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 Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]

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Aya CrossLes Apparences sont parfois Autre
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MessageSujet: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Lun 1 Sep - 20:31

Rien ne va, les choses m’échappent de plus en plus. Même mon compagnon s’est aperçu de mon trouble. j’ai beau tout faire pour le raisonner, cela ne fait pas avancer le problème. Bien au contraire même, la situation empire de jour en jour, au point que j’en arrive à me demander si je ne suis pas réellement sous l’emprise de cette maudite sorcière noire. En fait non, ma rencontre avec Elara a été le déclencheur. Mon besoin de la protéger s’est insidieusement transformée en une haine féroce que je maîtrise de moins en moins. J’ai quitté Aspen il y a trois jours maintenant. Histoire d’éviter les questions, j’ai simplement laissé un mot à Evan lui expliquant que je devais faire un aller-retour à l’université. Rien de plus puisque je suis tout de même partie comme une voleuse. Je suis restée aux abords de la ville, sans chercher à m’éloigner. j’ai dû cogner sur à peu près tout ce que j’ai croisé. Mes poings sont en sang. L’explication sera délicate mais qu’importe. Rester en ville aurait déclenché une catastrophe. Cette rage qui me consume ne demande qu’à être satisfaite. Hors, à Aspen, tuer est synonyme de mise à mort par Bran.

-Je vous déteste !

Ma mère, John ! Ce sont eux qui ont fait de moi ce que je suis. Tous les jours, les regards des loups-garous présents en ville me rappellent mon statut. Je n’ai même pas besoin de me faire tatouer le mot «Chasseur» sur le front que cela ne serait pas pire de toute façon. Etje dois me rendre à l’évidence, cela ne changera jamais. Toute ma vie, ils me jugeront. Et ça commence à devenir plus que pénible. Je ne sais même pas où je me trouve en fait. Je stoppe ma progression, cherchant à me repérer. Me voilà bien, je ne reconnais aucun lieu déjà visité. Soupirant, je reprends ma marche, allant vers le sud en suivant mon instinct.

**Et merde !**

Mon calme est aux abonnés absents depuis plusieurs heures maintenant. Il vaut mieux que je ne croise personne dans un avenir proche sinon, je ne garantis pas le résultat. À mon stade, je crois qu’humain ou surnat, il n’y aurait guère de différence. Mes souvenirs remontent à la surface, ceux que j’ai occultés, que j’aimerais ne jamais avoir eus. Je me souviens de tout, de ces longues heures d’entraînement à frapper dans les chambres froides, à cogner sur des carcasses pour acquérir toujours plus de force jusqu’à en finir avec du sang sur les mains, le mien et celui de la bête choisie. Des heures, des jours, des semaines même. Recommencer encore et toujours jusqu’à pouvoir battre John lui-même en combat régulier. Il m’a affûtée comme on le fait avec une arme pour être tranchante et précise. J’excelle dans le combat. Surtout quand je suis aussi enragée qu’en ce moment. Je sais que le premier qui me regarde de travers n’y coupera pas. Poings serrés, j’avance sans savoir où je vais. Les chemins sont à peine praticables. Du moins dans un premier temps parce qu’ensuite, ils me semblent entretenus. Je suis donc sur une route balisée. Parfait, je vais donc pouvoir me repérer en toute logique.

Je ne l’ai pas entendu arriver, aucun signe annonciateur, rien du tout. Ce qui donne une assez bonne idée de mon état d’esprit. Pourtant, il ne passe pas inaperçu le gaillard. Même ici, à Aspen. Des amérindiens, j’en ai déjà croisés mais lui, il faut bien reconnaître qu’il est de taille. Tout cela, je ne le remarque qu’après. Après quoi me direz-vous ? C’est simple, après qu’il m’ait bousculée sur son passage, provoquant mon demi-tour. En fait, je ne regardais pas où j’allais et tout est de ma faute, mais je en suis pas en état de le reconnaître. Bien envie de lui en coller une pour lui apprendre les bonnes manières à cet énergumène. Et ce n’est certainement pas sa carrure qui va m’arrêter.


-Te gêne pas surtout, fais comme chez toi !

Non, je ne lui hurle pas dessus, j’aboie tout court. Hargneuse, je fixe l’inconnu, ne cherchant pas à dissimuler ma rage. C’est à ce moment précis que je réalise mon erreur. Il est trop tard de toute façon et, quelque part, je m’en fous royalement. Marre de devoir me taire et me contrôler ! Un loup, un dominant de surcroît, voilà qui je viens de provoquer. Qu’il aille au diable après tout !


Dernière édition par Aya Cross le Ven 22 Mai - 15:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Sam 20 Sep - 23:21

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Beaucoup de choses se déroulaient autour d'Aspen. Les rumeurs étaient inquiétantes, et Charles était plus souvent pris dans les histoires des autres meutes sous la coupe de Bran. Il restait peu sur Aspen et jamais assez longtemps pour faire quelque chose. Cette fois, la priorité était bien la sorcière qui sévissait dans la région. Du coup, le loup devait visiter les alentours et trouver ce qui n'allait pas. Un maximum d'indices était nécessaire et il se dépêchait de fouiller partout pour ne pas en louper.

Lorsqu'ils étaient rentrés avec sa femme, ils s'étaient octroyés un peu de repos et quelques instants ensemble. Ils n'arrivaient pas à vivre dans Aspen, ils survolaient à chaque fois. Cela était difficile pour l'intégration et le bien-être d'Anna qui ne trouvait pas tout le temps sa place dans la meute. Charles faisait tout son possible pour la rendre heureuse et atténuer les souffrances de son passé. Il aurait aimé pouvoir effacer de sa mémoires tous les mauvais moments et traitements. Mais il n'avait pas ce pouvoir. La rage grondait toujours en lui lorsque le sujet de Léo arrivait sur le tapis. Il l'avait tué et le referait mille fois si il le fallait. Frère-Loup s'impatientait parfois de ne pas arriver à rendre sa compagne complètement épanouie dans la meute, mais Charles l'apaisait prenant sur lui et fermant leur lien de couple pour ne pas affecter celle qui partageait leur vie.

Charles n'était pas rentré dans la nuit, continuant à fouiner des pistes, à découvrir ce qu'il pouvait. Le tout semblait bien mystérieux. Prenant à peine une demie heure dans la journée pour rentrer, avaler un copieux repas sans prendre le temps de le goûter, se laver et se changer et il était de nouveau dans la nature aux alentours. Le second avait noté tous les changements qu'il avait remarqué, de nombreux bouleversements mêmes. La plupart était d'origine naturel, mais comment reconnaître les uns des autres. A part les noter et voir par la suite si ils continuaient d'évoluer, il ne pouvait pas faire mieux. Seul au milieu des bois, il avait entendu venir le boeuf enragé. Cela faisait des kilomètres que cette dernière taper sur les objets, vociférer et maugréer. Il n'y avait pas prêter attention longtemps, enregistrant la donner dans un coin de sa tête. Si un arrêt de la litanie de la demoiselle arrivait, il s’inquiéterait. Elle n'était pas la priorité et il n'avait pas cherché à savoir qui elle était. Levant un instant la tête pour vérifier ce que ses oreilles lui apprenait, l'amérindien se rembrunit devant un tel bazar occasionné dans la forêt. Elle pouvait lui faire rater des indices et du temps.

Aya était assez loin donc il ne s'en occupait toujours pas, préférant retourner vers son camion vert pour déposer du matériel et ses écrits. Il voulait prendre le temps de réfléchir, voire même de contacter Bran pour faire un point avec lui. Cela était sans compter sur un événement qui troubla l'attention du second. Il se stoppa net au milieu du chemin pour analyser ce qui l'avait dérangé et repérer si c'était lié à son affaire ou non. Complètement absorber dans sa tâche, Charles s'éloigna de son camion, les bras chargés et l'esprit et sa magie tendus aux alentours. Il occulta immédiatement l'élément perturbateur indépendant de ses recherches pour se focaliser sur le reste. Sauf que la demoiselle était bien plus prêt que prévu et il se fit violemment bousculer par derrière par la boule de rage.

Pourtant bien bâti et les points d'appui bien stable, Aya arriva à déstabiliser physiquement l'amérindien. Ce dernier se retourna vivement, Frère-Loup prenant le pas immédiatement pour agir au millième de seconde prêt. Et parant à toute éventualité, il se saisit du poignée droit féminin et la repoussa immédiatement. Cette technique permettait de la tenir à distance et de gagner quelques instants pour se protéger ou attaquer si il le fallait. Tous les muscles étaient en alerte et le second était figé comme une statue de cire. Seul son regard pénétrant du loup dominant le démarquait des habitants du musée Grévin. Sa dominance exaltait et le moindre danger serait annihilé. A cet instant, tout loup conscient de son existence montrerait sa soumission. Sauf qu'il s'agissait d'une chasseuse, en pleine crise de rage et qu'elle n'était pas apte à entendre quoi que ce soit. La démonstration était directe: elle agressa verbalement Charles. Ce dernier fusilla la jeune femme, fit un pas immense en avant pour se retrouver quasiment à se porter et la toiser de tout son long. Sa voix calme mais tonitruante rompit le silence.

    Vous êtes aussi impolie qu'inconsciente. Rangez tout de suite votre mauvaise humeur.. arrêta-t-il en court. La menace n'avait pas besoin d'être exprimée pour être efficace.


Charles détestait intervenir de manière musclée, mais il appréciait encore moins être touché et bousculé par une demoiselle gênante. Il se contentait de rester parfaitement immobile face à la jeune femme, espérant qu'elle recouvre raison rapidement.



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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Dim 21 Sep - 13:53

# Avant et ailleurs #

«Tu ne seras jamais efficace si tu t’obstines à vouloir réfléchir comme tu le fais, ce n’est pas ce que je t’ai appris !»

Les coups tombent sans relâche depuis longtemps, des heures, des jours même. Tous destinés à une enfant à peine sortie de l’enfance. L’homme frappe sous le regard impassible d’une femme assise non loin. Jusqu’à obtenir ce qu’il veut. L’enfant se rebelle brutalement, attaque, se défend. Son jeune esprit est modelé pour faire d’elle un animal parfait pour la chasse. L’homme sait qu’il faudra des années encore pour affûter l’enfant et en faire l’arme parfaite pour traquer et tuer les loups-garous. Seules ces créatures intéressent le couple. Les autres, l’enfant apprendra aussi, mais ce n’est pas la priorité. La femme n’oublie pas que l’enfant doit nourrir une haine sans limite à l’encontre des loups-garous pour ne pas la voir se détourner d’elle dans le futur. Elle ne doit jamais savoir qui elle est réellement.

# Aspen, aujourd’hui #

Tout s’embrouille dans mon esprit à mesure que la rage me consume. Je sais en être arrivée au stade où basculer serait si facile, définitif aussi. C’est ce qui est en train de se passer de toute façon. Voilà trois jours que je erre en forêt, incapable de parvenir à recouvrer mon calme habituel. C’est ainsi depuis mon arrivée à Aspen en fait. Trop de loups-garous autour de moi, trop de choses aussi qui me font me sentir une étrangère un peu plus chaque jour. Et cette peur qui s’insinue dans mes veines un peu plus à chaque fois que je pense à mon compagnon. Quoi que je fasse, il finira par payer à son tout ma nature de Chasseur. J’ai quitté Aspen avant de sombrer, avant de m’en prendre à lui et de l’obliger à me tuer pour que je ne le fasse pas à sa place. J’avance à l’aveugle, sans savoir où je vais, uniquement mue par cette fureur qui me consume. Les choses auraient pu, auraient du, en rester là par contre. Mais ça, c’était avant une rencontre imprévue et quelque peu brutale. Comme si le chemin n’était pas assez large pour deux ! Je me retrouve face à un amérindien qui ne trouve rien de mieux que de me forcer à reculer en saisissant mon poignet droit. Une chance pour lui, je n’ai pas le temps de lui en coller une qu’il me relâche, mettant de la distance entre nous deux. Il n’échappe pas à ma hargne et ce n’est qu’en le fixant que je réalise ce qu’il est. Un loup-garou. Pour un peu, la situation me ferait rire vu qu’il semble redouter que je l’approche. Le pauvre petit bouchon, le grand méchant loup a peur du petit chaperon rouge ? Il a bien raison ! Parce que tout grand gaillard qu’il soit, j’ai de quoi lui botter les fesses moi et je ne vais pas m’en priver. Je ne bouge pas quand il approche de moi, pas plus que je ne baisse mon regard. Là, c’est plus fort que moi, j’explose de rire.

-Sinon quoi, tu vas me donner une fessée pour me punir ?

J’ai un mal fou à conserver mon calme. Franchement, il croit quoi le garçon, que je vais obéir sagement. Même pas en rêve, j’ai eu assez de le faire avec Bran. C’est là que mon cerveau m’envoie un signal. J’ai recensé la majorité des loups-garous résidant à Aspen. Il n’y a qu’un seul amérindien, Charles Cornick. Le seul qu’il ne fallait surtout pas approcher. Même le Marrok m’a mise en garde sur le fait qu’il vaut mieux éviter de le chatouiller.

-J’ai un scoop pour toi beau brun, je ne suis pas une louve, je n’ai pas à t’obéir, tout dominant que tu sois. Alors, tu peux ravaler ton air de «je suis le chef», je m’en fous royalement.

S’il est une chose que John n’a jamais réussi à briser, c’est bien mon côté frondeur et provocant. Et là, il est de sorti et pas qu’un peu. Dommage, j’en connais un qui va en faire les frais. Et puis non, il paiera pour les autres après tout. Un loup est un loup, point final.

-Ne me dis pas que tu ignores qu’il est interdit de tuer des humains. Ton père aurait-il omis de te donner cette information, Charles ? De nous deux, je ne suis finalement pas celle qui risque de la prendre cette fessée.

Je me moque du loup-garou ? Tout à fait et j’adore cela en plus. Maintenant, il ne peut plus ignorer que je sais parfaitement qui se tient face à moi. Véritable boule de nerfs, je sens ma rage couler de plus en plus dans mes veines, excitant de plus en plus ce besoin impérieux de tuer. L’animal est bel et bien réveillé, mon regard, s’il ne change pas de couleur, perd peu à peu toute trace d’humanité.

-Au fait, juste un détail... ne t’avise plus de me toucher comme tu l’as fait sinon je peux te jurer que tu le regretteras.

Et là, je suis loin de plaisanter, très loin même. Qu’il recommence et je passe à l’attaque.
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Ven 17 Oct - 15:15

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La jeune femme était insolente et hargneuse. Ses sentiments l'empêchaient sûrement de voir la réalité en face ou la dangerosité de la situation. Telle était la pensée de Charles lorsqu'elle se bornait à l'affronter, à ne pas baisser le regard. Si il n'y avait pas cette rage en elle, que le contexte était au jeu, il aurait pu s'amuser avec elle, faire des combats amicaux. Mais là ce n'était tout bonnement pas possible, passer outre la situation explosive était inimaginable. Si la jeune femme revenait en ville dans cet état de nervosité, n'importe quelle rencontre avec un loup deviendrait une guerre nucléaire. Autant le second avait l'habitude de gérer ces conflits et savait garder son calme quoi qu'il arrive, autant d'autres loups étaient beaucoup plus instables. Face à elle, Charles avait le regard pénétrant et transperçant, il ne cillait pas et se tenait bien droit. Il écouta les répliques de la demoiselle sans manifester la moindre émotion. Il se tenait juste prêt à réagir à toute éventualité. Plus le temps passait et plus les mots prenaient de l'importance dans la bouche de la demoiselle qui finit par menacer son vis-à-vis. Une esquisse de sourire effleura les lèvres masculines. Ne pas manifester une quelconque réaction amenait l'autre à faire des erreurs et à se mettre en avant. Il en avait maté des plus fous, des plus violents, des plus sanguinaires aussi. Pourtant l'homme ne voulait pas sous-estimer la jeune femme et il se garda bien de savoir ce qui allait se dérouler. Il se contenta de lui répondre avec la même attitude qu'avant ses attaques, et de la même manière qu'il lui parlerait en pleine rue sans animosité.

    Tuer m'est impossible en effet et il n'y a aucune raison pour que je le fasse. Sauf si tu m'en donnes, et c'est bien ce que tu fais en ce moment. reprit-il d'un ton extrêmement calme et glacial. Je connais bien d'autres techniques pour raisonner les enragés, la mort n'est pas une solution à tous les problèmes.


Ne s'arrêtant pas aux simples mots car elle semblait être dépourvue de raison à l'instant présent, l'homme attrapa les épaules féminines et la repoussa encore une fois. Aya l'avait menacé, il fallait aller jusqu'au bout désormais. Il sentait surtout qu'elle devait exploser pour faire sortir tout ce qu'elle renfermait au plus profond et qui ne pouvait plus se taire et se plier aux moeurs. Lui permette d'ouvrir la soupape était la meilleure action qu'il pouvait lui offrir. Si il devait en arriver à la violence, alors il le ferait. Son loup restait aux aguets tout comme il l'était, et ils étaient tous les deux attentifs au moindre détail de l'environnement ou de changements de comportement de la chasseuse.

    Aller vas-y explose, défoule toi. Tu menaces, tu jappes mais es-tu vraiment capable de tenir tes paroles? provoqua-t-il un peu plus.


Charles se prépara à l'éventualité d'une réplique physique de la jeune femme. Il en était convaincu, elle ne pourrait se contenir et aller immédiatement sortir de ses gongs. Tous ses muscles étaient prêts à se contracter et à réagir à la micro-seconde. Heureusement pour eux, ils étaient au milieu de la forêt, loin de tous et de tout le monde. De plus, Bran devait le rappeler d'ici peu. Si il ne répondait pas, son père chercherait à le recontacter ou débarquerait. Bran avait un sixième sens, dès que son fils avait un soucis, il le sentait et intervenait quasiment aussitôt. Ils n'en avaient pas encore parlé ensemble, mais cela serait un bon sujet de discussion...pour l'instant, seul le probable combat importait.





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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Jeu 23 Oct - 20:00

Rencontrer un loup à Aspen est chose courante. Rencontrer le seul qui ne supporte pas qu’on lui tienne tête relève du suicide quand on est moi. Charles Cornick, le second de la meute si mes renseignements sont exacts. De cela, je n’en suis pas certaine. Aux antipodes de son frère par contre, à se demander combien d’humaines ont eu un enfant du Marrok. Tiens, il faudra que je pense à le demander à Bran, histoire de parfaire l’arbre généalogique dont je dispose concernant cette famille de loups. Dans l’immédiat, je m’amuse à provoquer le garou, allant même jusqu’à lui rappeler les règles en vigueur sur ce territoire. Sa réponse n’a pour effet que de me faire sourire, un sourire qui n’a rien d’amical par contre. Une enragée moi ? Sans le moindre doute et alors ? Son action a pour résultat de renforcer ma rage, mais je ne bronche pas, me contentant d’attendre. Il croit quoi, que je vais gentiment lui obéir ?

-La mort n’est que le symbole de l’échec, rien de plus.

Oui, tuer n’a rien d’anodin. Pas quand on est humain, pas quand on est moi. Ma rage balaie avec force mes certitudes habituelles. Le besoin de sang est désormais trop présent, trop prégnant aussi. Je ne peux guère y faire grand-chose pas contre.

-Tu aimerais bien que je fasse, que je te fournisse la raison qui te manque pour m’arracher la gorge... Tu me crois stupide à ce point ? Il existe bien des façons de s’en prendre à un garou pour qui a appris comment faire et quand agir.

Mon regard brille d’une drôle de lueur alors que je dresse mentalement une bonne partie des scénarios possibles avec ce loup si particulier. On ne s’en prend pas à un loup aussi puissant sans un minimum de réflexion. Et même folle de rage, j’en ai à revendre. Sauf qu’elle ne me sert qu’à envisager toutes les méthodes que je connais en matière d’éradication.

-Voyons... une balle en argent... trop commun et beaucoup trop facile. En plus, ton cher père m’a privée de mon arme et du droit de me défendre... Cela dit, bien logées, elles sont redoutablement efficaces. Après, il suffit d’attendre que l’argent fasse son œuvre.

Ma voix se fait plus grave brusquement, mécanique aussi d’une certaine façon. Ces propos ne sont pas les miens, mais ceux que l’on a gravé dans mon esprit. Pour le moment, ils me semblent si normaux, si véridiques aussi que je ne réalise pas la cruauté de l’acte.

-Il y a les enfants aussi. Plus vulnérables, mortels aussi... Mais non, suis-je bête ! Ce ne sont que des quantités négligeables dont les loups se débarrassent au plus vite pour ne pas voir leur charmante petite vie chamboulée. Ce qui est amusant, c’est que les loups n’aiment pas qu’on leur mente, mais ne se gênent pas pour le faire eux. Mais bon, tout le monde sait qu’un garou a toujours une bonne raison pour faire quelque chose, y compris quand il tue.

Mon regard se fait de nouveau provoquant envers le loup qui ne doit pas être bien loin de la surface désormais.

-Inutile de perdre ton temps à me soutenir le contraire, j’ai cessé de croire aux belles paroles des tiens.

Je penche ma tête légèrement sur le côté, mon sourire disparaissant brusquement. Je n’ai plus envie de jouer, j’ai envie d’autre chose. Et je sais ce que c’est. Je veux la mort de ce garou, de la façon la plus cruelle qui puisse naître en cet instant dans mon esprit. Et qui élargit un peu plus mon sourire. Ce serait parfait, inédit, si inventif aussi que je me surprends moi-même. Je me garde bien de formuler à voix haute l’idée qui vient de me traverser l’esprit, c’est préférable si je tiens à rester en vie. D’ailleurs, je me demande bien ce qu’il peut penser de ce qui se prépare.

-Remarque, je peux aussi attendre et me délecter du spectacle qui ne manquera pas de me distraire sous peu dans cette petite ville. Voilà au moins une chose que je ne regretterai pas le jour où je partirai.

Avisant une pierre plate, je m’en approche, laissant mon regard se perdre dans un endroit où nul autre que moi ne peut aller. Et dans lequel un plan se met lentement en place, plan que je parfais mentalement.

-Bien sûr, les loups comme toi ne risqueront rien. Mais les autres, vos compagnes, vos familles humaines...

Volontairement, je ne termine pas ma phrase, lui laissant le choix des possibilités diverses qu’elle apporte.




Retour à mes origines, à celle que je suis, qu'importe ce qu'il adviendra...
mais plus jamais, je ne serai seule.
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Mar 18 Nov - 23:19

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Charles ne voulut pas débattre sur la mort, sur les suites possible à cette étape. Car telle était sa vision de la vie et de la mort. Des étapes à franchir, péniblement avec plus ou moins de dommages collatéraux. Il ne connaissait que trop bien la magie, les esprits et toutes les formes qu'elle pouvait prendre. La Mort était un être étrange, subtil et imprévisible. Elle trouvait toujours un moyen innovant de faire parler d'elle ou de rappeler aux vivants qu'elle aura le dernier mot sur eux, pour choisir la suite à leur devenir. Ce n'était pas un échec, ce n'était même pas l'expression d'un quelconque sentiment ou événement. C'était simplement Elle dans toute sa beauté la plus raffinée ou la plus dérangeante. Mais parler métaphysique n'était pas dans l'air du temps, pas avec Aya, pas dans son état.

La jeune femme tente de répliquer, de répondre par la violence qu'elle a emmagasiné. Elle pense être de taille, malgré toute son éducation, son entraînement, elle ne peut faire face à une bête et encore moins à un loup aussi en symbiose avec son humain. Le loup n'est jamais bien loin mais là, il sent très bien que l'affaire est humaine et que sa présence ne ferait qu'augmenter la rage de la demoiselle. Alors il reste tapi malgré les attaques, malgré la haine, malgré la rage. Charles contrôlait très bien la situation, il n'avait pas besoin de faire appel à Frère Loup. L'homme ne laissait paraître aucune émotion, il avait endossé son rôle de second, de bras droit, d'assassin de son père. La mort n'était pas à l'arrivée, mais son calme était la meilleure réponse à sa rage. Alors il ne bougeait pas, pas même la tête, pas même les yeux. Son attention était pleinement fixée à elle, ses oreilles faisaient leur travail de surveille aux autres dangers. Les esprits de la forêt aussi l'aidaient, ils étaient là, attirés par l'accumulation d'énergie négative.

Les enfants...cela devait être un sujet sensible pour la plupart des loups mais pour Charles, il n'en avait jamais été question. Il avait perdu sa mère, laissant la Bête de son père envahir tout, il voyait son frère désespéré pour avoir aussi un enfant viable. Et lui, assassin, n'avait aucune place à donner à un être mortel et fragile. Il appréciait les enfants chez les autres. Il serait un oncle gâteau et hyper protecteur, il serait un parrain proche et attentionné mais absolument pas un père. Il le savait et l'avait accepté depuis plus longtemps que son rôle de bras droit.

L'homme n'arrivait pas à déterminer si elle était bête et voulait se faire passer pour intelligente ou l'inverse. Dans les deux cas, rien ne collait et il sentait une couardise venir. Pour une personne lambda, aucun changement n'était visible, il fallait un odorat de loup ou de coyote pour sentir la légère tension, résultante de l'hyper maîtrise de Charles, augmenter dans l'environnement. Il ne cilla pas du regard et respirait toujours aussi calmement. Il n'allait pas attaquer, ce n'était en aucun cas son avantage.

Elle tenta l'approche faisant réagir tout dominant: menacer les plus faibles et obligé l'autre à prouver que sous sa gouverne rien ne pouvait arriver. Sauf que Charles n'était pas n'importe quel dominant, il était l'exécuteur de son père et devait donc s'en prendre à des plus faibles, parfois prendre des décisions pouvant mettre les femmes et les enfants, les soumis et les oméga en dangers. Alors entendre les menaces alors que son père allait faire le coming out des loups-garous était assez prévisibles. Ils allaient devoir justement affronter ce genre de réactions à l'avenir.

    Ton compagnon, un loup d'autant plus, serait-il capable d'accepter de telles menaces? Je ne suis pas sûr qu' Evan soit capable de survivre ou de rester stable après cela? répliqua-t-il. Son odorat annonçait clairement le lien mutuel.


L'homme sentait bien qu'il pouvait toucher un point sensible et faire exploser un peu plus la demoiselle. Pourquoi chercher à la faire péter un plomb? pour qu'elle le fasse ici, à l'abri des regards et les innocents étaient en sécurité. Ce n'était pas le moment d'avoir une compagne subjuguée et menaçante pour les loups-garous.

    Evan...Evan...ho oui ce loup perdant vite le contrôle. Je pourrais aussi bien intervenir sur lui, au moins il n'aura plus à se voir partir en vrille et te tuer, car tel sera ton sort après tout. commença Charles. Et si il arrive à t'épargner car tu es sa compagne, serais-tu prête à vivre sans lui? Il devra partir pour t'épargner ou tu devras le fuir pour sauver ta vie et lui laisser le temps de se calmer..


Le second se demandait comment Evan et Aya s'étaient rencontrés. Cela pouvait apporter beaucoup d'informations nécessaires. Charles ne demanderait jamais, car cela ne le regardait pas et qu'il ne pouvait se permettre d'installer une proximité avec d'autres loups de la meute. Peut-être Anna serait capable d'obtenir ce genre de données..mais était-ce indispensable? Il ne voulait pas mêler sa femme à tout ceci.





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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Mer 19 Nov - 11:52

La rage qui me consume va finir par provoquer ma mort. Je le sais pertinemment. Dire que cela me laisse indifférente serait mentir par contre. Seulement voilà, il y a des moments dans une vie où plus rien ne compte. C’est mon cas. Du moins, c’est ce que je pense. Que Charles me fasse face n’est qu’accessoire finalement. Lui ou un autre, mon comportement aurait été le même de toute façon. Je suis arrivée à un stade qui se révèle suicidaire pour moi. En avoir conscience ne signifie pas être capable d’enrayer le phénomène. Je laisse donc libre cours à ma rage, glissant sur une pente dangereuse par mes propos tenus. Qui n’ont pas l’effet escompté par contre. Difficile de ne pas s’en rendre compte vu que le loup-garou n’a pas la moindre réaction. Du moins en apparence et cela, ce n’est pas normal. N’importe quel autre dominant m’aurait déjà sauté à la gorge pour moins que ça. Je suis pourtant certaine de son identité, il n’y a pas d’erreur possible. La seule chose censée de ma part, c’est le fait d’avoir mis un peu de distance entre nous deux. Mais pour le reste, c’est loin d’être gagné. J’ai beau essayer, trop de choses se sont accumulées depuis mon arrivée en ville. Puisque mes paroles ne me donnent pas ce que j’attends, je décide de changer de tactique et d’attaquer ouvertement.

Sauf que je n’ai pas le temps de mettre en place ce que j’ai en tête. Je suis stoppée net par les propos de Charles. Pas parce qu’il fait allusion à mon compagnon, mais bien parce qu’il nomme directement Evan. Dire que je vois rouge est un euphémisme. Mais pas de rage cette fois, de douleur. Une douleur intense qui me vrille les entrailles au point de me faire hurler d’impuissance ouvertement. Dans tout ce désastre, mon compagnon demeure la seule chose de stable à laquelle je sais pouvoir me raccrocher. Même si le faire est encore difficile pour moi, bien plus habituée à me débrouiller seule qu’autre chose.
« On ne te laissera pas perdre ton calme, appuie-toi sur moi et Evan pour garder ton calme. » Riley a été très clair sur le sujet. Et j’ai fait tout l’inverse, optant pour fuir le plus loin possible de la seule personne désireuse de m’aider. Contrairement à Charles, je sais qu’Evan n’est pas dangereux. Sauf s’il a réussi à me cacher que la scission est toujours présente entre sa part humaine et sa part lupine. Ce qui pourrait expliquer la certitude perçue dans les propos tenus par celui qui me fait face. Et c’est bien le souci. Charles l’ignore, ou pas d’ailleurs, mais j’ai l’assurance de Bran qu’il ne sera rien fait à Evan s’il venait à m’attaquer dans l’avenir. L’horreur de mes propos me revient tel un boomerang. Mais pas seulement... Désorientée, je recule, cherchant à réinstaurer le calme dans mon esprit sans grand résultat, je dois l’admettre. L’image d’Evan mis à mort s’est imprimée dans mon esprit et je ne parviens pas à m’en défaire. Ce qui n’arrange pas mes affaires.

-Samuel m’a assuré qu’il ne serait pas rejeté par les siens s’il m’arrive quelque chose...

Je me refuse d’envisager qu’il ne puisse en être ainsi. Ma voix est à peine audible, épurée de la rage qui s’y trouvait voilà peu. Je devrais haïr Charles pour oser prononcer de telles paroles. Mais une partie de moi sait qu’il n’a pas forcément tort. Celle qui fait que je tienne plus que tout à mon compagnon.

-Si le quitter s’impose pour qu'il ne lui arrive rien, je le ferai.

Charles ne peut mettre en doute la véracité de mes propos. Même si cela signera ma déchéance totale, je n’aurais pas la moindre hésitation. Evan a besoin des siens bien plus que de moi, je n’oublie pas que les garous sont faits pour vivre en meute et pas autrement. Le fait d’être devenue l’une des faiblesses d’Evan ne m’avait pas même pas traversé l’esprit en fait. Le découvrir m’assomme violemment. D’une certaine façon, Samuel avait tenté de me le faire comprendre mais pas de façon aussi directe. Et ce que je ressens de plus en plus maintenant n’arrange pas mes affaires. Ma rage m’a permis de passer outre, du moins de faire comme si cela n’avait aucune influence sur moi mais là, ce n’est plus possible. Je m’agite peu à peu, marchant de long en large pour tenter d’y échapper alors que je sais d’avance que c’est peine perdue.

-Arrêtez...

Ce n’est pas un ordre, loin de là même. Ma demande s’apparente plus à une supplique qu’autre chose. Depuis l’épisode chez le Marrok, et l’ascendant de Mister White, je supporte difficilement de percevoir la dominance d’un garou. Même Evan s’en est rendu compte et veille à contrôler la sienne en ma présence. Avisant de nouveau la pierre plate, je finis par m’y asseoir, ramenant mes jambes contre moi. Il faut absolument que je cesse de m’agiter dans tous les sens. Bon, cela ne règle en rien mon état émotionnel par contre. Je tremble comme une feuille. Et cette maudite sensation qui est toujours présente ! Je me suis mise dans une situation délicate et pas qu’un peu. Pour le coup, voir la Noire se pointer pour me tuer m’arrangerait bien. C’est bien la première fois que le calme affiché par un garou ne m’annonce rien de bon. Je pourrais plaider ma cause, bien entendu, mais à quoi bon... Mes paroles à elles seules justifient ma mise en accusation. Qu’importe les circonstances et le reste, mon instabilité fait de moi ce que j’ai toujours refusé être, un ennemi des loups-garous. Si j’avais encore une once d’espoir d’être acceptée, elle s’est définitivement envolée. Ce simple constat intensifie ma douleur. Il me faut désormais songer à partir loin de cette ville tout en m’assurant de l’avenir d’Evan au sein des siens. Je n’ai pas peur de Charles même si sa dominance me met à mal. Qu’il pense le contraire m’indiffère pour être honnête. Je veux juste qu’il la ravale pour me permettre de retrouver une certaine contenance, rien de plus.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Lun 1 Déc - 1:28

Life lessons and fang
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Ne pas réagir aux propos de la jeune femme avait été la bonne tactique. Frère-Loup avait accepté, malgré les attaques, de laisser Charles s'occuper de l'humaine. Ce n'était pas une histoire de loups, donc il n'y avait pas besoin de sa dominance pour faire face. L'homme avait bien senti la rage couvrant la peine de la jeune femme. Celle-ci était vraisemblablement très indépendante et refusait de demander de l'aide pour s'en sortir. Hors les sentiments qui la consumaient aller la perdre si elle n'avait pas quelqu'un pour la soutenir et la faire réagir. Si elle n'avait pas demandé à Evan, elle avait sûrement peur de lui faire de la peine ou des souffrances. Le second était prêt à endosser le rôle du méchant ou du chamboule-tout pour permettre à son loup de trouver son équilibre et offrir sa maison à sa nouvelle compagne. Evan faisait parti de sa meute, et jamais Charles ne laissait un de ses loups dans le besoin. Cette tâche était plus souvent confiée à Samuel ou Bran s'en chargeait lui-même. on ne pouvait pas mélanger tous les rôles. Le sien était la justice et la dispensation des sentences, mais il lui arrivait aussi de faire l'inverse. Cela était exceptionnel car il ne voulait plus revivre le meurtre d'un ami. Une fois lui avait suffi et il avait retenu la leçon. Mais si Evan avait besoin qu'Aya trouve un défouloir et une personne pour la prendre sous son aile, Charles était prêt à le faire tant qu'on ne lui demandait pas de s'investir émotionnellement. Revenant à l'instant présent, l'homme regardait la jeune femme reculer. Ses propos avaient la violence de leur véracité. La réalité qu'ils véhiculaient était déchirante. La vérité avait du percuter de plein fouet la chasseuse qui se mit à faire les cent pas de long en large et de s'asseoir tremblante. Le temps pouvait paraître une éternité alors que quelques secondes uniquement s'étaient écoulées. Le lycan n'avait toujours pas bougé ni bronché. Il devait laisser les mots faire leur effet. Maintenant qu'elle était prête à écouter, alors il pouvait essayer de l'approcher psychiquement. Charles ferma une seconde les yeux pour inspirer profondément et faire le calme en lui et demander à Frère-Loup de complètement se tapir. Il avait besoin de s'adresser d'humain à humain. Sa dominance décrut au maximum, mais pas totalement. Si il n'avait qu'un humain, il aurait eu tout de même de la dominance par sa carrure et son passé. Mais là, cela représentait le charisme qu'un homme de sa taille et de sa naissance pouvait posséder. Quand il sentit qu'il se contrôlait suffisamment pour être le plus "simple" possible, il s'accroupit et plongea ses yeux dans ceux féminins.

    Maintenant que tu en es consciente, tu vas pouvoir apprendre à te contrôler pour l'aider lui. SI il t'a choisi comme compagne, jamais il ne pourra vivre sans toi. Et il n'est pas en mesure de vivre sans nous pour l'instant...rassura-t-il. Un loup ne peut pas vivre sans famille et sans compagne. C'est un grand changement pour vous deux, mais ce n'est pas insurmontable.


Charles s'assit sur le sol, face à la jeune femme, il détourna son regard pour évaluer ce qu'il se passait dans la forêt. Il n'était pas là au départ pour elle, il cherchait plutôt une sorcière. Si elle profitait de l'instant pour apparaître, ils seraient dans de beaux draps. Le second et traqueur ne perdait pas son objectif de vue. Les esprits étaient toujours là, sans rien dire, observant la scène. L'indien sentait qu'ils avaient quelque chose à lui dire. Il appréciait qu'il lui laisse du temps pour une fois, afin de régler les problèmes au fur et à mesure. Son attention se reporta sur la chasseuse.

    Qu'anime votre rage? Que se passe-t-il pour que vous soyez isolée dans cette forêt ?demanda-t-il derechef, ne tournant pas autour du pot.


La franchise était sa tactique d'approche. Ne pas prendre des sentiers escarpés alors qu'un chemin direct était possible. Souvent, cela désarçonnait suffisamment pour lui permettre d'avoir les réponses qu'il cherchait et rendre la justice nécessaire. Là ce n'était pas le but souhaité mais la technique fonctionnait tout de même.

Les esprits s'agitèrent le prévenant d'un danger derrière lui. Ne prenant pas le temps de réfléchir, le lycan se redressa sur ses pieds et se posta face au danger, un peu devant de la jeune femme afin de la protéger. Son attention était fixé sur l'environnement. Son ouïe, sa vue et son odorat étaient sollicités pour récolter un maximum d'informations. Il n'était pas prêt à affronter la sorcière, mais il pouvait au moins en apprendre un peu pour mieux l'affronter ensuite. Vu qu'il était là et que bouger les ferait repérer, il s'accroupit de nouveau et fit signe de ne pas faire de bruit à la chasseuse. Si elle était bonne et si elle arrivait à se contrôler un peu, elle saurait ce qu'il faut faire pour ne pas se faire repérer. Il reprenait aussitôt son masque de dominance et de contrôle. Aucune émotion n'était perceptible chez le loup.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Lun 1 Déc - 20:44

Douleur et impuissance, deux sensations que je n’ai pas ressenties depuis longtemps, qui me vrillent les tripes avant de m’anéantir au point qu’il me faille m’asseoir pour ne pas tomber de peur que mon corps ne cède sous le poids du combat intérieur que je mène pour revenir à un calme qui sera, je le sais, encore précaire. J’ai été trop loin pour qu’il n’y ait pas de conséquences. Je ne parviens pas à reprendre le contrôle de mon corps à cause de la dominance de Charles. Je ne peux plus l’ignorer malheureusement. Et elle parcourt mon corps comme un serpent, s’enroulant autour de moi, m’étouffant même. J’en arrive à me dire que le Marrok s’est montré clément à mon encontre vu que je n’ai jamais sentie la sienne aussi présente. Sans vraiment savoir si cela servira ou pas, je demande à Charles de m’en libérer, de la diriger ailleurs. En tant qu’humaine, elle ne devrait pas pouvoir m’atteindre autant. Je la sens glisser sur mon corps pour se retirer. Cela me permet au moins de contrôler mon corps, même si bouger d’où je suis n’est pas à l’ordre du jour dans l’immédiat. Un bon avocat préparerait déjà sa défense, j’attends mon châtiment. Jusqu’à ce qu’un regard noir vienne chercher le mien. Je reste un bref instant interdite pas l’action de Charles avant de baiser les yeux. Non, je ne suis décidément pas de taille face à lui. J’écoute ses paroles qui mettent un peu de temps à prendre forme dans mon esprit encore sous l’effet de la douleur. Je n’ai rien à répondre à ce qui vient d’être dit. Je sais qu’Evan a besoin des siens, sans doute plus que de moi, certainement même. Pourtant, l’homme semble penser le contraire. J’ai du mal à mettre mes idées en forme. Le silence est donc la meilleure des choses me concernant. Sans compter que j’ignore si parler m’est permis. Je note qu’il s’assoie face à moi tout en surveillant les alentours. En temps normal, je ferai de même. Ne jamais baisser sa garde pour ne pas se retrouver à devoir gérer une situation délicate en la subissant.

-Le besoin de tuer... la peur de ne pas pouvoir y résister...

Mes mots à peine soufflés, je doute que quiconque hormis Charles ait pu les entendre, je le vois se mouvoir avec rapidité. Je relève à peine la tête, réalisant qu’il s’est placé entre la source du danger, du moins l’endroit d’où il semble venir, et moi. Que les dominants soient en charge de la protection de la meute, c’est normal. Mais moi, pourquoi s’interposer et agir comme s’il voulait me protéger alors qu’il a toutes les raisons du monde de me mettre à mort. Je n’ai pas vraiment le temps de m’appesantir sur mon interrogation qu’un signe de la part de Charles m’indique clairement de la conduite à tenir. Je me tends immédiatement, attentive à ce qui nous entoure. Je ne ressens aucune autre présence de loup que la sienne. En fait, je ne ressens aucune autre présence tout court. Voilà qui est perturbant. Pourtant, je suis certaine que lui a capté quelque chose.

Lorsqu’il atterrit entre Charles et moi, je ne réalise pas à quel point ma réaction trahit mon état psychique. Mon geste est rapide, assuré, précis. Sauf que pour le coup, c’est un adorable petit écureuil qui rencontre avec force le grand méchant loup en la personne de Charles et qui s’agrippe à lui comme si sa vie en dépendait. Et sans que je sache pourquoi, la première image qui me traverse l’esprit est celle de Charles câlinant ma « victime » pour la consoler. La pauvre petite bête n’a certainement pas compris ce qui vient de lui arriver. Il a vu de la lumière, il est juste venu jouer les curieux. Et du coup, je lui ai appris à voler et à se servir d’un garou comme piste d’atterrissage. Je ne prends réellement conscience de mon action qu’en identifiant la toute petite boule de poils. Un peu plus et elle aussi me ferait un sermon sur les bonnes manières. En même temps, le fait que Charles se mette en alerte à réveiller le Chasseur en moi. Sauf que d’habitude, je privilégie la discussion avant de frapper pour tuer. Il est même surprenant que l’écureuil soit toujours en vie. Je le fixe toujours avec l’air de ne pas en revenir de ce que j’ai fait, de ma réaction tout de même un peu trop exagérée, mais juste un peu, pas trop. Même moi, je n’y crois pas. Je laisse échapper un rire nerveux. Avant qu’il ne finisse par s’étrangler dans ma gorge, mes poings frappant la pierre avec rage. Ils sont déjà bien abîmés de toute façon alors un peu plus, cela n’a guère d’importance vu ma situation actuelle.


-Je n’y arriverai pas...

Du moins pas toute seule, plus maintenant que j’ai touché le fond au point d’être devenue un danger qu’il m’est impossible d’ignorer plus longtemps. Tête basse, je contiens difficilement les tremblements qui reviennent. Sauf que la dernière fois que j’ai demandé de l’aide, j’ai failli me faire tuer sans raison valable. Raison qui existe désormais. Je ferme les yeux avant d’inspirer profondément. J’ignore pourquoi, dans quel but, si c’était voulu ou non, s’il n’y a même pas pensé sur le moment, mais il voulait me protéger. Je sais qui est Charles, quel est son rôle. Il aurait dû me briser le cou depuis bien longtemps déjà. Sans doute cherche-t-il à protéger Evan, à éviter le pire à mon compagnon. Je n’en sais rien. Et cela n’a finalement pas d’importance.

Je devrais être effrayée par ce qui peut arriver. Ce n’est pas le cas. Proche, semblable, trop, beaucoup trop en fait selon Samuel, il me l’a dit. Je viens juste de réaliser à quel point il disait vrai. Allongée au sol, gorge offerte, je respire à peine en attendant la décision à venir. Mon regard est venu chercher celui du loup-garou avant que je ne change de position, histoire de m’assurer qu’il puisse y lire ma reddition, ma soumission aussi. Quoi qu’il se passe, je ne tenterai rien pour m’y soustraire.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Dim 28 Déc - 21:03

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Charles observait l'humaine recroquevillée sur elle-même, tremblante et perdue. Les occasions d'être autre chose que le bourreau étaient rares et les situations où il acceptait d'endosser ce rôle de soutien l'étaient encore plus. La nécessité de pouvoir assumer son rôle l'obligeait à être distant de tous en toutes circonstances. Qui peut prédire s'il perdra le contrôle? Quand cela se produira? Comment? La plupart du temps, les loups-garous perdant pieds dans la réalité emmenaient beaucoup de monde avec eux. La scénario était souvent le mauvais moment au mauvais endroit. Les humains pâtissaient pour tout le monde, et le second du Marrock devait mettre fin à la folie lupine. Les fantômes le hantaient parfois ensuite, jusqu'à l'accomplissement de rituels indiens/magiques pour se libérer de leur harponnage dans la réalité? Mais là, face à la jeune femme, dont le désespoir avait amené à la transformer en furie, l'homme ne pouvait la repousser sans conséquence pour la meute, la délaisser dans ce trou noir- nourriture favorite pour une sorcière maléfique, l'abandonner alors qu'elle faisait partie de la vie d'un de ses loups, l'oublier sans se faire hanter chaque nuit pendant tellement d'année. Il était humain et assez sensible sous ses airs de grand méchant loup impitoyable. Son contrôle parfait de ses émotions étaient une nécessité mais aussi un fléau car personne ne se rendait compte de la peine qu'il avait à tuer ou à paraître insensible à une situation d'urgence comme cela. La jeune femme le touchait pourtant Il retrouvait en elle par certains côtés, son Anna, sa douce et tendre femme, terrorisée quand il l'avait rencontré.

Assis devant elle, à sa hauteur, faisant fit de la dominance et de la position sociale pour lui prouver qu'il savait se radoucir et être aussi humain qu'il pouvait pour l'aider, il entendit à peine les mots qu'elle murmura. Ils eurent du mal à se frayer un passage entre les lèvres fermées et bien verrouillées. Charles réfléchissait à ce qu'elle venait de dire. Les mots résonnaient dans sa tête tandis que Frère-Loup restait attentif à l'environnement. Que voulait-elle dire? Quels étaient les mots entre les lignes? Son inconscient voulait délivrer un message et les mots n'avaient pas été assez forts pour leurs permettre de se faire entendre.Les gestes et la violence étaient porteurs plus percutants pour eux. Son regard se posa sur la jeune femme et ne cilla pas. Il la voyait vraiment, de la même manière que son Grand- Père contemplait chaque être vivant, il voyait en elle aussi clairement que l'eau de roche. Il sentait son désarroi et cherchait à se frayer un chemin dans sa forêt d'ombres.

    Si tu restes méfiante, tu ne pourras pas avoir des accroches à la vie et t'éloigner de la mort.


L'instant d'après passa plus vite que la lumière: une alerte, un danger, un bruit, une sensation, une fusée rousse débarque éjectée par un mouvement rapide au coin de ses yeux, une peluche dans ses bras et une jeune femme complètement éberluée. Attrapant la créature venue perturbée une mise au point, le chasseur n'allait pas laissé échapper sa victime. Elle était une chasseuse aussi et avait eu de très bon réflexe. Son état psychologique expliquait qu'elle expédie plutôt qu'elle neutralise. D'ordinaire un prédateur s'assure que la victime ne soit pas un danger avant de laisser partir plutôt que le transformer en boulet de canon vivant. Charles agrippait toujours l’écureuil qui ne lui semblait pas normal. Un truc clochait mais il ne savait pas encore quoi. Frère-Loup lui montra le comportement typique d'un animal de cette espèce en leur présence et cela ne collait pas du tout avec ce qu'il se passait. Pourtant son attention se focalisa sur Aya qui tapa dans une pierre provoquant des bruits d'os et de chaire frappée très désagréable à entendre pour l'humain et le loup qui ne supportaient pas voir un membre sous son aile se faire du mal.

Il la vit s'allonger au sol en signe de complète soumission. Les deux êtres grognèrent à l'unisson devant la sottise de la jeune femme. Ce n'était pas le moment, un danger rôdait et elle se mettait à découvert. Mais il comprenait qu'elle ait besoin de rétablir les liens...de meute. Charles se demandait si elle n'était pas presque prête à faire partie de leur famille. Elle semblait comprendre le soutien infaillible et rassurant que la meute offrait à ses membres. Toujours avec la boule de poils rousse, il s'accroupit puis se pencha pour frôler son nez contre celui féminin et lécha son cou en signe de reconnaissance de sa place, de sa soumission et de sa protection, il acceptait sa démarche et la rassurait par la même occasion. De sa main libre, il lui saisit le poignée et la redressa sans ménagement pour qu'elle soit en mesure d'attaquer ou défendre le danger caché dans la forêt. Frère-Loup analysa très vite la situation ainsi que Charles. Il s'agissait de bien plus qu'un écureuil. il le fixa et sentit la magie autour de lui, chose qu'il n'avait pas pister jusque là. Il empestait la magie noire.

    Ce n'est pas possible qu'un écureuil attaque de lui-même, pas avec un loup ici. De plus, je ne l'ai entendu que tardivement, et il sent ce que je cherche depuis des jours. La sorcière a des espions ou utilise les animaux pour des fins autres que renforcer sa puissance. expliqua-t-il à Aya. Il ne savait pas trop quoi faire de cette bestiole. Reste sur tes gardes, on va aller jusqu' à mon véhicule.


Si il n'avait pas été sous une menace qu'il ne connaissait pas, il aurait pu faire de l'humour. Mais là Frère-Loup était plus au commande que Charles pour maintenir l'écureuil en place et ne pas le laisser filer. Le loup jouait de sa dominance pour conserver la bête dans la peur et l'empêcher de penser à s'échapper. D'un pas vif et assez rapide, il se dirigea vers l'orée du bois tout en veillant à ce que la chasseuse le suive.

    As-tu des notions de magie? questionna-t-il car les événements ne se produisaient jamais pour rien et la coïncidence de entre l'attaque et la présence féminine n'en était peut-être pas une.


Charles voulait appeler son père et le tenir au courant de ce qu'il se passait. Arrivé prêt de la voiture, il la déverrouilla et se saisit du combiné. Deux trois mouvements de pouce et il colla l'appareil à son oreille tout en serrant un peu plus sa main sur le cou de la boule de poils orange. Il commençait à vouloir se débattre et Frère-Loup grogna pour intimer le calme. Il entendit son père répondre.

    Bran. Connais-tu une sorcière manipuler des animaux pour attaquer ou espionner ? J'ai un spécimen pour toi. parla-t-il sans laisser le temps au Marrock de répondre.


L'attention masculine était presque complètement concentré sur la créature et il ne pouvait s'occuper beaucoup de la chasseuse. Pourtant, Frère-Loup conservait une attitude protectrice envers elle. Il la surveillait et ne la laissait pas s'écarter de trop.





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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Mar 30 Déc - 21:42

John a gagné. Lui et ma mère sont finalement parvenus à leurs fins. Ils ont fait de moi un animal sauvage enragé, réclamant sang et mort du plus profond de son être. La découverte est violente, brutale. Depuis le jour où j’ai tué mon beau-père, je pensais être parvenue à me défaire de ce trait de caractère, qu’il était sous contrôle. J’ai été bien naïve. Beaucoup trop même vu que c’était tout le contraire. Insidieusement, ma rage a grandi en moi, a sans doute été alimentée par mes déboires récents aussi. Je ne sais pas, je ne sais plus en fait. Je me souviens juste de ma fureur sur le promontoire et de cette louve... De celle qui est visiblement parvenue à me calmer à l’époque. Seulement voilà, cette part de moi n’était qu’en sommeil et a fini par se réveiller. Je sais pourquoi. La découverte de la sirène et ce qui a suivi l’a ramenée à la surface et j’ai été incapable d’endiguer sa progression. Je suppose que John comptait sur cet état d’esprit pour faire de moi une arme efficace contre les loups-garous. Une tueuse sans âme, sans remords, entièrement dévouée à ses projets. Le simple fait d’imaginer ce qu’il aurait pu faire de moi laisse mon esprit dans un chaos total.

Toutes mes certitudes volent en éclat au moment où j’envoie un simple écureuil contre Charles. Le Chasseur en moi est toujours présent, affûté, prompt à réagir. Cela me terrifie comme jamais. C’est pour cela que je me retrouve dans la seule position que je ne devrais pas adopter. Pas en tant qu’humaine en tous les cas. Et alors ? Quelque chose me dit que mon humanité s’est un peu trop fait la malle ces derniers temps. Seulement voilà, entre tuer ou être tuée pour éviter des morts inutiles, mon choix est fait. Je ne vois plus que cette solution pour arrêter le désastre qui se prépare si personne ne me stoppe avant. Je ne bouge pas quand Charles se met en mouvement, notant qu’il tient toujours l’écureuil en main. Je n’ai pas le temps de me demander pourquoi que mon regard affiche ma surprise en sentant le nez du garou venir contre le mien. Il ne se ferme qu’en sentant le loup lécher mon cou. Il ne compte pas me tuer, je sais ce que signifie ce qu’il est en train de faire, du moins je pense. Une partie de mon calme se remet en place au moment où il me redresse sans ménagement. Je l’écoute, attentive. Fronçant le nez, j’observe l’animal roux avant de comprendre. Cette sensation, je l’ai déjà ressentie... en découvrant Elara. Je lui emboîte le pas, un simple hochement de tête pour lui faire comprendre que j’ai compris. Cette fois, je repasse en chasse, contrôlant cependant ce qui gronde toujours en moi d’une certaine façon. Hors de question de me faire surprendre une autre fois ! Je crois que j’ai eu ma dose pour la journée. Pour la vie même oserais-je dire. La question me prend de court.


-Je suis issue d’une lignée de sorcières sans pouvoir et je suis réceptive à la magie quand elle est exercée sur moi. Je perçois aussi la magie noire à condition d’être proche, c’est comme une sensation désagréable qui me traverse le corps.

De la main, je désigne l’écureuil que Charles tient fermement.

-C’est moi qu’il devait chercher je pense. J’ai contrarié une Noire il y a quelque temps et depuis, elle doit chercher à se venger. Le sorcier de la meute m’a lancé un sort pour me mettre hors de ses radars et -je sors un morceau en cuir de ma poche- il a fabriqué ceci. C’est un talisman qui empêche la sorcière de s’emparer de moi à l’aide de la magie. Je suppose qu’elle doit se servir de cet animal pour me localiser et, vu mon comportement récent, il a été facile de me localiser...

Il faut reconnaître que j’ai tout de même fait mieux en matière de discrétion ces dernières années. Au point de pouvoir m’installer parmi les loups ici, à Aspen, en parvenant à dissimuler ma nature sans le moindre problème. Les choses ont bien changé. J’ai toujours autant de mal à comprendre pourquoi par contre. Je n’ajoute rien, à quoi bon de toute façon. Si je l’ignore, autant me taire, cela m’évitera aggraver mon cas. Nos pas finissent par nous mener au véhicule du garou. J’espère qu’il ne compte pas me forcer à monter dedans vu ma relation avec tout ce qui roule et qui a quatre roues. Mais non, à la place, je le vois s’emparer de son téléphone. Instinctivement, je lui tourne le dos, nous permettant ainsi de couvrir tout ce qui nous entoure en cas d’attaque. Ce n’est pas toujours simple de se protéger convenablement lorsqu’on est seul. Autant profiter du nombre pour ne pas se laisser surprendre, même si je doute que la chose soit impossible à faire vis-à-vis de Charles. Je veille à ne pas m’éloigner pour ne laisser aucun angle d’attaque possible pour un ennemi éventuel. Ce n’est qu’aux premiers mots du loup que je me fige. Son père va me tuer cette fois. La question est directe, c’est le moins que je puisse dire. Concentrée, je sens l’attention du loup sur moi. La chose est curieuse, j’aurais pensé qu’occuper avec son père, il aurait oublié ma présence. Mais non, il semblerait que son action impliquait bien plus de choses que je ne le pense. Il faudra d’ailleurs que je le questionne sur le sujet.

Toute à mon observation de ce qui nous entoure, de danger potentiel non identifié, je ne réalise que tardivement que quelque chose ne va pas. J’ignore quoi, mais je me tends un peu plus, faisant fi des apparences cette fois. Ici, je ne suis pas en présence d’un Surnat qui ignore ce que je suis. Malgré tout, je ne perçois aucune autre présence que celle de Charles et la mienne. Je ne m’occupe pas de l’écureuil, il est évident que la magie noire altère la perception que je peux avoir de lui. C’est là que je réalise que c’est lui qui me pose souci en fait. Ce qui émane de lui ne cesse de parcourir mon corps comme pour s’y installer. Instinctivement, mes doigts viennent chercher le bout de cuir que je garde tout le temps sur moi depuis que Peter me l’a donné.


-Charles...

Ma voix n’est qu’un murmure, mais je me positionne pour lui désigner l’animal qu’il tient encore.

-Elle peut s’en servir pour faire passer un sort ?

Après tout, je l’ai touché ce maudit animal. Si la chose est possible, j’espère que le sort de protection sera assez puisant pour éviter qu’elle parvienne à me contrôler. Mon regard indique clairement mon inquiétude face à une situation qu’il me sera impossible de gérer. Je m’impose de rester concentrée malgré tout, respirant lentement pour parvenir à rester sereine, à ne pas me laisser envahir par mes émotions une nouvelle fois.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Mar 27 Jan - 0:32

Life lessons and fang
Aya & Charles



Charles écouta Aya avant de bouger vers sa voiture. Elle avait des notions, même plus de ce qu'il comprenait. Certes pas de pouvoir, pas magie noire ou magie blanche. Si elle disait vraie, alors elle était inoffensive en magie. Pourtant le second connaissait pas mal de sorcier ou sorcière et le moins que l'on puisse dire était qu'il avait confiance en aucun d'entre eux. Plus ils étaient puissants et moins son humeur était à la fiabilité. Certes, il arrivait toujours à sentir la magie et la puissance en présence de leur race. L'humaine n'avait pas attiré sa vigilance là-dessus. En même temps, la rage qui avait émanée d'elle l'avait plus préoccupé. Ses yeux scrutaient et observaient attentivement la jeune femme. Il ne disait rien et laissait Frère-Loup enregistrer pour lui. Il se rappellerait des détails pour lui. Passant sur la réaction "culpabilisante" de cette dernière, le second ne dit rien de plus. Ce n'était pas de son affaire de la rassurer ou de l'enfoncer. Elle avait failli et c'était du passé. Il n'était pas lycan pour rien, il ne s'attardait pas sur le passé et voyait le présent. L'humain se chargeait du futur et le loup du présent et de la traque.

Arrivés vers la voiture, la chasseuse se positionne en surveillance tandis que Charles appelle son père tout en gardant l'écureuil d'une main. La réponse de Bran, inaudible pour la jeune femme, exigeait à son fils de ramener l'énergumène. Ce n'était pas vraiment un ordre mais la formulation était aussi directe que la question de l'amérindien. Ils se connaissaient trop pour noyer leurs mots, droits au but et aucune fioriture. Raccrochant le téléphone, Charles observa le changement d'humeur d'Aya et n'eut pas le temps d'agir qu'elle exprima ce qui la tracassait. Le loup sentait la peur de cette dernière et s'imaginait rapidement une chasse intéressante. Ce genre de sentiment pouvait attiser l'attention violente des dominants. Heureusement pour elle, Frère-Loup savait se contrôler et n'avait pas l'envie de chasser aujourd'hui. Il était plus préoccupé par sa femme et sa sécurité, donc par la sorcière noire que par un bout de chair trop nerveux et pas agréable à manger.

    Je ne sais pas, mais il faut un sortilège dégoulinant de magie noire très puissante. Je n'ai pas pu la sentir et toi non plus, alors elle n'a sûrement pas voulu risquer de se faire repérer. Dans le doute, le plus simple est d'aller immédiatement chez Bran pour demander de l'aide et te protéger. répliqua-t-il:


Il regarda l'animal roux et se questionnait sur la méthode à employer pour le déplacer sans lui laisser la possibilité de partir et éviter qu'il ne puisse utiliser un sort. Qui pouvait savoir ce qu'il était capable de faire ou non. Il n'y avait pas trente-six mille solutions et aucune ne lui plaisait vraiment. Pourtant fallait se résoudre à faire autrement pour avancer dans l'histoire. Charles se concentra de nouveau sur la chasseuse.

    Sais-tu conduire et as-tu un véhicule à proximité? grogna-t-il


Comme d'habitude, le second ne prenait pas quatre chemins. La situation urgeait et il n'avait pas de rond de jambe à faire. Pas de politicien à amadouer ou de problème de hiérarchie à préserver. Pas de témoin ou de victimes à protéger. L'humaine avait un moment de faiblesse mais était blien plus forte qu'elle le montrait à l'instant. Le lycan ne pensait pas nécessaire de la ménager.





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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Jeu 29 Jan - 8:51

Qui a dit que ma situation ne pouvait être plus délicate qu’elle ne l’était déjà ? Certainement pas moi et encore moins quand je comprends que Charles vient de contacter son père. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a pas fait mention de ma présence à ses côtés. La mauvaise, c’est que si le Marrok vient à l’apprendre, je ne donne pas cher de ma peau. J’ai beau ne pas apprécier la volonté de Bran à m’imposer la loi des garous, je ne peux que reconnaître que disposer de ses connaissances ne serait pas une mauvaise chose pour moi. Sauf qu’à ce rythme, je doute qu’il se contente encore longtemps de simples sermons, même si ces derniers sont toujours des moments fort déplaisants à vivre. Surtout avec un caractère aussi frondeur que le mien par moment. En même temps, c’est bien mon caractère qui m’a permis de m’opposer à John et à son éducation. Du coup, il arrive parfois (souvent?) que j’agace un peu trop le loup le plus dominant vivant sur cette terre. Enfin, il y a plus urgent dans l’immédiat, mon état mental qui ne tarde pas à m’échapper à nouveau quand je sens une certaine peut m’envahir. Ce qui, il faut bien le dire, n’est pas l’état le plus indiqué en présence d’un garou. Ma question trouve une réponse. Je ne vais pas dire qu’elle me convienne par contre. Cela dit, pour avoir décidé de faire confiance à Charles, mais pas seulement, je l’intègre au plus vite dans mon esprit afin de revenir à un calme plus serein, moins aléatoire aussi. La chose n’est pas simple vu mon état actuel, mais je finis tout de même par y parvenir, restant de fait en état d’alerte pour pallier à toute attaque, même si je me doute bien que Charles n’a pas besoin d’aide pour assurer sa sécurité. Les garous sentent la magie, parfait. Il sait certainement mieux que moi si la Noire se trouve dans le coin ou pas. Même si, une par de moi pense qu’elle doit pouvoir se dissimuler de façon efficace. Par contre, la fin de ses paroles me glace le sang. Comme si je n’avais pas assez d’ennuis comme ça ! Revoir Bran, alors que je sais mon contrôle quasiment inexistant n’est pas la solution qui m’emballe le plus. Sauf que, si je comprends bien, le Marrok veut voir la petite boule de poils rousse.

-Logiquement, on ne protège pas un appât, on l’envoie en première ligne quoi qu’il puisse advenir.

Je sais, il faut que j’apprenne à me taire parfois. Mais bon, autant être réaliste, que je vive ou que je meure, je doute que cela importe au Marrok, hormis pour se débarrasser de la sorcière que j’ai -involontairement ?- contrariée. Sans compter que je sais dire vrai pour m’être déjà positionnée ainsi pour éviter qu’un garou fou ne fasse plus de dégâts qu’il en avait déjà fait. Donc bon, on n’enferme pas un appât dans un cocon en verre pour le protéger, on l’expose. C’est ma vision de la chose. Après, j’ignore ce qu’il en est pour les garous. Leurs méthodes de chasse sont forcément différentes des miennes.

-Je sais conduire oui, mais je n’ai pas de véhicule. Je ne me déplace qu’à pied, optant pour les transports en commun quand la distance excède une centaine de kilomètres.

Je ne peux m’empêcher de jeter un bref coup d’œil sur le camion de Charles. Bon d’accord, je devrais pouvoir le conduire sans souci. Mais si c’est ce qu’il a en tête, il va vraiment falloir que j’aille puiser dans mes ressources pour me glisser derrière le volant. J’ai une sainte horreur de ces boîtes en métal sur roues. En même temps, il vaut mieux qu’il ignore que je n’ai jamais passé mon permis de conduire par contre. Trop facile à trouver, trop simple pour localiser une personne. Même les papiers que j’ai fournis à l’Université comporte des erreurs volontaires afin de me protéger.


-Tu veux que je prenne le volant ?

Ça, je peux faire, je le sais. Après, vu que j’ignore tout de même où je me trouve réellement, il va falloir que Charles me donne les indications pour arriver chez son père. Et qu’il ne me hurle pas dessus non plus vu ma façon parfois un peu brutale de conduire. Au passage, je préfère cela que de devoir tenir l’animal qui ne m’inspire pas la moindre confiance, sachant qu’un nouveau contact avec l’écureuil va faire remonter ma tension nerveuse en flèche. Bon, ce n’est pas non plus comme si j’ai vraiment le choix d’agir selon mes envies, pas après m’être mise sous l’autorité du loup-garou. Tout en répondant, je me suis de nouveau déplacée, de sorte à pouvoir couvrir le plus de terrain possible. Un écureuil, ça passe, mais si jamais la Noire a conditionné d’autres animaux, cela risque de devenir épique, surtout que je ne suis pas armée. Ce qui ne m’arrêtera pas malgré tout, il en faut beaucoup plus pour cela de toute façon.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Dim 15 Fév - 15:51

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Charles évalua Aya, il prit quelques instants avant de lui répondre. Il devait envisager les différentes possibilités pour la meute, pour lui, pour elle, pour le compagnon de celle-ci. La jeune femme n'était pas dans son état habituel mais elle semblait avoir repris contenance et se fier assez au second pour prendre les décisions. L'homme décida de ne pas la ménager.

    Logiquement, on n'ensorcèle pas un écureuil. Avec les sorcières noires, rien n'est logique. répliqua-t-il abruptement.


La chasseuse sembla hésiter avant de répondre. De toute manière, ils n'avaient pas beaucoup le choix. Charles ne dit rien mais sentit à plein nez les divergences d'émotions de sa vis-à-vis. Comment faire avec cette créatures et une humaine en train de péter les plombs? Si il l'aidait à se concentrer sur une chose et pas à la magie, il pourrait faire patienter jusqu'à l'intervention de Bran. En attendant, il parait au plus pressant. De sa seule main libre, il dégagea ses clés d'une cachette du camion et les lança vers Aya. Ensuite, il ouvrit la porte arrière alors que la boule de poil rousse se débattait sauvagement. Le lycan resserra encore sa poigne sur la bête et se dépêcha pour sortir un sac en toile. Au mieux, il allait pouvoir relâcher un peu sa main qui s'engourdissait, au pire, il se débattrait inutilement. Le loup se disait qu'il fallait donner le moins d'informations possible. Priver l'écureuil de la vision serait utile.

    Tiens le sac s'il te plaît. ordonna-t-il à Aya.Va falloir aller vite.


Quand ils eurent enfermés la bestiole, Charles tenait toujours la cage en toile. Il s'installa sur la place passager pour mieux surveiller leur prisonnier. Il attendait qu'Aya se prépare et resta le plus silencieux possible. Il était tendu et détestait donner le volant de son pic-up à une inconnue. De plus être enfermé dans un habitacle en métal n'était pas ce qu'il préférait à l'instant présent. Pourtant il ne pouvait pas transporter et surveiller deux personnes en même temps.

Il indiqua la route tout le long, sans presser. Les informations étaient claires et précises. L'amérindien cherchait au maximum à atténuer les tensions et sa nervosité. Frère-Loup s'agitait un peu. Arrivés devant la porte du quartier-général de la meute, le lycan descendit du véhicule vert et se dirigea vers la maison. Il espérait que la chasseuse le suive. Ouvrant la porte de la maison, qui n'était jamais verrouillée (qui serait assez fou pour faire quoi que ce soit chez l'alpha de la seule meute du coin et d'autant plus quand cet alpha était le Marrok). Le repère n'était jamais vide, il y avait toujours un lycan. Dans le salon; quelques nouveaux transformés s'affrontaient sur un jeu de guerre. Les consoles vidéos étaient une bonne alternative pour les combats de dominance mais c'était toujours délicats les affrontements entre loups. Le second tenait toujours le sac avec l'écureuil qui se débattait. Tous s'arrêtèrent quand Charles pénétra la pièce. D'ordinaire, il ne passait pas inaperçu, mais son état de nerf rendait les autres loups plus sensibles. Le temps semblait suspendu dans la pièce.

    Bran? demanda-t-il d'un ton calme et sans violence.


Un loup secoua la tête d'un mouvement négatif. Le second grogna en sortant son téléphone de la poche. C'était un contre-temps qui l'embêtait fortement. Le répondeur de son père l'agaça encore plus.

    Bran, je fais quoi avec le messager de la sorcière?


Comme la bête en question s'agitait de plus en plus et que le tissu n'était pas très solide pour un écureuil enragé, l'amérindien n'eut pas le choix que se dépêcher pour aller l'enfermer dans la cellule réservée aux loups perdants le contrôle. Par chance, elle était vide. Il balança le sac dans la cage et referma immédiatement la porte. En remontant dans le salon, Charles appela le sorcier de la meute car il avait besoin de son aide. Le répondeur fut le seul bruit audible dans le combinant, arrachant un nouveau grognement. Déposant sa requête rapidement, l'homme raccrocha et se tourna vers Aya.

    Bon à toi. Qu'est-ce qu'il se passe? Rien ne va autour de toi. reprit le second comme si ils n'avaient pas été interrompus dans la forêt.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Dim 15 Fév - 19:52

Pourquoi je sens que je vais encore avoir des ennuis, enfin plus que ce que je n’ai déjà en fait. Le loup ne semble pas de bonne humeur, je récupère les clés au vol, comprenant que je vais devoir conduire. Bon, je suppose que ce n’est pas le moment de lui dire que je n’ai pas mon permis par contre. Je l’observe sortir un sac, approchant pour m’en saisir. Une fois la bête à l’intérieur, Charles monte dans la voiture. Non sans soupirer, je fais le tour, me glissant derrière le volant par obligation. Mis en route, la carcasse de métal semble assez bien réagir. Je n’en dirais pas autant de ma conduite, mais les indications, ainsi que le calme apparent du loup, me permettent de me concentrer sur autre chose.

-Désolée, je n’ai pas l’habitude de conduire. Je déteste les voitures.

Aller chez son père ne me convient pas, mais alors pas du tout. Sauf que refuser est certainement la dernière chose à faire. Silencieuse, je roule jusqu’à arrivée à destination. En voyant Charles descendre et se diriger vers la maison, j’ai un temps d’arrêt. L’idée de lui fausser compagnie me tente fortement. Sans compter que les bruits qui me parviennent me laisse penser qu’il y a du monde. J’en a la confirmation en m’arrêtant sur le seuil de la porte. Charles est au téléphone, mais les autres loups présents me fixent un peu trop à mon goût. C’est la première fois que je me retrouve avec autant de garous et isoler les dominants des soumis ne va pas être simple. Quand Charles disparaît, je ne peux m’empêcher de me tendre de nouveau. M’obligeant à conserver mon calme, je ne bouge pas, ne fais pas le moindre geste susceptible de provoquer l’hallali. Surtout que Charles n’a pas jugé bon de prévenir de ma présence, ni même de la raison de cette dernière. Le murmure ne m’échappe pas. « Hunter ». Je fixe celui qui vient de le dire, le retour de Charles évitant un nouvel incident. Il n’a pas l’air de bonne humeur au passage. Sa question me prend de court. Il plaisante, j’espère ! Instinctivement, je fais un pas en arrière, histoire de mettre un peu de distance entre les autres loups et moi, bien que je sache que c’est inutile vu la pointe de vitesse d’un garou.

-Ma présence n’est pas la bienvenue ici...

Autant qu’il le sache s’il ne s’en est pas rendu compte tout seul. Je sais je n’ai pas répondu à sa question, c’est voulu. Je me donne le temps de réfléchir avant tout de même.

-Quant au reste, hormis le fait que j’ai une Noire aux fesses et que je n’aurais jamais dû revenir à Aspen, les choses vont plutôt bien.

Ce qui n’est rien d’autre qu’un mensonge et j’en ai pleinement conscience. Sauf que devoir me justifier est déjà difficile, alors en public, c’est pire. Je ne peux m’empêcher de jeter des regards furtifs aux autres présents. Combien d’entre eux souhaitent ma mort ? Tous je pense. Je ne dois d’être en vie que par la présence de Charles. J’ai confiance en lui, c’est bien la seule raison pour laquelle je ne me suis pas encore enfuie. Mais, me retrouver une nouvelle fois chez le Marrok, je m’en serais volontiers passée.

-Il faut croire que dormir moins de trois heures par nuit depuis des semaines a mis à mal ma vigilance habituelle.

Le reste ne regarde personne de toute façon : mon emploi, mon compagnon, le fait que je compte partir, quitter cette ville où je ne suis pas la bienvenue. Je passe aussi sur le fait que si son père me tombe dessus, je risque de devoir expliquer ma fuite de la dernière fois. Du moins si j’ai le temps d’en placer une, ce dont je doute fortement. Mais je ne suis pas idiote, je sais bien que mon mal est bien plus profond que cela, plus dangereux aussi. C’est de cela que parle Charles, même si je doute qu’il le sache.

-Je perds le contrôle de plus en plus. Au début, j’ai cru que cela venait de la sorcière, du moins d’un sort, mais je sais que non. L’envie de tuer est devenue trop présente pour que je ne m’en inquiète pas. C’est pour cela que je me suis isolée en forêt, pour être certaine de ne rencontrer personne tant que mon contrôle restera trop aléatoire à mes yeux. Il finira par me mordre pour de bon si j’échoue...

Je murmure mes derniers mots. J’ai déjà vu les crocs de Riley, je les reverrai certainement. Mais, pour le moment, il est resté maître de lui. Jusqu’à la provocation de trop et les choses pourront prendre une tournure dramatique.

-Avant, je méditais au moins une heure par jour, cela me permettait de conserver mon calme, je m’entraînais aussi. Je ne le fais plus.

Evan, Désirée, Cheyenne, mon travail... même sans la Noire, je ne dispose plus ni du temps, ni de la possibilité de le faire de toute façon.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Dim 1 Mar - 13:24

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Aya ne semblait vraiment pas à l'aise en conduisant. Frère-Loup voulait reprendre le volant et maîtriser son véhicule. D'ordinaire, il détestait déléguer ce genre de chose. Mais là, c'était encore moins évident: avec un écureuil magique et une humaine agressive, il n'aimait vraiment la situation. Dire quelque chose reviendrait à aggraver le malaise, il en était sûr. De plus le loup dominant avait besoin d'un contrôle de tout son environnement. Plus il était calme et moins c'était bon signe. Très peu de personnes connaissaient ce détail. L'apparence zénitude de Charles maintenait une ambiance tendue dans la voiture, il tentait d'apaiser au maximum mais ce n'était pas une grande réussite. SOn regard noir, teinté de jaune, se posa sur la chasseuse. Sa voix rocailleuse prit quelques instants avant de rompre le silence relatif (le pick up faisait un grand tintamarre en roulant dans les chemins communaux).


    J'avais remarqué.


Si il voulait enlever le malaise, l'effet était raté. Le second était là pour maintenir l'équilibre chez les lycans et régler les problèmes, pas pour surprotéger. La jeune femme était un problème et il la gardait à l'oeil pendant qu'il résolvait un ennui plus urgent et dramatique. La situation délicate n'allait pas en s'arrangeant quand ils arrivèrent dans la maison- quartier général de la meute d'Aspen. Charles s'occupa de la bestiole poilue et délaissa l'humaine. Comme elle était venue avec lui, aucun loup n'allait agir contre elle. Du coup le bourreau ne pensa pas à aménager son entrée.Il avait autre chose à faire pour l'instant. Quand il revint les mains libres du prisonnier, le dominant fût surpris de la tension palpable et du silence soudain . Son regard balaya la pièce et les différents intervenants, il laissa libre court à sa dominance pour replacer les autres loups. Cela ne lui plaisait pas de devoir réaffirmer sa place, pourtant il devait le faire pour maintenir l'ordre. Son attention se reporta aussitôt sur Aya qui recula d'un pas et répondit vaguement à sa propre question. Effectivement, il avait était brute de décoffrage pour lui demander et elle réagissait immédiatement. Ses paroles puaient le mensonges ce que détestait le loup. Il remarqua le regard fuyant vers les autres membres de la meute. Le second comprit ce qu'il se passait et le refus de parler. Il ne releva rien et écouta ce qu'Aya avait à dire. Elle exprima très rapidement ce qui "n'allait pas". Le besoin de tuer....sait-elle à qui elle parle? Sait-elle le travail qu'il faisait en tant que second du Marrok? Pouvait-elle même imaginer la dureté de la maîtrise qu'il exerce sur lui pour ne pas succomber à la folie de la bête qui goûte le sang? Comment devait-il réagir maintenant? Il savait ce qu'il devait faire, la réorienter auprès de Bran pour lui trouver une personne qui l'aide à la canaliser. Elle n'était pas l'une des leurs et il ne pouvait pas agir contre elle. Mais il n'était pas sûr qu'un jour, on ne lui demande pas d'intervenir. Son portable sonna et un message écrit de son père venait d'arriver. Il sortit son combiné et lut ""Tu le questionnes, et si c'est plus qu'une marionnette, tu me l'amènes. Sinon, tu le livres aux autorités locales"". Son père n'avait pas suivi visiblement. Tant pis, il devait être très occupé. Son bras droit tapota une minute sur le téléphone "Le messager est un écureuil. Maintenant, il est dans la chambre du sous-sol. Fais gaffe en ouvrant la porte.".

Sans prévenir, il plaqua l'humaine contre le mur et grogna à quelques centimètres de son visage. Tous les loups se figèrent, voir Charles agir était exceptionnel et surtout très impressionnant. Il planta son regard jaune dans celui féminin et la maintient fermement.


    As-tu toujours envie de tuer?
    gronda Frère-Loup. Veux-tu que je me charge de toi maintenant?


Le loup cherchait à savoir si il fallait qu'ils interviennent ou pas, si une autre personne pouvait se charger de son cas, si il fallait intervenir tout simplement ou la laisser faire une connerie pour que la police humaine s'en charge. Elle était trop près d'Aspen Creek pour qu'ils la laissent agir comme bon elle voulait.

     
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Lun 2 Mar - 12:31

Il va vraiment falloir que je cesse de contrarier les loups-garous les plus dominants d’Aspen... Et le plus vite possible serait une excellente chose. Parce que bon, je sais que ma conduite n’est pas la meilleure qui soit, mais sentir que le loup est proche de la surface, voir présent, n’augure rien de bon. Du moins pour moi. Ce qui explique mon silence relatif, ainsi que le fait que je le suive à l’intérieur de la maison du Marrok. Bran absent, je devrais me sentir bien. Ce serait vrai si d’autres dominants ne se trouvaient pas déjà à l’intérieur. Me laisser seule avec eux me semble surprenant de la part de Charles, surtout quand on sait ce que la majorité des garous pensent des Chasseurs. D’ailleurs, la tension s’installe rapidement entre eux et moi. Je veille à ne pas bouger, à ne faire aucun mouvement susceptible d’être perçu comme une agression à leur encontre. Le retour de Charles change brutalement la donne. J’ai beau savoir comment fonctionne une meute, hiérarchiquement s’entend, voir le second en action me fait me tasser un peu plus, histoire de me faire oublier. Ce qui échoue lamentablement au passage, puisque je suis sommée de m’expliquer sur ce qui ne va pas. Et commencer par mentir n’est pas la meilleure idée qui soit, vous pouvez me croire. Je répugne à me dévoiler devant les autres présents, mais il est visible que je n’ai guère le choix. Quand je le vois pianoter sur ton téléphone à nouveau, je peine à réguler l’inquiétude qui me gagne. Curieusement, quelque chose me dit que son silence est une très mauvaise chose. J’en ai rapidement la confirmation en heurtant le mur derrière moi. Je grimace sous le choc. Mon envie de répliquer à ce que je prends pour une attaque est tuée dans l’œuf par le grognement émis. Et merde, le loup est aux commandes ! Cette fois, j’en suis certaine. Les paroles de Samuel me reviennent à l’esprit, ainsi que la mise en garde qu’elles contenaient. Je n’ai jamais vu un loup se déplacer aussi rapidement sous forme humaine d’ailleurs. Le fait qu’il plante son regard dans le mien pour me parler fait monter en flèche mon rythme cardiaque, chose qui me surprend puisqu’il a plus l’habitude de descendre qu’autre chose. Il faut avouer que les paroles prononcées sont lourdes de sens, il est difficile d’y échapper. Et même pas un trou de souris pour aller me planquer et ne plus jamais en sortir !

Si je renonce à tenter quoi que ce soit pour me libérer de l’emprise de Charles, mon regard ne tarde pas à fuir le sien. Déjà parce que fixer un dominant n’est pas la chose à faire et ensuite, parce que je commence à redouter sérieusement ce qui va se passer ensuite. Autant être honnête, envisager qu’il me tue séance tenante ne me laisse pas indifférente. Cela mettrait un terme définitif à ce qui se passe en ce moment. Lâcheté de ma part d’une certaine façon mais bon, continuer ainsi n’est pas non plus envisageable. J’en ai tout de même conscience. Seulement voilà, je n’oublie pas pour autant mes engagements envers son père -ces deux humaines un peu trop irresponsables à mon goût dont j’assure la protection dans l’ombre-, ni mon compagnon dont la réaction à ma mort ne serait sûrement pas celle attendue. Je constate que les choses étaient tout de même bien plus simples quand j’étais seule, sans attache. Je finis par secouer négativement la tête au bout d’un laps de temps qui m’a semblé interminable.


-Plus pour le moment.

Ce qui est la vérité de toute façon, même si je me doute bien que cette envie maudite ne tardera pas à refaire surface un jour ou l’autre. La seconde question est plus délicate, je ne vois pas quoi répondre à Charles. Il me faut pourtant le faire. Mourir n’étant pas la bonne option, j’ai tout intérêt à mesurer le moindre de mes mots à venir. Un de trop et il y a fort à parier qu’il m’égorgera. La réponse qui s’impose à moi est la seule acceptable, même si cela revient à mettre en lumière un passé que j’ai volontairement dissimulé depuis toutes ces années. En même temps, si je meurs, la Noire perd son unique point d’entrée probable, du moins actuellement, pour s’en prendre aux garous sans se révéler. Le temps presse, rester silencieuse ne m’aidera pas malheureusement.

-Ce n’est pas la première fois que les choses dérapent... -ma voix n’est qu’un murmure, ce qui ne pose aucun souci pour un garou de toute façon- une louve était venue à mon aide à l’époque, une oméga selon mes conclusions. J’ignore comment elle s’appelle par contre, elle ne m’a jamais montrée son apparence humaine.

Je redoute l’interrogatoire à venir maintenant. Je tente, tant bien que mal, de réinstaurer le calme en moi, ce qui n’a rien d’évident vu la proximité de Charles. J’espère juste que le fait qu’une oméga est déjà venue à mon aide plaide en ma faveur sinon...

-Je vais faire en sorte de ne plus être un problème.

Pour cela, il faut que je reprenne mon entraînement au plus vite, je le sais. Même si cela signifie que je prends le risque de perdre mon emploi, puisqu’il est évident qu’il me sera impossible de tout mener de front. Je n’ai pas le choix, il faut que je retrouve mon calme au plus vite et la méditation m’y aidera. Sans compter qu’hormis Evan, je vois mal un garou de cette ville s’inquiéter réellement de mon sort futur. Je ne peux compter que sur moi-même, question d’habitude. Quant à demander à Charles de m’aider, je ne lui poserai même pas la question. Il doit partager le point de vue de son père à mon égard.

-À moins que vous ne pensiez qu’une solution plus définitive s’impose...

Je m’en suis remise à lui dans les bois, je le fais une nouvelle fois en connaissance de cause.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Jeu 19 Mar - 22:25

Life lessons and fang
Aya & Charles

     

     
Charles hésitait sur la démarche à adopter. Soit il considérait la jeune femme, comme une humaine et il devait faire attention à ce qu'il faisait et la protéger. Soit il la considérait comme la chasseuse et il n'avait aucune pitié, surtout devant ses loups et dans le quartier général. Soit il la voyait comme la compagne d'un de ses loups qui apprenait à vivre dans une meute. Diantre, le choix était sacrément difficile. Frère-Loup décida rapidement et ses actes répondaient clairement. Le lycan préférait traiter Aya comme une louve qui apprenait, pardieu c'était ce qu'elle était par extension.. C'était de la même manière, sans délicatesse et elle devait vite comprendre. Son comportement décrivait parfaitement ce qu'elle devait faire. Il semblerait qu'elle ait assimilé quelques bases. Après la sidération, Aya baissa les yeux et prit le temps de choisir ses mots. Le loup sentit l'accélération cardiaque et l'effort qu'elle fit pour se calmer. Il appréciait la maîtrise qu'elle avait. C'était important ce tempérament pour être avec un des leurs. La voltige n'était pas évident, se lâcher en tête, au dessus de la dégaine, prêt à dévisser dans un mouvement délicat. Il fallait beaucoup s'engager pour faire un tel jeté sur la prise. Elle faisait le saut dans le vide sans assureur ni corde, un grimpeur pourrait presque être admiratif.


    Que les choses dérapent? Développe.
    gronda-t-il.


Il écouta patiemment, car il avait l'éternité pardi. Son regard restait fixe et plus rien autour n'osait bouger. Le dominant sentait les autres lycans s'écrasaient au sol, sués et attendre dans l'angoisse. Il n'était pourtant pas Bran. Personne ne pouvait oublier qui il était, mais les piqûres de rappel des raisons de sa place dans la hiérarchie étouffaient.

    Tu es un problème faut en prendre note. La meute est concernée maintenant, et donc c'est avec elle que tu vas trouver des solutions. trancha-t-il aussitôt. Il aurait pu être plus rassurant, plus compatissant, mais il ne le pouvait pas. IL disait les vérités comme elles étaient.


La chasseuse finit par remettre sa destinée complètement entre les mains du bourreau. Il sentit ses barrières lâcher. Le but était atteint et elle allait pouvoir affronter l'avenir. Il ne retira pas sa pression, pas encore. Les détails devaient être abordés avant. C'était aussi une manière de montrer sa loi devant les membres de la meute, parfaisant sa mauvaise mais indispensable réputation.

list]Fais ce qu'il faut pour que je ne sois pas obligé de choisir cette option. gronda-t-il. en attendant que je trouve quelqu'un de fiable pour t'aider, je vais m'occuper de toi. [/list]

Frère-Loup était toujours aux commandes ce qui prouvait l'importance de la situation et de l'engagement qui était pris. Charles avait la même valeur, ce qui était dit et aucun papier n'était plus important qu'une promesse. Pourtant les humains avaient plus tendance à croire les loups que les hôtes. Sûrement la peur du danger réel, la peur des dominant. Il ne fallait pas faire une analyse, ou lire du Freud, du Lacan et bien d'autres fondateurs de la psychanalyse pour en déduire cela.

    Je ne vais pas te lâcher d'une semelle...tu m'as parlé d'Oméga.... continua le lycan.


Le loup avait presque envie de demander à Anna mais il n'avait pas assez confiance en la jeune femme pour la laisser approcher la prunelle de ses yeux. Surprotecteur, il n'était pas prêt à la mettre en danger. Elle était plus préparée que lui, au vue de ce qu'elle avait déjà vécu, mais il ne pouvait accepter. Il était presque insupportable sur le sujet.





     
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Ven 20 Mar - 14:03

Si je parviens à sortir vivante de cette maison, je m’enferme chez moi et j’y reste. Cela commence à bien faire de voir mes émotions s’éclater sur les montagnes russes. Sans compter que cette fois, c’est le loup qui me fait face et celui-ci n’a pas la réputation d’être des plus cléments envers ceux qui commettent des erreurs. Même si je préférerais opter pour le silence, pour ne pas avoir à me dévoiler en présence d’autres garous, il me paraît évident que le choix ne me revient pas. C’est ainsi. Charles, ou son loup plutôt, estime que la chose s’impose et entend bien que je m’y plie. En même temps, hormis vouloir mourir dans l’instant, je n’ai guère d’autre solution dans l’immédiat. Ce qui ne m’empêche pas de réfléchir avant de prendre la parole, histoire de ne pas aggraver mon cas non plus. Développer ? Même Bran n’a eu que la version courte de l’histoire. Seul Evan connaît réellement ce qui s’est passé, lui et cette louve dont j’ignore tout. Je sais déjà que cela ne va pas améliorer mes relations avec la meute.

C’était il y a un peu plus de quatre ans maintenant, à l’époque où je vivais encore avec mon beau-père, durant mon dressage. J’avais déjà un sérieux problème avec l’autorité à l’époque, ce qui fait que je fuguais régulièrement pour échapper aux entraînements et au reste aussi. J’avais rencontré un garçon avec lequel je comptais m’enfuir une bonne fois pour toutes. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées ainsi. Cela s’est passé dans le Parc du Yellowstone. Mon beau-père m’avait suivie, mais pas pour me ramener, enfin pas seulement. Ce qu’il voulait, c’était tuer celui avec qui je me trouvais...

Repenser à ce moment de ma vie met mon esprit à mal. Douleur, rage, culpabilité se mêlent en un savant mélange dans mon esprit. Même si j’y suis retournée récemment, je ne suis pas parvenue à faire la paix avec moi-même.

Il était gentil avec moi, prenait soin de moi aussi, mais j’ignorais tout de sa nature, je ne savais pas que c’était l’un des vôtres. Sinon, il serait toujours en vie, j’aurais fait en sorte de ne plus le rencontrer. Mais si je l’ignorais, mon beau-père non et il est venu le provoquer. Ces images sont encore gravées dans ma mémoire. Celle de son Changement surtout. -continuer s’apparente à un supplice pour moi, mais je m’oblige à le faire- Mon beau-père l’a tué sous mes yeux, pas parce qu’il était dangereux ou fou, seulement parce qu’il n’était pas humain. Ce n’était pas le premier garou que je croisais, le tout premier ayant tué ma mère devant moi, mais l’acte de mon beau-père a provoqué ma fureur. Je suis restée durant des heures à l’écouter agoniser après avoir retourné son arme contre lui, après avoir offert une sépulture à celui qui avait voulu me venir en aide. Je sais que si quelqu’un était venu voir ce qui se passait à ce moment-là, je l’aurais tué aussi. Même aujourd'hui, j’ignore le temps que j’ai passé sur ce promontoire, sans bouger, bien après qu’il soit mort. C’est là que j’ai rencontré cette oméga... C’est elle qui a ramené le calme en moi à l’époque.

Je n’ai plus qu’une envie, fuir le plus loin possible.

J’ai retardé certains choix depuis mon arrivée à Aspen, j’en ai fait d’autres qu’il aurait mieux valu éviter. Surtout en ce qui concerne une sorcière.

Je finis par redevenir silencieuse alors que le loup reprend la parole. Que je sois un problème n’est pas une surprise, son père me l’a déjà clairement fait comprendre. Par contre, qu’il me faille trouver la solution avec la meute me semble impossible. Pour cela, il faudrait déjà que les loups cessent de me voir comme une ennemie et la réaction des autres présents dans la pièce à mon arrivée me prouve que c’est loin d’être le cas. En désespoir de cause, et parce qu’il n’y a finalement pas d’autre solution selon moi, je m’en remets au loup une nouvelle fois, abandonnant de fait toute possibilité de décider de mon avenir par moi-même. La suite me surprend, me fait même relever le regard une fraction de seconde. Pourquoi veut-il s’embêter avec moi ? Je ne suis pas une louve, je n’ai donc pas le moindre intérêt pour la meute. Mais, aussi curieux que cela puisse paraître, l’annonce du loup me calme, m’apaise aussi.

De taille moyenne, assez fine, musclée aussi. Sa fourrure est d'une couleur bringée fauve sur fond noir sur la majorité de mon corps, à l'exception d'une tâche triangulaire blanche sur mon poitrail. Ses yeux sont d'une couleur cuivrée tendant vers le rouge, sa truffe toujours humide est noire, et ses coussinets noirs avec quelques traces de rose pâle. Je ne sais rien d’autre sur elle hormis son apparence et le fait qu’elle passé plusieurs jours à mes côtés. Elle est partie un matin, je ne l’ai pas revue depuis. Du moins pas sous cette forme, il m’est impossible de savoir si je l’ai croisée sous l’autre cependant.

Ma mémoire peut surprendre, mais c’est ainsi. Je l’ai développée très jeune et mon habitude de dessiner à renforcer ma capacité à me souvenir des détails précis d’une personne, ou d’une chose, quand c’est relié à un moment particulier de ma vie. Redevenue silencieuse, j’ignore si le loup va encore exiger autre chose de moi ou non. Sans compter que je finis par me sentir fautive envers les autres loups présents qui subissent ce qui se passe sans pouvoir dire quoi que ce soit.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Mar 28 Avr - 0:09

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Charles sentit la demoiselle hésiter sur sa conduite à tenir, ou sur ce qu'elle allait répondre. Il la laissa faire. Elle n'avait pas vraiment le choix et savait que si il faisait ressortir un peu plus sa dominance, il pourrait obtenir les informations. La force n'était pas le moyen adapté, sa coopération aurait beaucoup plus d'impact dans son intégration dans la société (pas forcément la meute, c'était un autre sujet). Si elle s'esquivait, alors elle était suicidaire donc pouvait devenir kamikaze. Des mots résonnèrent et interpellèrent le loup: dressage, entraînement, domination, fuite, sentiment, meurtre, changement, meurtre, mort, agonie, souffrance. Les émotions de la jeune femme ressortaient et envahissaient l'environnement, saturant de leurs présences morbide des fantômes passés. Quelle erreur venait-il de commettre? Elle les rappelait....non, ils n'étaient jamais partis. Leur présence était palpable et Charles fronça les sourcils, apaisant son environnement proche pour ne pas se faire envahir. D'une main discrète, il tâtonna sa poche pour être sûr de la présence d'un talisman et se concentra uniquement sur la chasseuse pour ne pas faire vivre plus ceux qui devrait être oubliés. Puis le terme Oméga fit irruption dans la conversation. L'information pouvait être discuté avec Anna, mais serait-elle en mesure de prendre en charge Aya? Le voudrait-elle? Voulait-il embarquer sa femme dans cette histoire? Beaucoup de questions qu'il laissait en suspens, une discussion avec Bran était nécessaire.

La jeune femme continua sur ses positions dans Aspen Creek, en restant très évasive.Le loup sentait la proie et l'envie de chasser. Charles revint sur le devant de la scène pour calmer son frère intime et dévisager Aya. Les loups dans la pièce respirèrent un peu plus mais restaient immobile. Avec autant de délicatesse que ce dernier, il rompait le silence.

    Soit plus explicite. Qu'as-tu fait?


Le loup reprit le contrôle, reprenant la dominance aussi fortement que la fraction d'avant. Chaque lycan se ratatina sur le sol et la sueur perlait sur leurs fronts. La proposition que fit le dominant eut un effet relaxant sur la demoiselle qui osa même le regarder. Ce n'était pas une suggestion à prendre à la légère car la vie de la chasseuse allait changer radicalement, et elle devra se plier aux règles sinon elle mourrait de sa main. Elle sembla nettement plus apaisée et put décrire l'oméga qu'elle avait rencontré. Cela ne lui disait rien, sûrement une rare qu'il n'ait jamais croisé. Le second du Marrok détestait l'impression de ne plus être au commande. Beaucoup trop d'inconnus dans les parages et pas le temps de se renseigner convenablement. Un grognement vint briser le silence précédent les ordres qui allaient suivre.

    Toi, gronda-t-il vers un loup. Tu habites bien à la limite d'Aspen?


Le téléphone de Charles sonna empêchant l'interlocuteur de répondre immédiatement. Le second décrocha et entendit son père le prévenir qu'il ne pouvait pas venir rapidement, qu'il lui confiait la charge de sécuriser le prisonnier. L'unique réponse du dominant fût de demander à son père de le contacter dès que possible pour parler d'Aya qu'il avait pris sous son aile en attendant. Raccrochant le combiné, le fils Corinick attendit la réponse du lycan qui confirma.

    Messieurs, Aya fait partie d'Aspen et maintenant, elle est sous ma responsabilité. Je te confie sa protection en attendant que le Marrok rentre et discute avec elle. . Charles se tourne vers elle. Cela te convient-il? Rien ne t'arrivera, tu es en sécurité ici.


Le second se dirigea dans la cuisine et sortit de quoi faire des sandwichs. Il déposa le tout sur la table et invita chacun à s'installer. Cet intermède en cuisine lui permit de souffler et de laisser Frère-Loup se retirer et de diminuer sa dominance de nouveau. Il voulait apaiser les tensions avant de confier complètement la responsabilité d'Aya et que celle-ci soit suffisamment en confiance pour la laisser avec ses loups.



     
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Dim 3 Mai - 13:23

Je commence à me dire que cette discussion, qui commence à s’apparenter de plus en plus à une confession de ma part, ne finira jamais. Au moins, avec Bran, il me hurle dessus, mais ne cherche pas forcément à comprendre ce qui peut motiver certaines de mes actions. Ce qui est loin d’être le cas de Charles qui n’a de cesse de m’obliger à m’expliquer, à éclaircir toujours un peu plus certains de mes propos. J’apprécie peu la chose, mais je me vois mal l’envoyer au diable dans l’immédiat. Ni même jamais en fait. Du moins, je ne me vois pas le faire. Ce qui ne m’empêche pas de ne pas forcément apprécié le moment que je suis en train de passer entre les pattes de l’un des loups les plus dominants qu’il m’ait été donné de croiser. Je retiens un soupir d’agacement de justesse. Mais il m’est impossible de dissimuler l’amertume dans le ton de ma voix.

Je n’aurais jamais dû revenir à Aspen et encore moins y rester après avoir compris que je n’y serais jamais la bienvenue. Je vais prendre contact avec l’université, chose que j’aurais dû faire depuis longtemps, pour qu’un remplaçant me soit trouvé. Ensuite, je quitterai cet endroit pour ne plus jamais y revenir. Même pour Evan, ce sera mieux. Sans moi à ses côtés, les vôtres l’accepteront plus facilement.

Mâchoires crispées, je me doute que Charles apprécie la suite. Mais mentir m’est impossible, surtout que je ne vois pas pourquoi je le ferai en plus.

Ma première erreur a été de croire que mon père pouvait avoir envie de me connaître. Quelle idiote j’ai été ! Et dire que l’un des vôtres ose prétendre que les enfants nés de loups sont des trésors qu’il faut chérir. J’espère pour les autres que je suis la seule à avoir été rejetée de la sorte. Ah oui, dans l’hypothèse où vous ne le sauriez pas, mon père fait, ou a fait partie je ne sais pas, de la meute de votre père.

Le téléphone qui sonne m’offre un peu de répit. Bon savoir que Charles avertit ouvertement son père qu’il va falloir qu’ils discutent de moi me fait me renfermer un peu. La suite me fait arquer un sourcil. C’est une blague ? Charles veut me confier à la protection d’un loup qui ne souhaite qu’une chose, me sauter à la gorge. Non mais franchement, il ne faut pas être né de la dernière pluie pour savoir qu’on court à la catastrophe. Je ne peux m’empêcher de secouer négativement la tête. Non, ça ne me convient pas, mais certainement pas pour la raison qu’il pense. À moins que Charles n’ait pas songé une fraction de seconde que je puisse encore lui tenir tête. Non par provocation, mais bien parce qu’il me reste encore un minimum de jugeote surtout.

Inutile de me protéger, c’est trop tard pour ça. Sans compter celle qui me traque, la Noire. J’ai un talisman pour me protéger d’elle. Lui non et je n’ai pas envie qu’elle prenne le contrôle d’un loup-garou. -mon regard croise un court instant celui du loup qui s’est vu confié ma garde- Je n’ai rien contre toi, mais je refuse qu’un garou soit en danger à cause de moi, c’est tout.

Et ce n’est pas négociable surtout, même si je ne le dis pas ouvertement. Je ne bouge pas de ma place, me laissant simplement glisser au sol pour me retrouver assise. La nourriture posée sur la table ne m’attire pas, et j’aime autant ne pas être trop proche physiquement des mâles présents.

Si je peux choisir, j’aimerais autant que ce soit Karl qui se charge de moi. Je le connais, je lui fais confiance aussi et il m’accepte comme je suis. Sans compter que le Marrok nous a demandé de faire équipe pour traquer la Noire.

Quitte ou double, mais je sais ne pas aller contre l’avis de Bran. Avec un peu de chance, cela suffira à Charles. Je sais, c’est beau de rêver. Sans compter que répondre de la sorte peut aussi me valoir encore des ennuis avec Charles.




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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Sam 16 Mai - 11:37

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L'amertume perçait les paroles humaines. Charles écoutait et se retint de commenter. Le passé de la jeune femme expliquait simplement ce qu'elle était aujourd'hui. Cela ne justifiait en rien ses positions mais au moins, des explications étaient fournies. Le loup eut l'impression qu'elle crachait sur son père et sur la meute, ce qui ne lui plut absolument pas. Le second avait la maîtrise , un avantage pour empêcher un grognement de franchir pour remettre cette demoiselle en place. Il plongea de nouveau ses yeux dans les siens, aucune animosité n'y transparaissait. Un regard neutre sans rien de plus ni de moins. C'était son rôle et pas ce qu'il pensait.

    Ne condamne pas tout le monde pour les actes de ton père. conseilla-t-il avant de changer de sujet.


L'entrevu prit une autre direction suite à l'appel de son père. Aya refusa immédiatement prétextant la sécurité du loup. Charles grogna mais ne commenta pas plus. Le tour en cuisine avait permis au second de réfléchir mais il n'en dit rien de plus. Il se laissait le temps d'apaiser les tensions dans la pièce. Les loups restaient sur le qui-vive en attendant que leur dominant ne statue sur le sort de la chasseuse. Celle-ci brisa le silence tout en restant à sa place, à distance de tous. Le fils Cornick leva les yeux sur elle et la dévisagea en écoutant sa proposition. Un long silence régna dans la pièce tandis qu'il finissait de préparer son sandwich. Une ambiance d'agacement prolongea sa pensée avant qu'il s'immobilisa.

    C'est ta seule chance et mon unique compromis. Karl est désormais responsable de tes actes et si il arrive quoi que ce soit à la meute par tes faits, tu en répondras devant moi. annonça-t-il.


Charles se leva, téléphona à une personne proche de chez Karl pour le prévenir (il n'avait pas son numéro de téléphone et n'était pas sûr que l'homme en possède un) et salua de la tête les personne présentes. D'un pas aussi décidé, il sortit pour régler d'autres problèmes.

Spoiler:
 


     
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MessageSujet: Re: Life Lesson and fangs [PV Charles Cornick]   Ven 22 Mai - 15:16

Partir, quitter cet endroit, voir même Aspen, voilà la seule chose dont j’ai envie dans l’immédiat. Je sais avoir « taquiner » un peu trop le loup quand il me répond de ne pas condamner tous les loups à cause de mon père. Comme si je ne le savais pas déjà ! Sérieusement, je vais finir par croire qu’il me prend pour la dernière des idiotes. Je préfère ne pas relever, mais sa réflexion me semble déplacée. Ici, c’est moi l’accusée, personne d’autre que je sache. Alors, il vaut mieux qu’il ne s’attarde pas trop sur le principe de justice, sinon je sens que mon calme ne va pas forcément perdurer. Ma situation ne s’arrange pas vraiment quand je refuse son « offre ». Son ordre d’ailleurs. Seulement voilà, je sais avoir raison, que ça plaise ou non. La tension demeure palpable et le silence qui s’installe me met en alerte. Mon regard n’évite pas celui du loup quand il vient le chercher cette fois. J’écoute, gardant pour moi une réflexion acide. De toute façon, quoi qu’il puisse se passer dans l’avenir, ils trouveront bien un moyen de me rendre responsable. Autant dire que mes jours sont comptés désormais dans cette ville. Si j’avais encore un doute avant, je n’en ai plus désormais. Un hochement de tête pour seule réponse, cela m’évite de donner le fond de ma pensée. Il va falloir que je passe voir Karl en quittant la demeure du Marrok, histoire de le mettre au courant de ce qui se passe réellement pour moi depuis quelque temps. Lui, il me comprend, il ne me juge pas. Un grognement me sort de mes pensées, je me relève sans pour autant approcher des loups présents. Charles vient de partir et la situation risque déjà de dégénérer sérieusement.

Pas la peine de me montrer le chemin, je sais où se trouve la sortie.

Sauf que le loup qui devait se charger de moi s’interpose pour m’empêcher de passer. Il me tend un papier dont je me saisis, quelque peu surprise par son action.

En cas de besoin, appelle. Je n’aime pas les Hunters, je ne t’aime pas non plus. Mais le second a parlé. S’il estime que tu dois être protégée, tu le seras.


Je secoue doucement la tête, un peu perplexe tout de même. Je ne peux ignorer qu’il a surtout envie de me sauter à la gorge plutôt que de s’assurer que je reste en vie.

Apprends à éviter les ennuis, ce sera mieux pour tout le monde.

Génial, me voilà avec un autre donneur de leçons.

Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Personne ne peut comprendre. Et ce n’est pas important finalement. Je vais vous laisser entre vous, je sais ne pas être la bienvenue et j’aime autant être loin quand le propriétaire des lieux reviendra.

Mon « protecteur » improvisé me raccompagne à la porte. L’air frais me fait un bien fou. M’éloigner de la tension ambiante aussi.

Les solitaires finissent toujours fous, penses-y. Tous les solitaires, même les humains comme toi, surtout quand ils connaissent l’existence des autres races.

Je m’éloigne rapidement, sans répondre, sans chercher à comprendre pourquoi une telle mise en garde. La seule chose dont j’ai envie, dans l’immédiat, c’est de me retrouver seule, loin de tout, de tous. Mais il me faut rentrer. Et quelque chose me dit qu’expliquer à Evan ma rencontre avec Charles ne va pas être de tout repos...

HRP:
 




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