accompagnait, c'était encore mieux. Aller voir l'océan ou juste parcourir les routes tranquillement.

"Tout à fait ! Peut être en oubliant le coté criminel..sauf si tu veux te mettre à braquer des banques, Chéri ?  Remarque cela pourrait avoir un coté très sexy et excitant.  Et ne suis je pas à croquer tout le temps ?"

Mercy prit un air faussement offusqué, parce qu'elle savait très bien l'effet qu'elle avait sur son mari. C'était à peut près le même effet qu'il avait sur elle. Ils étaient devenus complémentaires. Mercy savait qu'elle n'avait pas besoin d'être hyper féminine pour plaire à son mari. D'ailleurs c'était très bien comme cela, vu que ce n'était pas son genre d'être manucurée et en vêtements typiquement féminin tout le temps. Elle était naturelle la plus part du temps, prenant soin d'elle quelques fois pour surprendre son époux.

Le programme plaisait aussi bien à la coyote qu'au loup, c'était déjà ça. Il leur faudra juste du temps pour pouvoir en profiter. Dure de savoir à l'avance ce que le Marrok avait prévu. Le boulot passerait en premier dans l'ordre des priorités. Mais ils arriveraient surement à trouver du temps pour leur couple. Ou ils partiraient en douce, cela aurait un coté plus amusant.  Mercy ne s'offusqua de la main posée sur sa cuisse, au contraire, elle s'attendait à une réaction de sa part. Elle n'était pas déçue, quoique peut être un peu sur la mollesse de sa contre attaque. Elle ne fit cependant aucune remarque, se contentant de parler de son ressenti sur sa venue à Aspen.

Mettre des mots sur ses émotions ne l'avaient pas vraiment permis de se sentir mieux, mais au moins elle s'était plus ou moins libérée et confiée à Adam. Mercy se laissa attirer vers le loup, ce n'était pas très pratique avec le levier de vitesse et le frein à main en plein milieu. Mais elle se laissa aller contre lui, enfouissant sa tête contre son cou. Elle entendait les paroles de son mari. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres.  

" Je sais, qu'il a toujours veillé sur moi à sa manière. D'ailleurs, c'est bien lui qui t'as poussé à emménager à coté de chez moi pour mieux me surveiller. Sans son intervention, tu aurais fait quoi avec une coyote sur ton territoire ? Il y a 20 ans de ça, aurais tu imaginé un jour intégré une coyote dans ta meute ? "  

Laissant sa main emprisonnée dans celle de son autre, elle garda sa tête posée contre l'épaule masculine, même si cela lui faisait un peu mal au dos. Son regard allait tour à tour de la route au conducteur,  alors que sa main libre se mit à caresser son torse, lentement.

"Ça roule bien ce matin.  Tu comptes faire une pause ?  "

En tout cas, elle espérait qu'il ne veuille pas faire le trajet d'un trait. Elle ressentait déjà l'envie de se dégourdir les pattes, ou de profiter à fond de son compagnon, c'était aussi un moyen de bouger. De toute manière, elle le distraira si besoin.
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Mar 7 Avr - 22:36

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam

La route déserte, et le soleil dans les arbres semblent tous deux indiqués qu'en cette journée rien ne pourra nous distraire. Nous avons nos téléphones bien sûr, mais enfouis dans nos sacs, et tout le monde est bien prévenu que vu les routes que nous allons emprunter il y a plus de chances que l'on ne soit pas joignables que le contraire. Et c'est parfait. C'est ce qu'il nous faut. Une coupure nette et claire avec tout le monde, les obligations comme les questions. Et c'est d'autant plus apprécié qu'une fois à Aspen nous serons à la fois en terre étrangère, mais en plus attendus à la fois comme consultants et comme famille. Ce qui est toujours pesant. Je me détends avec les kilomètres qui défilent, et le babillage rassurant que nous échangeons avec ma femme.

Elle est magnifique. Le soleil illumine ses cheveux, leur donnant des reflets semblables à ceux de l'automne. Ses yeux sont pétillants, mutins. Je sais qu'elle reprend peu à peu ses habitudes effrontées de coyote alors qu'elle laisse derrière elle le poids du rôle de la femelle alpha. Je la sens d'humeur enjôleuse, et je déposes un baiser sur son épaule pour la faire patienter. On est presque arrivés et il me faut obtenir juste un peu plus de patience de sa part. Ce qui devrait être jouable si j'arrive à me concentrer sur la route et lui faire croire que je suis trop concerné par ce qui nous attend pour réagir à ses tentatives de séduction. Alors que croyez-moi, quand Mercedes a décidé qu'il était l'heure de jouer tout mon self contrôle se réduit à celui d'un chiot devant un écureuil. Je ne peux pas résister à Mercy, même avec toute ma volonté elle réveille des choses en moi que je ne peux pas contrôler. Mais j'ai d'autres plans en tête, et ils méritent pour cela que l'on se tienne bien encore un peu. Et puis ça a quelque chose de terriblement amusant de laisser monter la pression comme ça. Car aujourd'hui on est sûr que nous avons tout le temps du monde pour nous, et que rien ne pourra nous séparer. Alors nous allons en profiter.

Je ne sais pas si je dois dire un oui catégorique ou un non tout aussi définitif à sa proposition de moto finalement. Car d'un côté s'échapper et faire la course à moto sera un superbe moment à partager. Nous pourrons nous enfoncer dans nos territoires le temps de quelques jours et faire du camping sauvage, vivre de nos trouvailles et de nos chasses. Mais d'un autre côté je sais qu'elle ne pourra par la suite pas résister à ce moyen de locomotion si pratique et véloce. Et je m'imagines déjà mes sueurs froides quand je découvrirais que sa moto n'est plus à côté de la mienne au milieu de la nuit...

Ses questions demandent réflexion, et je souris en me rappelant ce fameux coup de fil il y a semble-t-il une éternité de cela alors que finalement c'était il y a bien peu à notre échelle.

-Oui c'est lui qui me l'a demandé, mais j'ai toujours pensé que je n'avais pas vraiment les moyens de refuser. Il m'offrait un territoire riche et prospère pour ma meute, une chance pour nous de nous établir pour de bon, à la seule condition que cela soit précisément en face de chez toi, et que je veilles personnellement sur une jeune femme. Cela m'a surpris bien sûr qu'il ne me dise rien de plus à part ton nom et le fait que tu étais très spéciale. Je penses que ce devait être un test pour tous les deux. Au début j'ai cru qu'il me punissait finalement et qu'il voulait me voir échouer tant tu semblais déterminée à tout faire pour te mettre en danger. Mais finalement je crois qu'il sent les choses avant même qu'on ne puisse les imaginer. Sans lui, eh bien je ne me serais certainement pas installé sur ton territoire en premier lieu, et en second j'aurais tout fait pour que nous ne nous rencontrions pas. J'aurais maintenu un climat d'ignorance neutre comme nous le faisons avec les autres espèces quand nous ne sommes pas en guerre. Mais il se pourrait aussi que ton chat ai de toute façon atterri chez moi, et que je sois tombé éperdument amoureux d'une coyote sauvage sans avoir le temps de le réaliser.

Sa tête posée sur mon épaule avec tendresse me rappelle les heures entières que nous avons volées juste pour nous, à nous rouler dans la forêt et à faire la sieste blottis l'un contre l'autre. Ou les discussions que nous avons aux petites heures du jour quand un bruit nous réveille mais qu'en réalité il ne s'agit de rien. Je sens son impatience, et je pinces doucement sa hanche alors que je lui indiques du doigt un point vert et rouge pas si loin.

-Tu vois ce champ de coquelicot là-bas ? Il y a aussi une cabane et je pensais que l'on pourrait s'y arrêter pour déjeuner. On y sera d'ici quelques minutes si tu veux bien ma douce.

   
Emi Burton/Mickaëla Weaver


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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Dim 3 Mai - 15:32



Taquiner son compagnon, jouer à éveiller ses envies, à titiller son contrôle, Mercy profitait de leur intimité retrouvée pour le faire. Aimant jouer avec Adam et testant ses limites, le bougre ne cédait pas encore, mais la coyote n'avait pas dit son dernier mot. Puis il fallait y aller progressivement, faire monter lentement l'envie et la pression. Sourire mutin, la femme observait le Loup et sa maîtrise. Imaginant ce que pourrait donner une virée en deux roues, rien qu'eux deux. Mettant l'idée dans un coin de sa tête, parmi tout les projets sympa à faire avec Adam, certain incluait sa fille et d'autres la meute. La famille dans son ensemble en quelque sorte. Des projets qu'elle tenterait de rendre réel, bien qu'elle savait que certain était voué à rester des rêves. Mais pour le moment, la demoiselle préférait se concentrer sur l'instant présent. Toujours donner une priorité au présent, sans passer son temps à regarder en arrière ou à espérer un meilleur avenir. Sans compter que le moment était  agréable et augurer des instants tout aussi appréciables.

Le Marrok avait en quelque sorte joué le rôle d'entremetteur dans leurs rencontres. Sans son appel, peut être que jamais Mercy n'aurait rencontré son mari. Elle était allée dans les Tri Cities, pour pouvoir bosser dans le garage de l'ami de son père. La présence d'une meute ou non n'avait été un critère de décision. Bon si elle avait été face à une meute hostile et un alpha dangereux. Peut être qu'elle aurait revu son jugement au fil du temps. Du moment que ce n'était pas à Aspen, la coyote aurait pu s'installer n'importe où. Puis il avait fallu qu'un type emménage à coté de son mobile home et qu'en comble de tout qu'il soit un Loup, qui plus est un alpha. Sur le coup, elle ne s'était pas doutée une seconde de l'intervention de Bran. Non, elle avait mis plusieurs mois voire années pour le découvrir. C'était peut être mieux ainsi, la coyote n'aurait pas hésité à s'éloigner sans demander son reste. Se tenir à l'écart des Loups pour être tranquille, une  action qui aurait été vaine évidement, surtout quand on connaissait le Marrok.


«  Il a fallu que j'adopte un des rares chats qui supportent la présence des loups  ! » et des vampires aussi. Mercedes se rappelait le  nombre de fois où Adam l'avait appelé pour qu'elle vienne récupérer sa boule de poil.
« Mon chat doit avoir une âme d'entremetteur aussi... et elle sait séduire les loups. Avoue que tu l'aimes bien, hm ? »  En tout cas, il ne manquait de dispenser quelques caresses à l'animal qui savait très bien en quémander.

Mercy tourna son regard, vers l'horizon pour apercevoir les dit coquelicots. Elle n'avait jamais remarqué l'existence de cette cabane, en même temps, elle avait rarement emprunté cette route, ou sinon sous les lueurs de la nuit.
« Mon biker barbu qui me parle de fleur comme c'est mignon... Pourtant tu m'en offres jamais ! » Une moue faussement triste se forma sur les lèvres de la jeune femme. Pourtant un bouquet pourrait parfumer la maison. Même si en vérité, elle n'était pas très branchée fleur, mais de temps à autre, cela pourrait faire des attentions surprenantes.
La voiture finit par s'arrêter après avoir cahoté pendant quelques minutes sur le chemin de terre. Ils avaient quitté la route principale, s'enfonçant dans l'arrière pays, loin des voitures et des routiers. Mercy se redressa coupant tout contact avec son compagnon. Dès que le moteur du véhicule s'arrêta, sa ceinture se défit et elle sauta prestement à l'extérieur. Respirant à pleins poumons une bonne bouffée d'air fraîche, ainsi son odorat put constater qu'il n'y avait aucun odeur marqué dans les parages. Seulement celle de son loup de mari, elle tourna sur elle même pour observer les lieux. A part la nature, il n'y avait pas grand chose à voir. Mais c'était très bien ainsi. La foret leur offrait un petit cocon supplémentaire avec une touche de couleur. Elle se pencha pour cueillir un coquelicot esseulé. Sentant le parfum de la fleur, elle la mit sur la boutonnière , qu'elle venait de défaire de sa chemise, geste tout à fait innocent, ou peut être pas tant que ça.., puisque cela permettait d’apercevoir les prémices de son nouvel ensemble. En même temps, Mercy s'approcha de la dite cabane, qui semblait un peu délabré sur les bords.

«  Comment connaît tu l'existence de cette cabane ? »Parce que sans savoir qu'elle était là, on pouvait facilement passer à coté. «  C'est ton repère secret ? Ta garçonnière ? Hm C'est ici que tu ramenais tes conquêtes ? Ou tes proies pour les avaler toutes crues ? »
proposait elle amusée en se tournant pour le dévorer du regard avec une certaine convoitise. Son odorat ne sentait aucune odeur féminine pour l'instant, plein d'odeur de divers animaux mais aucune de femme. C'était sûrement mieux ainsi, même si elle n'avait aucun doute sur la fidélité de son compagnon.

La coyote laissa le loup approcher. Quand il arriva tout près d'elle, elle se colla contre son torse, cette fois ci aucun volant l’empêchait d'agir. Ses mains vinrent se croiser contre la nuque masculine, alors que ses lèvres déposèrent un chaste baiser sur les siennes.  Se mettant sur la pointe des pieds, elle l'embrassa plus passionnément, s'arrêtant pour reprendre son souffle et écartait légèrement son visage pour mieux voir celui d'Adam.

«  Auriez vous d'autres surprises en réserve M'sieur Hauptman ? » La coyote se demandait s'il avait prévu des choses à manger pour cet arrêt. Même si à cet instant la nourriture n'était pas la chose qui lui faisait le plus envie.. D'ailleurs, se rapprochant elle se mit à mordiller la lèvre inférieur du loup, tout en se collant encore plus contre lui et priant que rien ni personne ne vienne les déranger.



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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Dim 10 Mai - 19:59

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam


Je profites du calme apparent de ma compagne pour me remémorer les derniers détails de mon plan détente. Le repas est prêt, soigneusement empaqueté parmi nos affaires, ce qui lui a permit de passer inaperçu. Ca aurait été bien dommage de devoir expliquer la présence de ce sac supplémentaire à ma belle inquisitrice. Cette dernière ne manque d'ailleurs pas de me regarder avec une attention que je sais maligne et destinée à obtenir quelque chose de moi. Le loup lui est déjà aux aguets indifférent a la route ou au fait de devoir se rappeler ou est la clé de la cabane entre autre. Pour lui la priorité est bien de satisfaire sa compagne, et les signaux de la coyote sont sans équivoque pour lui. C'est déstabilisant de sentir son propre désir être décuplé et parfois totalement envahit de celui du loup. Mon amour et mon désir pour Mercy n'ont pas connu d'égal avant elle, même la mère de Jessie n'a pas créé ces sensations brûlantes en moi. Mercedes si, d'un regard, d'un geste, son odeur, sa voix tout en elle m'attire et rend mon corps électrique. Et le loup n'est pas en reste, sans cesse à l'affut de la moindre attention. Je suis même certain qu'il ronronnerait s'il le pouvait ! Il ne perd pas une occasion pour rouler métaphoriquement contre la bête de ma femme, s'entremêler à elle, et lier de façon encore plus complète nos essences. C'est terriblement intime, et bien que le choc s'atténue avec le temps, c'est toujours une sensation à couper le souffle. Comme si mon coeur était réellement dans les mains de Mercy et que je tenais le sien battant dans les miennes.

Je caresses ses cheveux d'une main légère alors que je gares enfin la voiture contre le petit chalet de bois. C'est spartiate mais c'est confortable et nous pourrons en profiter pour nous reposer et nous ressourcer avant de repartir. Le chemin est long jusqu'à Aspen et nous n'avons pas vraiment eu le temps d'en parler. Mais je crois que plus que tout nous désirons tous les deux un moment de liberté sans responsabilités ni décisions. Juste courir l'un après l'autre, chahuter au soleil, nous rouler par terre comme des enfants, nous gorger l'un de l'autre jusqu'à satiété.

Je souris à la remarque sur son chat. Quelle emmerdeuse celle-là. Ca a bien été ma chance de la trouver sur mon chemin. Mais Mercy n'a pas tord, sans elle il se pourrait que n'ayons fait ni l'un ni l'autre aucune approche. Mes ordres étant de la protéger je n'aurais certainement pas plus tenter que cela de l'approcher; tandis que de son côté son aversion des créatures surnaturelles était à ce moment bien assez forte pour qu'elle rejette quiconque envahissant son territoire. Finalement la volonté de Ban n'était peut être pas si dénuée d'intérêt, et quand à son chat, je suis certain qu'elle a été charmé par un fae ou une sorcière, car elle dispose manifestement de capacités qu'une bête ne devrait pas avoir.

-Je ne t'offres pas de fleurs, car je sais que tu te désolerais de les voir se faner, regardes plutôt cela. Je t'offres un champ entier de coquelicots magnifiques, et brillants de vie, n'est-ce pas mieux ?

Mon sourire se fait mutin alors que je la regarde, lui lançant le défi de continuer sur sa lancée boudeuse.

A peine arrivé, Mercy sauta de la voiture, respirant à plein nez, et découvrant sans plus m'attendre notre nouvel environnement. Totalement isolé cet endroit est un refuge sécuritaire pour ceux qui sont de passage. Je me suis assuré cela dit qu'il ne soit pas occupé en marquant de mon odeur et de mes griffes les arbres les plus proches. Je ne voudrais pas que nous croisions un solitaire par mégarde.

-C'est un lieu neutre, un foyer temporaire pour les loups solitaires, et on l'utilise aussi parfois entre alphas, ou pour isoler un jeune loup. Tes suppositions sont bien imaginatives très chère, est-ce ainsi que tu imagines mon passé avant toi ? Quelle femme provocante tu es.

Nous nous rapprochons l'un de l'autre, adoptant instinctivement ce pas de prédateur qui titille tout nos sens quand la chasse mène au contact incandescent de nos corps. En un instant elle est là, son menu corps pressé contre le mien, ses bras venant enserré ma nuque pour m'attirer dans un baiser si léger que je grognes de mécontement, et mordille son cou en signe de représailles alors qu'elle continue ses taquineries. Quand je la regardes de nouveau, elle en profites pour initier un baiser beaucoup plus profond, qui nous fait perdre notre balance pour un instant. A l'instant ou l'on relâche notre étreinte je sais que jamais je ne pourrais me lasser d'elle, que je ne serais jamais assez imprégné d'elle. Je suis à elle, et elle est à moi. Mais ça ne semble pas assez.

Je n'ai plus envie de parler, même si c'est un jeu tout aussi délicieux, je ne peux plus attendre, pas quand elle mordille ma lèvre ainsi, ondulant contre moi, hérissant tout mon corps et faisant hurler le loup. Brusquement je la soulèves et la serres contre moi, l'embrassant avec fougue tandis que je la portes et l'emmènes derrière la cabane. A quelques mètres de là, soigneusement préservé par des saules pleureurs, se cache un bassin d'eau clair, délicieusement frais. A cette heure de la journée, je le sais assez chauffé par le soleil pour que l'on puisse s'y prélasser. Et je penses que cet interlude ravira ma femme affamée. Je ne la déposes que lorsque je peux l'allonger sur un matelas de mousse, pour venir à mon tour me coucher à ses côtés, parsemant sa peau de baisers suivis de mes mains survolant son corps, retroussant peu à peu ses vêtements pour en obtenir plus avec une patience toute relative.


   
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Ven 12 Juin - 23:42



Après une union, Mercedes appréciait le calme, pouvoir profiter de l'odeur des peaux encore recouverte de sueur. Écouter leurs respirations retrouvait leur calme, leurs rythmes de croisière. Avoir enfin du temps pour eux, rien qu'eux. La coyote se délectait des mains et des caresses de son compagnon. Immobile, elle profitait de l'instant. Puis sa faim se faisait plus tenace, au point qu'elle la poussa à se lever. Sans manquer de faire une p'tite marque sur le loup, preuve d'appartenance qui va s'effacer très rapidement.

Regardant par la fenêtre par curiosité, Mercy laissa échapper un soupir d'aise, quand Adam vient à se coller contre elle. Son corps se plaqua contre le sien, elle pencha sa tête en arrière contre l'épaule si masculine, offrant sa gorge sans le moindre souci. Frissonnant encore sous le contact de la langue sur son cou, Mercy ferma les yeux. Râlant presque quand le loup se décolla et partit chercher le repas.

S'avançant sur le pas de la porte, elle put observer Adam et le panier de victuailles. Deux choses qui étaient plaisantes à regarder. Elle sortit ainsi, laissant les rayons du soleil dansaient sur sa peau naturellement halée.

« Homme, si tu me mouilles, tu le seras aussi... »

Répliqua t'elle amusée, alors qu'elle s'approchait de lui. Elle était beaucoup plus à l'aise dans l'eau que lui, remarque les loups n'aimaient pas l'eau de manière général. Un coup d’œil aux alentours, ils étaient entourés par la forêt, seul au monde. Arrivée près de la couverture, elle pouvait observer les victuailles que son mari avait amené en cachette. Elle ne s'était aperçue de rien, remarque elle n'avait pas du tout gérer les bagages Adam était beaucoup plus adepte de la logistique et de l'organisation qu'elle même. Sous son œil amusé, elle vit les victuailles colonisaient la couverture. Le loup n'avait pas lésiné sur la quantité, tout en prenant des produits aimés par les deux. Néanmoins le déballage fut rapide. Mercy s'accroupit à hauteur d'Adam, passant un bras autour de ses épaules avant de l'embrasser. D'un murmure un merci sortit de ses lèvres quand elle se décollerait de celle masculines. Elle le remerciait pour cette pause agréable et de toutes les attentions qu'il avait fait preuve donc ce pique nique surprise. Son mari avait bien joué sur le coup. Elle finit par se poser sur la couverture en face d'Adam, pouvant ainsi le regarder sans détour dans son plus simple appareil. Bien contente d'être la seule à profiter de ce spectacle.

Le repas  se déroula tranquillement entouré par le bruit du vent dans les feuilles. Loin de tout, cela permettait de se déconnecter entièrement. L'estomac de la coyote était ravi par cet apport de nourriture. Elle pensa aux cookies qui étaient encore dans la voiture.

«  Y'a encore les cookies mais je propose qu'on les garde pour ce soir. J'sais pas si tu as eu le temps d'en manger, avant le lever des ventres sur pattes. »


Les pâtisseries ne faisaient pas long feu en général chez eux, sauf si elle les cachait ou mettait un mot interdisant quiconque d'y toucher. Mais au moins, cela faisait plaisir à tout le monde. Elle rangea le reste de victuailles – même si ce n'était pas énorme- et elle prit soin de mettre les emballages dans un sac. Le sac fut casé dans un coin de la couverte, alors qu'elle s'allongea sur le dos pour laisser le soleil réchauffait sa peau. Elle n'avait pas froid, mais un rayon sur le ventre était toujours appréciable surtout après un repas. Fermant les yeux, s'abandonnant totalement à l'écoute de la nature, son odorat humait la douce odeur de son compagnon. Sa main se mit à frôler sa cuisse dans des mouvements légers.

« On devrait faire ça plus souvent, c'est si agréable de t'avoir rien que pour moi.. » murmura t'elle, mais elle savait que Adam l'entendait. Elle continuait sur une note moins romantique. «  Tu me dis quand tu veux repartir ? » Elle pourrait rester ainsi quelques heures, juste pour ne pas rompre l'instant. La coyote évitait de trop penser à Aspen pour le moment.




Dernière édition par Mercedes A. Hauptman le Dim 26 Juil - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Sam 20 Juin - 11:28

What all this fuss is about ?!
Mercy & Adam



Humains nous oublions souvent que nous sommes avant tout des bêtes. Civilisées, ordonnées nous obéissons à des règles de société et de bonnes manières. D'autant plus que nous vivons en groupe, en famille, et qu'il y a des choses qu'on ne partage pas avec tous. Pour nous garous c'est comme si nous étions deux tiers animaux. La nudité nous est naturelle et nullement embarrassante, les contacts physiques nécessaires, l'autorité se fait par la force et la présence physique. Aussi nous devons à la fois subvenir aux besoins du loups, répondre à son instinct, et en même temps maintenir les convenances humaines. Aussi il est hors de question évidemment que l'on se promène nu chez moi ou que les couples aient un comportement trop intime. Personne ne s'en soucierait, mais nous devons maintenir ces règles pour ne pas oublier. Tant que nous vivrons insérer dans une société humaine, et non pas réellement comme des loups dans une immensité sauvage et non conquise, nous devrons le faire. Aussi Mercy et moi ressentons au quotidien la frustration de nos propre edits. Bien que les murs et portes de la maison soient épais, rien n'est à l'épreuve des longues oreilles lupines, et le va et vient constant de loups et invités dans la maison, fait qu'il n'est pas si facile pour nous de nous accorder ces moments d'abandon charnel.

Aussi quand nous pouvons virer tout le monde, nous ne nous gênons pas le moins du monde. Et des escapades comme celle-ci, vont devenir habitude je penses. Sillonner la route est une activité satisfaisante pour nous deux, et cela nous permet aussi de parler de tout et de rien sans la pression des affaires lupines ou surnat en général. Parfois il est bon de s'abandonner à la monotonie du quotidien, l'écouter me décrire avec une affection débordante de la dernière voiture qu'elle a retapé, de son prochain projet. Juste la regarder bouger avec animation tant elle est passionnée. Je ne me lasserais jamais de ses regards sombres et brûlants, de ses petites mains qui me retiennent avec une douceur et une fermeté incroyables.

Nous sommes allongées l'un contre l'autre, entremêlés, encore essoufflés de nos ébats, nos cors portant les marques de notre passion. Je retrace ses courbes du bout des doigts, embrasses son cou que je mordille, pinces une fesse ronde avant de poser ma main tendrement sur l'arrière de sa cuisse. Elle est magnifique. Je résistes à l'impulsion de l'emprisonner entre mes bras, de la couvrir de mon corps encore une fois pour que plus jamais elle ne me quitte, que nous fassions qu'un pour le reste de nos vies. Je frottes mon nez contre le sien avec tendresse alors que son ventre gronde avec force. Ce n'est pas le premier signe de faim de son corps, mais celui-ci est particulièrement exigeant. Sous peine de me faire dévorer, il vaudrait mieux que j'accède à sa demande et nous fournisse de quoi manger. Ses dents pointus ne tardent d'ailleurs pas à s'attaquer à mon épaule, et je la laisses faire avec complaisance, soupirant sous la délicieuse douleur. Mon loup est lové contre nous, acceptant sans broncher cette marque de dominance de sa compagne coyote.

Je la laisses me quitter, ne la quittant pas des yeux alors qu'elle se redresse lentement, encore indolente et ébouriffée. Elle ne manque évidemment pas une nouvelle occasion de me taquiner et je grognes gentiment, pas encore certain de vouloir la laisser m'échapper finalement. Mon corps commençant également à se crisper de faim, je me lèves également, enjambant les vêtements et affaires que nous avons abandonnées ici. Avant d'aller chercher dans la voiture notre pique-nique, je l'enlaces une nouvelle fois, plaquant son dos contre mon torse, glissant une main contre son ventre, et l'autre sous sa gorge pour lécher sa mâchoire. Face à la fenêtre elle est illuminée d'un rayon de soleil qui couvre son corps d'un voile mordoré évoquant sans aucun doute le pelage de son coyote.

Etant certain que nous sommes seuls, je sors dehors ainsi, attrapant rapidement le panier rempli de victuailles que je lui présentes avant de lui désigner l'étang.

-Viens, il serait dommage de ne pas profiter d'être dehors avec ce temps. Et je pourrais te jeter à l'eau si tu me provoques femme.


Goguenard je sors, étalant une couverture sur le sol avant de disposer tout ce que j'ai emporté.

   
Emi Burton/Mickaëla Weaver
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MessageSujet: Re: What all this fuss is about ?!    Dim 26 Juil - 19:32



Après une union, Mercedes appréciait le calme, pouvoir profiter de l'odeur des peaux encore recouverte de sueur. Écouter leurs respirations retrouvait leur calme, leurs rythmes de croisière. Avoir enfin du temps pour eux, rien qu'eux. La coyote se délectait des mains et des caresses de son compagnon. Immobile, elle profitait de l'instant. Puis sa faim se faisait plus tenace, au point qu'elle la poussa à se lever. Sans manquer de faire une p'tite marque sur le loup, preuve d'appartenance qui va s'effacer très rapidement.

Regardant par la fenêtre par curiosité, Mercy laissa échapper un soupir d'aise, quand Adam vient à se coller contre elle. Son corps se plaqua contre le sien, elle pencha sa tête en arrière contre l'épaule si masculine, offrant sa gorge sans le moindre souci. Frissonnant encore sous le contact de la langue sur son cou, Mercy ferma les yeux. Râlant presque quand le loup se décolla et partit chercher le repas.

S'avançant sur le pas de la porte, elle put observer Adam et le panier de victuailles. Deux choses qui étaient plaisantes à regarder. Elle sortit ainsi, laissant les rayons du soleil dansaient sur sa peau naturellement halée.

« Homme, si tu me mouilles, tu le seras aussi... »

Répliqua t'elle amusée, alors qu'elle s'approchait de lui. Elle était beaucoup plus à l'aise dans l'eau que lui, remarque les loups n'aimaient pas l'eau de manière général. Un coup d’œil aux alentours, ils étaient entourés par la forêt, seul au monde. Arrivée près de la couverture, elle pouvait observer les victuailles que son mari avait amené en cachette. Elle ne s'était aperçue de rien, remarque elle n'avait pas du tout gérer les bagages Adam était beaucoup plus adepte de la logistique et de l'organisation qu'elle même. Sous son œil amusé, elle vit les victuailles colonisaient la couverture. Le loup n'avait pas lésiné sur la quantité, tout en prenant des produits aimés par les deux. Néanmoins le déballage fut rapide. Mercy s'accroupit à hauteur d'Adam, passant un bras autour de ses épaules avant de l'embrasser. D'un murmure un merci sortit de ses lèvres quand elle se décollerait de celle masculines. Elle le remerciait pour cette pause agréable et de toutes les attentions qu'il avait fait preuve donc ce pique nique surprise. Son mari avait bien joué sur le coup. Elle finit par se poser sur la couverture en face d'Adam, pouvant ainsi le regarder sans détour dans son plus simple appareil. Bien contente d'être la seule à profiter de ce spectacle.

Le repas  se déroula tranquillement entouré par le bruit du vent dans les feuilles. Loin de tout, cela permettait de se déconnecter entièrement. L'estomac de la coyote était ravi par cet apport de nourriture. Elle pensa aux cookies qui étaient encore dans la voiture.

«  Y'a encore les cookies mais je propose qu'on les garde pour ce soir. J'sais pas si tu as eu le temps d'en manger, avant le lever des ventres sur pattes. »


Les pâtisseries ne faisaient pas long feu en général chez eux, sauf si elle les cachait ou mettait un mot interdisant quiconque d'y toucher. Mais au moins, cela faisait plaisir à tout le monde. Elle rangea le reste de victuailles – même si ce n'était pas énorme- et elle prit soin de mettre les emballages dans un sac. Le sac fut casé dans un coin de la couverte, alors qu'elle s'allongea sur le dos pour laisser le soleil réchauffait sa peau. Elle n'avait pas froid, mais un rayon sur le ventre était toujours appréciable surtout après un repas. Fermant les yeux, s'abandonnant totalement à l'écoute de la nature, son odorat humait la douce odeur de son compagnon. Sa main se mit à frôler la cuisse masculine dans des mouvements légers.

« On devrait faire ça plus souvent, c'est si bon de t'avoir rien que pour moi.. » murmura t'elle, mais elle savait que Adam l'entendait. Elle continuait sur une note moins romantique. «  Tu me dis quand tu veux repartir ? » Elle pourrait rester ainsi quelques heures, juste pour ne pas rompre l'instant. La coyote évitait de trop penser à Aspen pour le moment.
Pour seule réponse, Mercy sentit les mains de l'alpha parcourir son corps, ce qui était loin de lui déplaire. Sans même ouvrir les yeux, elle sut qu'Adam était au dessus d'elle, un sourire mutin se dessina sur son visage, alors qu'à son tour elle caressait son homme. Le départ pour Aspen était donc repoussé à quelques heures, le temps de se rassasier l'un de l'autre.



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What all this fuss is about ?!

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